Je suis entre les bras du divin Vouloir qui mieux qu’une vigilante sentinelle veut

  • non seulement être la Vie de tous les actes, mais pénétrer dans tous les recoins de mon cœur et de mon esprit. Il me rappelle à l’ordre si tout ce qui entre en moi ne fait pas partie du Fiat.

Et mon aimable Jésus rendit visite à ma petite âme pour se faire le Maître qui veut tout enseigner à sa fille, et Il me dit :

Bienheureuse fille de ma Volonté, tu dois savoir que

  • tes réflexions, impressions, oppressions,

  • mélancolies, doutes, petites peurs, entravent

  • les réflexions divines,

  • les saintes impressions,

  • le vol rapide vers le ciel,

  • les joies du vrai bien,

  • la céleste paix.

Ce sont comme autant de détritus jetés dans un lac.

Alors que la créature regarde dans ces eaux limpides

  • comme dans un miroir et
  • pour y voir toute sa personne belle et ordonnée.

Que se passe-t-il alors ? Pendant qu’elle se contemple dans ces eaux limpides,

  • on y jette quelques déchets. L’eau est troublée. Des rides apparaissent à sa surface. Qu’arrive-t-il à la pauvre créature qui se regardait dans ces eaux ?

Les rides qui se sont formées à la surface de l’eau

  • emportent un pied, un bras, une main, une tête, de sorte que la créature se voit toute déformée
  • par les ondulations qui ont troublé la limpidité des eaux

De sorte qu’elle ne voit malheureusement plus son image tout entière

  • à cause de ces quelques débris.

C’est le cas de l’âme créée par Dieu

  • qui mieux qu’une claire fontaine permettait à Dieu de Se voir en elle, et elle-même en Dieu.

À présent, les réflexions, les oppressions, les doutes, les peurs, etc.,

  • sont autant de gravats jetés dans les profondeurs de l’âme.

Et Dieu ne Se voit plus tout entier en elle,

  • mais divisé en petits morceaux, de sorte que la Force, la Joie, la Sainteté et la Paix divines sont divisées.

Cela empêche la créature de savoir

  • qui est Dieu,
  • combien Il l’aime et
  • ce qu’Il attend d’elle.

Ces détritus entravent la marche de la créature et la font boiter,

  • ce qui l’empêche de voler pour se contempler en Celui qui l’a créée.

Ce qui semblait de peu d’importance a maintenant formé

  • la connaissance de Dieu dans la créature,
  • l’Union, la Sainteté, le Regard de Dieu dans la créature et de la créature en Dieu.

On ne peut pas dire que ces gravats soient des petits riens

  • alors qu’il leur manque la solidité et la substance de l’Amour vrai. Ils sont toujours turbides. Et Dieu ne peut plus se voir en eux pour y former son Image.

Par conséquent, sois attentive et recherche toujours ma Volonté.

Jésus a gardé le silence. Et j’ai continué à penser au grand mal

  • que ces réflexions peuvent nous faire. Et mon doux Jésus ajouta :

Ma fille, ce n’est que dans ma Volonté que l’âme

  • parvient au sommet de la plus haute Sainteté et
  • peut renfermer en elle-même un Acte complet, pour autant que cela est possible à une créature
  • de se remplir elle-même de ma Volonté au point
  • de ne laisser en elle aucun vide et
  • de convertir en sa propre nature le Bien qu’Elle fait.

Si elle aime mon Fiat, la vague d’Amour

  • la recouvre tout entière,
  • investit ses fibres les plus intimes,
  • se fait Reine et convertit en nature son Amour dans la créature au point qu’elle en ressentira
  • le Souffle, le Cœur, le Mouvement,
  • les Pas et tout son Etre, de sorte qu’elle ne saura plus faire autre chose qu’aimer.

Cette vague d’Amour

  • s’élève jusqu’au Ciel et
  • monte à l’assaut de son Créateur pour L’aimer toujours

Parce que lorsque le bien et convertit en nature, la créature ressent le besoin de répéter le Bien reçu

  • comme un Acte qui constitue sa Vie.

Si elle adore, elle sentira sa nature changée en adoration de sorte que tout ce qu’elle ressentira se changera en adorations profondes pour son Créateur.

Si elle fait réparation, elle sentira le besoin de retrouver toutes les offenses pour y mettre sa réparation.

Bref, ma Volonté avec sa Force créatrice

  • ne laisse aucun vide et
  • sait convertir en nature tout ce que la créature accomplit en Elle.

Tu vois quelle différence il peut y avoir pour

  • celle qui vit dans ma Volonté et la possède comme une Vie agissante, et
  • celle qui La reconnaît comme une vertu, peut-être dans les circonstances les plus douloureuses de la vie, mais non dans toutes les autres.

Je veux te dire maintenant une autre consolante surprise.

Notre bonheur est si grand lorsque la créature décide

  • de vivre avec une immuable Fermeté dans notre Vouloir,
  • qu’au moment de sa mort, Nous la confirmons dans le Bien où elle se trouve elle-même.

Car tu dois savoir que tout ce qu’elle a fait dans sa vie,

  • ses prières, sa vertu, ses souffrances,
  • ses bonnes œuvres, servent à former notre Vie divine dans son âme.

Pas une âme bienheureuse n’entre dans le Ciel sans posséder cette Vie divine selon le Bien qu’elle aura fait.

Et selon que les âmes auront accompli plus ou moins ma Volonté, elles recevront plus ou moins. Parce que l’âme doit posséder en elle le vrai Bonheur et les vraies Joies.

Si bien que si les âmes mourantes ne sont pas remplies à ras bord

  • avec l’Amour et ma Volonté, Je les confirme bien, mais elles n’entrent pas au Ciel.

Je les envoie au Purgatoire

  • pour remplir ces vides d’Amour de ma Volonté par des souffrances, des angoisses et des soupirs.

Et lorsqu’elles sont

  • entièrement remplies et
  • véritablement transformées en mon Amour et ma Volonté, elles peuvent alors prendre leur envol vers le Ciel.

Quant à celle

  • qui ne veut plus faire sa propre volonté mais seulement la Mienne, Nous n’attendons pas.

Notre Amour nous porte avec une Force irrésistible

  • à la confirmer d’avance dans le bien et
  • à convertir en nature notre Amour et notre Volonté, de sorte qu’elle sentira
  • que mon Amour et mon Vouloir sont en elle. Elle ressentira plus ma Vie que la sienne.

Mais il y a une différence avec celles

  • qui sont confirmées au moment de la mort et
  • qui ne grandiront plus dans le Bien. Leurs mérites sont terminés.

Pour les âmes qui vivent dans ma Volonté,

  • ma Vie grandit toujours,
  • les Mérites ne finissent pas. Elles auront les Mérites divins et elles continueront à M’aimer et à vivre dans ma Volonté.

Ainsi elles Me connaîtront mieux, elles M’aimeront mieux et elles augmenteront leur gloire. Je peux dire que Je cours en chacun de leurs actes

  • pour leur donner mon baiser, mon amour, et
  • pour reconnaître qu’elles sont à Moi. Je leur en donne la valeur et le Mérite comme si Je l’avais fait Moi-même.

Ah ! Tu ne peux pas comprendre

  • ce que Nous ressentons pour la créature qui vit dans notre Vouloir,
  • combien Nous l’aimons et voulons la rendre heureuse en toutes choses.

Parce que c’est en elle

  • que Nous trouvons la réalisation du dessein de la Création,

  • que Nous centrons la gloire que toutes les choses devraient Nous donner. Ainsi notre Volonté accomplie est entièrement Nôtre.