(1) Je me sens emportée dans les vagues du divin Vouloir

  • qui veulent pénétrer au plus profond de mon âme

  • pour se faire connaître et

  • pour me faire ressentir sa Vie, ses Joies célestes, les biens immenses que la Volonté Divine veut donner à tous ceux qui vivent en Elle.

Mon bien-aimé Jésus semble attendre avec impatience pour continuer à parler du divin Fiat. Toute bonté Il me dit :

(2)Ma bienheureuse fille, Je suis tellement heureux lorsque je vois que l’âme est disposée

  • à m’écouter,
  • à recevoir le grand don apporté par ma Parole.

Je ne parle que si Je vois l’âme bien disposée. En fait, si elle ne l’est pas, ma Parole ne peut pas accorder ce Don qu’Elle-même génère.

Tu dois savoir que

  • plus la créature recherche ma Volonté,
  • plus elle veut La connaître, L’aimer et ne pas La laisser sortir d’aucun de ses actes,
  • plus ma Volonté grandit pour atteindre sa plénitude.

Il suffit d’une petite attention, d’ un soupir, du désir de vouloir sa Vie.

Oh ! combien elle grandit merveilleusement

  • jusqu’à atteindre les hauteurs de la Sphère divine,
  • jusqu’à connaître les Secrets les plus élevés et les plus intimes !

Ma Volonté est Vie, et la Vie ne veut pas s’arrêter. Elle veut continuellement grandir et pour cela elle attend

  • le plus petit acte,
  • la plus petite invitation amoureuse de la créature.

Elle ne veut pas que sa croissance soit forcée Mais Elle désire que ce soit la créature qui désire la croissance continuelle et la plénitude de ma Volonté.

En même temps que ma Volonté, grandissent dans son âme :

  • la Force divine,
  • la Sainteté, la Beauté, le Bonheur, la Connaissance et
  • la Plénitude des Biens innombrables que possède mon divin Fiat.

Tu vois ainsi tout ce que peut signifier

  • un acte additionnel,

  • un soupir,

  • un désir,

  • un appel à ma Volonté.

Cela signifie

  • acquérir davantage de Force divine,
  • c’est être embellie à tel point que Nous en sommes Nous-mêmes ravis. Nous la regardons sans cesse. Nous reconnaissons en elle
  • notre Force et notre Bonté. Combien alors Nous l’aimons !

Nous sommes d’autant plus heureux qu’elle est pour Nous porteuse de nos Joies et de nos Biens.

Devant cette créature notre Amour grandit. Il déborde et Il se déverse sur elle au point

  • de la remplir et
  • de former en elle et autour d’elle un labyrinthe d’Amour impatient, un ardent désir de faire grandir la plénitude de notre Volonté.

Ma fille, il y a une grande différence entre

  • celles qui sont attentives, tous yeux et toutes oreilles, à ma Volonté, et
  • celles qui simplement La veulent, mais sans aucune attention spéciale.

Il semble que celles-là n’ont pas

  • d’yeux pour la voir,
  • de cœur pour l’aimer
  • ni de voix pour l’appeler en toutes choses.

Elles possèdent peut-être ma Volonté en partie. Mais sa Plénitude est bien loin d’elles.

(3) Mon Jésus a ensuite gardé le silence et je restais immergée dans les vagues éternelles du divin Vouloir, si bien que mon pauvre esprit ne savait comment en sortir. J’ai eu envie de dire : « Jésus, c’est assez pour maintenant. Mon esprit ne peut pas contenir tout ce que Tu veux me dire. »

Mon doux Jésus, plaçant sa main sur mon front, poursuivit :

(4) Ma fille, continue à écouter. Vois jusqu’où peut parvenir une âme qui vit dans ma Volonté. Ma Volonté la rend consciente de toutes nos Œuvres.

Notre Être suprême maintient continuellement ses Œuvres en action.

Pour Nous, le passé et l’avenir n’existent pas.

Le Père céleste génère continuellement son Fils. Et entre le Père et le Fils procède le Saint-Esprit.

Telle est la Vie en Nous-mêmes, qui comme le cœur et la respiration forme notre Vie,

  • générant et procédant continuellement. Autrement, il nous manquerait la vie.

De la même manière que la vie manquerait à la créature

  • si son cœur ne battait pas et
  • si elle ne respirait pas continuellement.

Dans cette Génération et Procession continuelle, Nous formons

  • des Joies, des Bonheurs et des Satisfactions immenses et si grandes que Nous sommes incapables de les contenir en Nous-mêmes. Elles débordent et forment la Joie et le Bonheur du Ciel tout entier.

C’est de ces Biens immenses produits

  • par la Génération continuelle du Verbe et
  • par la Procession du Saint-Esprit que sont sorties
  • la somptuosité et la magnificence du moteur de la Création tout entière,
  • la création de l’homme,
  • la Conception de la Vierge immaculée et
  • la descente du Verbe sur la terre.

Tout cela et bien plus encore se reproduit toujours dans notre Être divin,

  • ainsi que le Père génère sans cesse son Fils et
  • que le Saint-Esprit procède. Celle qui vit dans notre Volonté est spectatrice de ces Prodiges divins. Elle reçoit continuellement
  • le Fils généré par le Père, et
  • le Saint-Esprit qui toujours procède.

Oh ! combien de Joies, d’Amour et de Grâces elle reçoit ! Elle Nous donne la Gloire de cette Génération permanente.

Nous générons toujours dans notre Volonté Et elle trouve la Création tout entière en acte.

Nous accordons de droit à cette créature tous les biens de la Création. Elle est la première glorificatrice de tout ce que nous avons créé.

Elle trouve en acte la Vierge conçue,

  • ses Mers d’Amour, toute sa Vie. La Vierge lui donne la possession de tout.

Cette créature prend tout en Nous glorifiant pour le grand Bien que Nous avons fait

  • lorsque nous avons créé cette céleste Créature. Elle trouve en acte la descente du Verbe,
  • sa naissance,
  • ses pleurs,
  • sa vie palpitante et
  • aussi ses souffrances.

Nous lui donnons la possession de tout et elle prend tout. Elle Nous glorifie et elle Nous aime

  • pour toutes les créatures et pour toutes choses.

Dans notre Volonté, la créature peut dire : « Tout est à moi,

  • Dieu Lui-même ainsi que
  • la Volonté Divine. »

Par conséquent, elle ressent le devoir

  • de Nous glorifier et
  • de Nous aimer en chaque chose et en chaque créature.

Il Nous est impossible de ne pas donner à celle qui vit dans notre Volonté

  • ce que Nous avons fait et
  • ce que Nous continuons à faire.

Notre Amour ne le supporterait pas. Il nous ferait souffrir. D’autant plus que Nous ne perdons rien en donnant. Au contraire, Nous Nous sentons plus glorifiés et ravis si la créature vit avec Nous,

  • consciente de toutes nos Œuvres et
  • Les possédant toutes.

Pouvoir dire : « Tout ce qui est à Nous est à toi » constitue notre plus grand Bonheur.

La désunion n’apporte jamais aucun bien : le « tien » et le « mien » brisent l’amour et produisent le malheur.

Dans notre Volonté, la désunion n’existe pas, ni le « tien » et le « mien ». Car tout est en parfaite harmonie.