Je subis la privation de mon doux Jésus et je me sens accablée

  • comme si ma vie voulait s’arrêter. Mais le Vouloir divin triomphe de mon petit être en se levant dans mon âme Il m’appelle à vivre ma journée dans sa Volonté.

J’ai l’impression

  • que lorsque je me sens mourir sans mourir, Il forme sa victoire et son triomphe,
  • que sa Vie surgit plus belle par-dessus ma volonté mourante,

pleine de Majesté et d’un Amour redoublé. Oh ! Volonté Divine, combien Tu m’aimes ! Tu me fais ressentir la mort afin de mieux centraliser ta Vie en moi.

Après quoi je continuai ma journée dans ses Actes divins.

Arrivée à l’Incarnation du Verbe l’Amour était si grand

  • que je me sentais brûlée et consumée dans ses flammes divines.

Jésus, mon très grand bien, noyé dans ses flammes d’Amour, me dit :

Ma bienheureuse fille, En M’incarnant dans le sein de ma céleste Mère,

  • mon Amour était si grand que le Ciel et la terre ne pouvaient pas Le contenir. L’Acte de mon Incarnation s’est produit en un Acte unique
  • d’Amour si intense, si fort et si grand, qu’il était plus que suffisant pour brûler d’Amour toutes choses.

Tu dois savoir qu’avant de M’incarner, mon céleste Père regarda en Lui-même. Incapable de contenir l’enthousiasme de son Amour,

  • Il déversa des mers et des torrents d’Amour. Dans cet enthousiasme d’Amour, Il regarda son Fils. Je me retrouvai dans ces mêmes flammes d’Amour. Et Je Me commandai à Moi-même de pouvoir M’incarner.

C’est cela que Je voulais. Dans un élan d’Amour, sans quitter mon Père ni le Saint-Esprit, le grand prodige de l’Incarnation s’est produit.

Je restai avec mon Père

  • tout en descendant en même temps dans le sein de ma Mère.

Les Trois Personnes Divines étaient inséparables. Et par conséquent Je pouvais dire : Je restai au Ciel et Je descendis sur terre. Le Père et le Saint-Esprit sont descendus avec Moi sur terre Et Ils restaient au Ciel.

Il y avait dans cet Acte si grand de notre Être divin un tel débordement d’Amour que

  • les Cieux en demeuraient stupéfaits et
  • les Anges étaient surpris et muets, tous blessés dans nos flammes d’Amour.

L’Incarnation n’était rien d’autre qu’un Acte de notre Volonté Divine.

Y a-t-il une chose que notre Volonté ne puisse faire ? Par sa Puissance et son Amour infini,

Elle parvient même à opérer ce prodige inouï, encore inconnu,

  • de Nous faire demeurer au Ciel et
  • de descendre dans la prison du sein maternel. C’est ce que voulait notre Volonté, et c’est ce qui Il fut.

Ma fille, chaque fois que l’âme veut faire notre Volonté, mon Père céleste

  • regarde premièrement en Lui-même,
  • appelle en conseil la sacro-sainte Trinité afin de remplir cet Acte de notre Volonté de tous les biens possibles et imaginables. Il La fait ensuite sortir de Lui-même,et Il fait investir la créature par cette Volonté
  • agissante, communicante et transformante.

Et tout comme dans l’Incarnation , les Trois Personnes divines

  • sont restées au Ciel et
  • sont descendues dans le sein de la Vierge immaculée,

Ma Volonté, par sa Puissance,

  • transporte avec Elle dans son acte coopératif la Trinité divine dans la créature
  • et La laisse au Ciel. Elle forme alors dans la volonté humaine son Acte divin.

Qui pourra dire les merveilles encloses dans cet Acte de notre Volonté ?

Notre Amour s’élève et se diffuse au point de ne plus trouver où se mettre. Lorsqu’Il a tout rempli, Il se retire en notre Source. Et notre Sainteté se sent honorée par l’Acte divin de notre Volonté

  • à l’œuvre dans la créature Elle se répand en Grâces surprenantes
  • afin de communiquer sa Sainteté à toutes les créatures.

Ce sont des Prodiges inimaginables que ma Volonté accomplit lorsque la créature L’appelle à travailler en elle.

Par conséquent, fais tout disparaître dans ma Volonté. Nous mettrons tout en ton pouvoir. Et tu seras capable de tout Nous donner, même Nous-mêmes.

Après quoi je sentais ma petite intelligence si remplie de la Volonté Divine, qu’elle ne pouvait La contenir. Je poursuivis ma ronde dans ses Actes divins. J’arrivai à l’Acte la Reine immaculée fut conçue.

Je comprenais comment l’Être suprême,

  • avant de l’appeler à la vie, déversa en elle tant d’Amour, qu’elle
  • ressentait le besoin d’aimer son Créateur et
  • avait en elle-même cet Amour qu’elle exprimait.

J’étais surprise et mon bien-aimé Jésus ajouta :

Ma fille, ne sois pas surprise. Lorsque Nous donnons le jour à une créature,

  • en la créant, Nous lui accordons toujours une dose d’Amour.

Nous lui accordons ainsi sa part de notre Substance divine. Selon les desseins que Nous formons sur elle,

  • Nous augmentons la dose de notre Amour. Bien que chaque créature possède en elle-même une particule de la Substance de l’Amour divin.

Autrement, comment pourrait-elle Nous aimer si Nous n’avions pas donné ce qui vient de Nous pour Nous faire aimer ?

Ce serait demander à quelqu’un ce qu’il ne possède pas. Nous savons déjà que la créature ne possède rien par elle-même.

Par conséquent, Nous devons enclore comme en un sanctuaire

  • notre Amour et notre Volonté pour lui demander de Nous aimer et de faire notre Vouloir.

Et si nous le demandons, c’est parce que nous savons

  • qu’elle a en son pouvoir notre Amour et notre Vouloir , que Nous avons Nous-mêmes placés dans les profondeurs de son âme.

Si la créature Nous aime, cette dose de notre amour

  • surgit, est magnifiée. Et la créature ressent le besoin
  • de Nous aimer plus puissamment et
  • de vivre de la Volonté de son Créateur.

Si elle ne Nous aime pas, cet Amour ne grandit pas. Et les faiblesses humaines, les passions, forment la cendre de notre Amour, au point que la créature en arrive à ne plus ressentir le besoin de Nous aimer.

La cendre a recouvert et étouffé notre Feu divin. Bien que le feu existe, elle ne le sent pas.

Alors que chaque fois que la créature Nous aime,

  • elle ne fait rien d’autre que souffler pour chasser la cendre afin de sentir le feu qui brûle en son sein. Ce feu deviendra si grand
  • qu’elle ne sera plus capable de vivre sans Nous aimer.

Ma fille, dès le premier instant de sa Conception, la Reine immaculée, sentait en elle

  • l’Amour de son Créateur et notre Volonté agissante, plus que sa propre vie. Elle Nous aimait tellement
  • qu’elle ne perdait pas un seul instant sans Nous aimer.

Elle magnifiait ainsi cette dose d’Amour au point

  • de pouvoir Nous aimer pour toutes les créatures,
  • de donner de l’Amour à toutes, et
  • d’aimer chacune d’elle toujours et sans jamais cesser.

Tu dois savoir que notre Amour est si grand

  • qu’en plaçant cette dose d’Amour dans la créature Nous mettons en elle une semence de Bonheur.

Car le vrai Bonheur doit occuper son poste royal dans l’âme. Le bonheur qui ne réside pas dans l’âme

  • ne peut pas être appelé un bonheur véritable.

C’est un vent impétueux qui

  • remplit la pauvre créature d’amertume,
  • se disperse bientôt en laissant des traces converties en épines qui la rendent amère.

Il n’en est pas ainsi pour le Bonheur que Nous plaçons à l’intérieur de l’âme. Il est durable et grandit toujours. Il se félicite et il Nous félicite.

La créature qui n’aime pas ne peut jamais être heureuse.

Celle qui n’aime pas

  • ne peut jamais avoir aucun dessein ni aucun intérêt pour achever une œuvre
  • ni sentir l’héroïsme de faire du bien à quelqu’un

Le sacrifice qui donne à l’Amour les plus merveilleuses teintes

  • n’existe pas pour elle.

C’est pourquoi la très Sainte Vierge possédait la mer de Bonheur Car elle avait autant de Vies d’Amour que de créatures existantes.

De plus, en ne faisant jamais sa volonté et toujours la Mienne,

  • elle formait autant de Vies de ma Volonté en elle. Elle peut donner à chaque créature
  • une Vie d’Amour et une Vie de Vouloir divin.

Il est donc juste qu’elle soit Reine de l’Amour et Reine de la Volonté suprême.

C’est pourquoi la Reine souveraine aime et désire avec ardeur faire sortir ces Vies

  • pour les déposer dans les créatures et
  • pour former le Royaume de pur Amour et le Royaume de notre Volonté.

Elle atteindra ainsi

  • le point culminant d’Amour pour son Créateur, et
  • le point culminant d’Amour et de bienfaits pour les créatures.