Je me sentais entre les bras du divin Vouloir et je me disais : Il me semble difficile de pouvoir vivre parfaitement en Lui..
La vie est pleine d’obstacles, de souffrances et de circonstances
- dans lesquels nous sommes absorbés.
Son cours rapide nous empêche de courir comme nous le devrions dans ce divin Fiat
- dont le Souffle et le Cœur courent toujours en nous
- pour nous donner la Vie.
Et mon doux Jésus, par pitié pour mon ignorance, toute bonté, me dit :
Ma bienheureuse fille, tu dois savoir que l’intérêt premier de notre Être suprême est
- de vouloir que la créature vive dans notre Volonté. Puisque c’est l’unique raison pour laquelle Nous lui avons donné la vie.
Lorsque Nous voulons quelque chose,
- Nous donnons aussi tous les moyens et toute l’aide nécessaire pour que les créatures soient capables de Nous donner
- ce que Nous voulons qu’elles Nous donnent.
S’il faut pour cela un miracle continuel de notre part, Nous le faisons,
- pourvu que Nous atteignions notre but.
Tu ne sais pas ce que signifie
- un Acte voulu par Nous et accompli dans la créature.
Sa Valeur et la Gloire qu’Il nous donne
- sont si grandes qu’Il en arrive à être une Couronne pour l’Éternel.
La satisfaction qu’Il Nous donne est si grande
- que Nous plaçons notre Être divin à la disposition de la créature afin que notre Acte
- voulu par Nous et
- accompli par elle puisse avoir la Vie.
Première dot que Nous donnons à celle qui veut vivre dans notre Volonté,
- le premier soutien,
- la protection la plus sûre, ce sont les Vérités.
Elles ouvrent la voie. Et, jalouses, Elles se placent en sentinelles fidèles
- autour de celle qui veut vivre dans mon Fiat.
La Lumière de nos Vérités
- qui appartiennent à notre Volonté ne quitte plus cette heureuse créature.
Elle la recouvre, la caresse, la façonne et l’embrasse. Elle lui donne par petites gorgées son intelligence pour se faire comprendre . Elle accompagne la Vie de mon Vouloir qui règne en elle.
Les Vérités qui sortent de notre sein ont pour mission
- d’enclore les âmes dans la Lumière qu’elles possèdent.
Elles gardent les yeux fixés sur les créatures
- qui ne peuvent leur échapper ni se fatiguer d’elles bien que les siècles puissent passer. Elles restent toujours à leur place.
Tu vois par conséquent
-
l’importance de la Dot que Je donnerai à celle qui vivra dans notre Vouloir éternel,
-
toutes les Connaissances que J’ai manifestées en elle,
-
ses immenses Valeurs,
-
ses Mérites,
-
son Amour et
-
l’Amour qu’elle M’a poussé à manifester.
Ce sera la grande dot, l’héritage divin
- que Je donnerai à celles qui voudront vivre dans mon Fiat et
- où elles trouveront l’aide surabondante pour devenir riches et heureuses.
Elles trouveront dans ces Vérités la tendre Mère qui les prendra dans son sein comme de petits enfants
- pour les envelopper de lumière, les nourrir et les faire dormir dans son sein,
- pour les mettre en sécurité,
- pour marcher dans leurs pas,
- pour travailler dans leurs mains,
- pour parler dans leurs voix,
- pour aimer et battre dans leurs cœurs
- pour leur servir de Maîtresse et
- pour leur parler des scènes ravissantes de la Patrie céleste.
Les créatures trouveront dans ces Vérités, celle qui pleure et souffre avec elles, qui sait faire usage même
- de leur souffle,
- des choses les plus petites,
- des petits riens qu’elle changera en conquêtes divines et en valeurs éternelles.
Mon Jésus, tu as raison, mais la faiblesse humaine est si grande que j’ai peur de faire des petites sorties en dehors de ta Volonté.
Et Jésus reprit : Ma fille, les craintes Me déplaisent.
Tu dois savoir que mon Intérêt est si grand, que l’Amour qui Me brûle est si fort pour que l’âme vive dans ma Volonté, que Je fais la promesse
- de tout faire et
- de suppléer pour elle en toutes choses.
Cependant, je fais cela
-
lorsqu’une décision ferme constante a été prise de vivre dans ma Volonté
-
lorsque l’âme fait tout ce qu’elle peut.
Tu devines là un de mes Secrets, ma fille,
- et jusqu’où peut Me conduire mon Amour. Tu pressens ce que Je fais lorsque la créature,
- ébranlée et perdue à cause des souffrances que Moi-même Je dispose, ne sait plus comment suivre les actes de la vie qui règne en elle.
Et Moi, parce que Je ne veux pas que cette vie qui est la Vie, soit brisée, et qu’elle ne soit pas une vertu
- que les créatures accomplissent par intervalles et selon les circonstances, mais une Vie qui demande par nécessité un Acte continuel
Je suis celui qui veille et demeure jalousement en sentinelle
- pour veiller à ce que sa course ne soit pas interrompue. Je fais alors ce qu’elle devrait faire. Remuée par mon Action dans mon Fiat,
- elle revient à elle-même et poursuit sa course dans mon Vouloir.
Et Moi, sans même lui parler de son interruption,
- Je reprends à partir du moment où elle s’est arrêtée de sorte que la Vie de mon Fiat est restée ininterrompue en elle
- parce que J’ai suppléé à tout.
D’autant plus que dans sa volonté, c’est ce qu’elle voulait,
- mais que c’est sa faiblesse qui a causé l’interruption. Tu vois par conséquent
- que Je veux à tout prix que l’on vive dans ma Volonté, et
- que s’il faut pour cela des miracles continuels, Je les fais. Mais as-tu remarqué ma Tendresse, la Force de mon Amour ?
Ayant brisé sa course, Je ne lui en fais pas le reproche. Je ne lui en parle pas
Et si elle remarque qu’elle a manqué en quelque chose, Je l’encourage, Je compatis avec elle
- afin qu’elle ne perde pas confiance
Et, toute Bonté, Je lui dis : ‘N’aie pas peur.’ « J’ai suppléé à tout pour toi et tu seras plus attentive, n’est-ce pas ? »
Et elle, en voyant ma Bonté, L’aime encore plus. Je sais que Je dois donner de Moi-même
- pour que la créature puisse vivre dans ma Volonté Et J’agirai par conséquent comme un Roi
- qui désire grandement que son Royaume soit peuplé. Il fait savoir au monde entier
- que tous ceux qui le veulent peuvent venir dans son Royaume Il veut que l’on sache, afin d’envoyer de l’argent pour le voyage, qu’Il mettra à leur disposition
- une résidence, des vêtements et de la nourriture en abondance.
Le Roi leur promet de leur donner des biens qui les rendront riches et heureux. La Bonté de se Roi sera si grande qu’Il vivra avec son peuple
- qu’Il aime tellement que c’est avec ses Richesses qu’Il les a rachetés de leur vie de misères et de malheurs.
Je ferai connaître au monde entier
- Qui Je suis et
- que Je veux le peuple de mon Vouloir divin .
Pourvu qu’ils Me donnent leur nom et qu’ils Me fassent savoir qu’ils veulent venir dans mon Royaume, Je leur donnerai tous les Biens.
Le malheur n’aura plus de place en aucune créature. Chacune possédera son Royaume Elle sera reine d’elle-même et partagera la VIe avec son Créateur. Je Me montrerai si généreux que toutes en seront ravies. Ma fille, oh ! combien Je désire la Vie de la créature dans ma Volonté.
Prie et soupire avec Moi. Et il te sera doux de donner ta vie pour un Royaume si saint.