Je continue mon abandon dans le Fiat.

Mon pauvre esprit nage dans la Mer divine et comprend les célestes arcanes Mais je ne sais comment les répéter, car il n’y a pas de mots ici-bas pour cela. Lorsque je suis dans cette Mer divine et que je regarde son Immensité, il n’y a pas d’êtres ou de choses qui puissent Lui échapper. Tous les êtres et toutes les choses forment leur vie et la reçoivent dans le divin Vouloir. Mais que peut prendre la créature de cette Immensité ?

À peine quelques gouttes tant elle est petite. En prenant les gouttes, elle n’est pas capable de sortir de cette Immensité.

Elle La sent courir

  • intérieurement et extérieurement,
  • à sa droite et à sa gauche,
  • partout, incapable même pour un instant de se débarrasser d’Elle. Oh ! Divine Volonté, combien Tu es admirable !

Tu es tout à moi, Tu m’élèves en Toi. Je te trouve partout. Tu m’aimes toujours jusqu’à former la Vie de ma vie.

Mon esprit était perdu dans cette Mer lorsque mon doux Jésus, toute bonté, sortit de cette Mer. Il s’approchait de moi, et Il me dit :

Fille de mon Vouloir, tu as vu que l’Immensité de mon Fiat est inatteignable. Aucun esprit créé, peu importe sa sainteté, ne peut

  • L’embrasser et
  • voir où finissent ses limites. Tous ont une place en Lui.

Chaque créature possède son petit champ

  • dans l’immensité de ma Divine Volonté.

Mais qui travaille ce petit champ assigné à la créature ? Celle qui vit dans ma Volonté. Parce qu’ Elle prend la créature dans son sein.

Elle la met au travail, unie à l’œuvre qu’Elle veut accomplir

  • dans le tout petit champ qui a été donné à la créature dans ma Volonté.

Elle possède sa Force créatrice. Ainsi ce que la créature pourrait faire durant un siècle, elle le fait en une heure avec ma Volonté. Ainsi en une heure elle peut acquérir un siècle

  • d’amour,
  • de travaux,
  • de sacrifices,
  • de connaissances divines,
  • de profondes adorations.

Et après le travail, ma Volonté appelle l’âme au repos afin de se reposer et de se féliciter mutuellement.

Ensuite en voyant la beauté du petit champ, la joie qu’elle ressent, afin de se féliciter l’une l’autre davantage, elles retournent au travail. C’est une alternance de travail et de repos.

Car parmi les si nombreuses qualités que possède la Divine Volonté, il y a l’attitude du mouvement continu.

Elle n’est pas oisive. À chaque chose créée, Elle a donné son œuvre continue

  • afin de se glorifier et de faire du bien à tous.

Dans ma Volonté, l’oisiveté n’existe pas. En Elle tout est travail.

Si elle aime c’est un travail, si elle s’occupe à connaître, c’est un travail, si elle adore, si elle souffre, si elle prie, c’est un travail

  • et un travail divin et non pas humain.

Ce travail se convertit en argent d’une valeur infinie,

  • qu’elle peut acquérir pour agrandir leur petit champ.

Ma fille, tu dois savoir que c’est ma Volonté absolue que la créature fasse ma Volonté.

Combien il me tarde de La voir régner et travailler en elle,

combien Je veux l’entendre dire : « la Volonté de Dieu est la mienne,

  • ce que Dieu veut, je le veux .
  • ce que Dieu fait, je le fais. »

Comme c’est ma Volonté qui vit en elle, Elle doit lui donner les moyens et l’aide nécessaire. Et voilà mon Humanité qui se met à la disposition de la créature dans le tout petit champ de l’immensité de ma Volonté assignée à la créature,

afin que Je puisse démontrer

  • ma Force pour soutenir sa faiblesse,
  • mes Souffrances pour l’aider dans les siennes,
  • mon Amour pour cacher le sien dans le mien,
  • ma Sainteté pour la recouvrir,
  • ma Vie pour la soutenir et lui fournir le modèle.

Bref, ma Divine Volonté doit trouver autant de Jésus que de créatures qui veulent vivre de ma Volonté.

Alors, ma Volonté ne trouvera plus d’obstacles parce que les créatures

  • seront cachées en Moi et
  • auront la volonté de faire plus de choses avec Moi qu’avec elles-mêmes.

Et les créatures trouveront toute l’aide nécessaire en surabondance pour vivre de ma Volonté.

Il en est toujours ainsi avec Dieu lorsqu’Il veut quelque chose : Il donne tout ce qui est nécessaire

  • pour que ce qu’Il veut puisse arriver.

C’est pourquoi J’aime que les créatures savent ce que Je mets à la disposition de celles qui veulent vivre de ma Volonté.

Elles trouveront ma Vie

  • qui leur fournira tout ce qui est nécessaire pour les faire vivre dans la Mer de mon Vouloir divin

Sinon, leur petit champ dans mon Immensité restera sans travail.

  • par conséquent sans fruits, sans bonheur et sans joie. Elles seront comme celles qui vivent sous le soleil sans jamais rien faire. Et le soleil ne servira qu’à les brûler et à leur donner une soif ardente,
  • au point d’avoir l’impression de mourir.

Toutes les créatures, en raison de la création,

  • se trouvent dans cette Immensité. Mais si leur volonté ne travaille pas avec la Mienne, elles vivent seules.

Elles sentiront tous les Biens brûler. Et elles seront assoiffées par

  • les passions du péché et
  • les faiblesses qui les tourmenteront.

C’est pourquoi il n’y a pas de mal plus grand que de ne pas vivre de ma Volonté.

Après quoi je poursuivis ma ronde dans les Actes accomplis par la Divine Volonté dans la Création.

J’arrivai à la Conception de la très Sainte Vierge.

Mon doux Jésus m’arrêta et Il me dit :

Ma fille, le plus grand Prodige de la Création est la Vierge. Le Vouloir divin subjugua son vouloir humain

  • dès le premier instant de sa Conception. Et le vouloir de cette Sainte Créature subjugua le divin Fiat.

L’Un faisait la conquête de l’autre. Ils étaient gagnants tous les deux. Le Vouloir divin entra en Roi dominant dans son vouloir humain. Les chaînes de ce grand Prodige divin

  • commencèrent dans cette sublime créature.

La Force incréée se déversa dans la force créée, de telle sorte qu’elle pouvait soutenir toute la Création

  • comme si elle n’était qu’un fétu de paille.

Toutes les choses créées ressentaient la Force créée dans la Force incréée

  • qui les soutenait et contribuait à leur conservation. Combien elles se sentaient honorées et heureuses
  • parce qu’une Force créée coulait en toutes choses comme leur Reine afin de les soutenir et de les conserver.

Sa Force était telle qu’elle régnait sur tous et même sur son Créateur. Elle était invincible. Car avec la Force du divin Fiat elle conquérait tous et toutes choses.

Tous se laissaient conquérir par cette Impératrice divine parce qu’elle possédait une Force puissante et ravissante à laquelle personne ne pouvait résister. Les démons eux-mêmes se sentaient affaiblis. Et ils ne savaient où se cacher de cette force insurmontable.

Tout l’Être Suprême coulait dans cette volonté créée

  • qui avait été subjuguée par la Volonté Divine. L’ Amour infini se déversait dans l’amour fini. Tous et toutes choses se sentaient aimés par cette sainte créature. Son amour était si grand que mieux que l’air elle se faisait respirer par tous.

De sorte que cette Reine d’Amour ressentait le besoin d’aimer toutes les créatures en Mère et Reine de toutes.

Elle était revêtue de notre Beauté

  • jusqu’à posséder la Force, l’Amour, la Bonté, la Grâce ravissante qui la faisait aimer par tous,
  • même par les choses qui ne possèdent pas la raison.

De sorte qu’il n’y avait pas un acte, une prière, une adoration, une réparation

  • qui n’emplissait le Ciel et la terre. Elle maîtrisait toutes choses. Et son amour et tout ce qu’elle faisait s’écoulait
  • dans le ciel, dans le soleil, dans le vent, en toutes choses.

Notre Être Suprême se sentait aimé et adoré dans toutes les choses créées,

  • par cette sainte créature. Une vie nouvelle s’écoulait en toutes choses. Elle Nous aimait pour tous et Nous faisait aimer par tous.

La Volonté incréée avait eu la place d’honneur dans la volonté créée. Elle était capable de faire toutes choses, de Nous donner l’échange,

  • à la disposition de qui Nous avions mis toute la Création.

Avec la Conception de cette grande Reine,

  • la vraie vie de Dieu commença dans la créature et
  • la vie de la créature en Dieu.

Oh ! les échanges d’Amour, de Courage, de Beauté, de Lumière

  • entre l’une et l’autre ! Les Prodiges qui alternaient en elle étaient par conséquent continus et inouïs. Les Cieux et la terre étaient stupéfaits.

Les Anges demeuraient ravis

  • devant l’Œuvre de ma Volonté Divine dans la créature.

Ma fille, en vivant dans le Vouloir divin, cette Grande Dame se sentit de fait

  • Reine de tous et de toutes choses et
  • également Reine du Grand Roi divin, si bien qu’elle forma la porte du Ciel pour faire descendre le Verbe éternel. Elle prépara le chemin et la chambre de son sein où Il ferait sa demeure. Et dans l’enthousiasme de son Amour elle Me dit : Descends, ô Verbe éternel, Tu trouveras en moi
  • ton Ciel, tes Joies,
  • cette même Volonté qui règne dans les Trois Personnes divines.

Mais elle forma aussi la porte et le chemin

  • permettant aux âmes d’accéder à la Patrie céleste. Et c’est seulement parce que la Vierge
  • a vécu sur terre de la Divine Volonté comme si elle vivait au Ciel que les bienheureux ont pu
  • entrer dans les célestes régions et
  • jouir de ses délices.

Parce que la céleste Mère les tenait cachés

  • dans sa gloire et
  • dans tous les Actes qu’elle accomplit dans la Divine Volonté Ainsi les bienheureux ressentent dans leurs Joies,
  • l’Amour, les Œuvres, la Puissance de cette Mère et Reine qui les rend heureux.

Qu’est-ce que peut faire ma Volonté ?

  • Tous les biens possibles et imaginables.

Dans la créature où Elle règne, Elle donne une puissance qui en arrive à dire :

« Fais ce que tu veux, commande, prends, donne. Je ne te refuserai jamais rien Ta force est irrésistible, ton pouvoir Me rend faible. Je remets tout entre ses mains, parce qu’elle agit en Maîtresse et Reine.

Tu dois savoir que cette sainte créature ressentit dès sa Conception la palpitation de mon Fiat en elle.

Elle M’aima avec chaque battement de son cœur. Et la Divinité redoublait d’Amour avec chaque battement de cœur.

Elle sentait dans son souffle celui du Vouloir . divin Elle Nous aimait en chaque souffle Et Nous la payions de retour avec notre Amour

  • redoublé en chacun de ses souffles.

Elle sentait le mouvement du Fiat dans ses mains,

  • dans ses pas, dans ses pieds Elle ressentait dans tout son être la Vie du Vouloir divin .

Elle Nous aimait en toutes choses, pour elle-même et pour tous. Et Nous l’aimions toujours et à chaque instant.

Notre Amour courait comme un torrent rapide. Elle Nous gardait toujours attentifs et en fête

  • afin de recevoir son amour et de lui donner le Nôtre.

Si bien qu’elle en arriva

  • à couvrir tous les péchés et toutes les créatures de notre Amour. C’est pourquoi notre Justice restait désarmée par cette invincible amante.

Nous pouvons dire qu’elle faisait de notre Être suprême ce qu’elle voulait. Oh ! comme Je voudrais que chacun puisse comprendre ce que signifie vivre dans le divin Vouloir,

  • afin de pouvoir rendre tout le monde heureux et saint.