(1) Le Vouloir divin continue de m’investir. Je sens en moi son Mouvement qui me parle avec tant d’éloquence S’il n’accomplissait pas un miracle pour se faire comprendre, je serais incapable de répéter ce qu’Il dit.

Il s’adapte à mes capacités. Parce que lorsqu’Il parle, sa Parole étant créatrice, Il veut créer le bien qu’Elle contient. Et si je ne pouvais pas Le comprendre,

  • je ne pourrais pas m’approprier ce Bien et moins encore

  • je ne pourrais pas Le donner aux autres comme Propriété du Fiat suprême.

Je me disais alors : « Comment se fait-il que son Mouvement soit Parole ? » Et mon doux Jésus visita ma pauvre âme et, tout Amour, Il me dit :

Bienheureuse fille du Vouloir divin,

  • sache que là où règne ma Volonté avec sa Puissance créatrice, son Mouvement est sa Parole,

Elle parle

  • dans les œuvres,
  • dans les pas,
  • dans l’esprit et
  • dans le souffle

Ma Volonté veut établir son Royaume. Ainsi Elle parle afin de créer sa Vie divine

  • en chacun des actes de la créature.

Par conséquent, il faut la plus grande attention pour entendre où Elle veut commencer son Enseignement.

Par la Puissance de sa Parole, sa Volonté investit

  • l’acte humain,
  • la respiration,
  • le battement de cœur,
  • la pensée et
  • la parole humaine pour former en eux
  • son Œuvre divine,
  • la Respiration, le Battement de cœur, la Pensée et la Parole divine.

Ces actes s’élèvent jusqu’au Ciel . Et ils se présentent devant la Très Sainte Trinité. Notre Divinité les regarde, et que trouvons-Nous ? Nous Nous trouvons

  • Nous-mêmes,
  • notre Vie et même notre Très Sainte Trinité reproduite dans ces actes.

Nous regardons le Prodige de notre Volonté

  • qui a submergé la créature de sa Puissance en faisant d’elle la répétition de notre Vie.

Oh ! combien Nous en sommes heureux et ravis

Car nous trouvons en elle

  • la Sainteté qui Nous ressemble,
  • notre Amour qui Nous aime,
  • l’Intelligence qui Nous comprend,
  • notre Puissance et notre Bonté qui Nous font aimer l’humanité par les liens de notre Douceur.

Nous Nous reconnaissons en elle et Nous trouvons l’Œuvre de la Création

  • comme Nous voulons qu’Elle soit. Un seul de ces actes contient tant de merveilles
  • qu’elles ne trouvent pas suffisamment de place où se mettre, si grande est leur splendeur.

Ce n’est que dans notre Immensité qu’elles trouvent l’espace

  • où demeurer fusionnées avec nos Actes.

Quelle ne sera pas notre Gloire et celle de la créature puisque ses actes, en vertu de notre Fiat, ont leur place parmi les Actes de son Créateur ?

Oh ! Si toutes savaient ce que signifie

  • vivre dans notre Volonté Divine,
  • La laisser régner, elles rivaliseraient entre elles pour
  • en être investies et
  • devenir les répétitrices de la Vie divine !

Mon bien-aimé Jésus a gardé le silence.

Je demeurais immergée dans la Mer du divin Vouloir, comme stupéfaite : Mon Dieu, jusqu’où peut parvenir celle qui vit dans ta Volonté !… Et une foule de pensées, comme autant de voix, me parlaient pour me dire…, Mais je suis incapable de le répéter. Je le serai peut-être lorsque je serai dans la Patrie céleste et que j’en posséderai le langage.

Et mon très grand bien, Jésus, continua :

Ma fille, ne sois pas surprise. Tout est possible dans ma Volonté. L’Amour véritable, lorsqu’Il est parfait, commence par soi-même.

Le vrai modèle est la Très Sainte Trinité.

  • Mon Père céleste s’aimait Soi-même. Dans son Amour, Il généra son Fils.

Il s’aimait Soi-même dans son Fils.

  • Moi, son Fils, Je m’aimais Moi-même dans le Père.
  • De cet Amour procéda le Saint-Esprit.

Par cet Amour de Soi-même le Père céleste généra

  • un seul Amour,
  • une seule Puissance,
  • une seule Sainteté, etc. Il noua l’inséparable union des trois Personnes divines.

Lorsque Nous avons créé la Création,

  • Nous Nous sommes aimés Nous-mêmes. Nous Nous aimions Nous-mêmes
  • en étendant le ciel et
  • en créant le soleil.

C’est l’Amour que Nous avions pour Nous-mêmes

  • qui Nous poussa à créer tant de choses merveilleuses dignes de Nous et inséparables de Nous.

Lorsque Nous avons créé l’homme, l’Amour pour Nous-mêmes est devenu plus intense.

Comme Nous Nous aimions en lui, notre Amour reproduisait notre Vie et notre Image

  • dans les profondeurs de son âme.

On ne peut donner que ce que l’on possède. Notre Amour était parfait. En Nous aimant Nous-mêmes,

  • Nous ne pouvions Nous séparer de ce qui sortait de Nous.

Notre Volonté,

  • en voulant que la créature vive en Elle afin de former notre Royaume, s’aime Elle-même.

S’aimant ainsi, Elle veut donner ce qu’Elle possède.

Notre Volonté est heureuse uniquement

  • lorsqu’Elle forme la répétition de notre Vie et
  • lorsqu’Elle agit dans les actes de la créature.

C’est alors

  • que triomphante et victorieuse, et
  • avec la plus haute gloire et le plus grand honneur pour Nous,

Elle les apporte dans notre Sein divin

  • afin que Nous puissions reconnaître notre Vie dans les actes de la créature qui vit dans notre Volonté.

Tel est le sens de s’aimer Elle-même

  • dans tout ce qu’Elle veut faire et produire : se donner Elle-même afin de former un autre être semblable à Elle-même (Dieu).

Notre Volonté est

  • la Fécondatrice et
  • la Semeuse de notre Vie.

Lorsqu’Elle trouve des âmes disposées,

  • Elle s’aime Elle-même,
  • Elle les féconde de son Amour,
  • Elle sème dans ces âmes ses Actes divins qui, réunis ensemble,
  • forment le grand Prodige de la Vie divine dans la créature.

Par conséquent, abandonne-toi complètement dans ma Volonté. Laisse-La faire de toi tout ce qu’Elle veut. Et Nous serons heureux, toi et Nous.