Je faisais ma ronde dans les Actes de la Volonté Divine. Arrivée à l’Acte de la création de la Vierge immaculée par le Fiat omnipotent, je m’arrêtai.

Oh ! quelle surprise de prodiges inouïs. L’enchantement du Ciel, du soleil et de toute la Création ne peuvent s’y comparer et, Oh ! combien ils demeurent inférieurs à la Reine souveraine. Et mon doux Jésus, me voyant si surprise, me dit :

Ma bienheureuse fille, tu dois savoir qu’il n’y a pas de beauté, de valeur ou de prodiges

  • qui puissent se comparer à la Conception Immaculée de cette céleste Créature.

Mon Fiat omnipotent a fait d’elle une nouvelle Création,

  • ô combien plus belle, plus prodigieuse que la première.

Mon divin Vouloir n’a ni commencement ni fin. Le plus grand Prodige était

  • que cette Créature puisse renaître, non pas une seule fois,
  • mais qu’elle grandisse à chaque instant, à chaque acte et à chaque prière. Dans cette croissance ma Volonté multipliait ses prodiges à l’infini.

Nous avons créé l’Univers de façon admirable. Nous le maintenons sous l’Empire de notre Acte Créateur et Conservateur, sans rien Lui ajouter. Mais dans cette Vierge, Nous maintenons l’Acte

  • de création, de conservation et de croissance.

C’est le prodige des prodiges. La vie de notre Vouloir renaissait en elle. Sa croissance continuait en chacun de ses actes.

Notre Fiat, afin de renaître en elle,

  • s’est prononcé Lui-même dans l’Acte de sa Conception.

Et la somptuosité, la sublimité, la hauteur, l’immensité et la puissance de notre Acte étaient si grandes qu’Il prenait tout le monde dans le filet de son Amour, sans rejeter personne.

Tout le monde peut prendre le bien que possède notre Fiat, hormis ceux qui pourraient ne pas le vouloir.

Notre Divinité, en voyant renaître notre Volonté dans cette sainte Créature lui partageait ses Droits divins,

de sorte qu’elle était maîtresse

  • de notre Amour,
  • de notre Puissance,
  • de notre Sagesse et
  • de notre Bonté, et Reine de notre Fiat. Elle Nous ravissait par l’Acte continuel de notre Vouloir. Elle Nous aimait tellement qu’elle en arrivait à Nous aimer pour tous. Elle couvrait toutes les créatures. Elle les cachait dans son Amour et Elle nous faisait ressentir l’écho de l’amour de tous et de chacun.

Oh ! combien Nous Nous sentons liés et emprisonnés

  • par l’Amour de cette très Sainte Vierge. D’autant plus qu’elle Nous aimait, Nous adorait, Nous priait et agissait avec l’Acte continuel de croissance de notre Fiat qu’elle possédait. Elle avait en elle-même son Créateur.

Lorsqu’elle Nous aimait ainsi, Nous Nous sentions absorbés en elle sans être capables de lui résister Car sa puissance était si grande qu’elle

  • Nous dominait et enfermait en elle-même notre très Sainte Trinité.

Nous l’aimions tellement que nous la laissions faire ce qu’elle voulait. Qui aurait eu le cœur de lui refuser quoi que ce soit ?

Nous étions heureux de la satisfaire

  • parce qu’une âme qui Nous aime est notre bonheur,
  • parce que Nous ressentions l’écho et la joie de son Bonheur.

La créature qui possède la Vie de notre Volonté est tout pour Nous.

C’est le grand prodige de celle qui possède la Vie de notre Volonté

  • que de participer au Droit divin. La créature sent alors que son amour ne finit jamais Cet Amour est si grand qu’elle peut aimer pour tous et donner à tous de l’amour Car son Acte continuel de croissance ne dit jamais à sa sainteté que cela suffit.

D’autant plus que la Reine souveraine qui possède la Vie de notre Volonté peut

  • toujours Nous donner,
  • toujours Nous parler,
  • toujours Nous tenir occupés

Nous avons toujours à lui donner et à lui communiquer nos secrets amoureux, si bien que Nous ne faisons jamais rien sans elle.

C’est en elle d’abord que Nous les faisons sentir, puis Nous les déposons dans son Cœur maternel. C’est de ce Cœur qu’ils descendent dans l’heureuse créature

  • qui doit recevoir ce Bien.

De sorte

  • qu’il n’y a pas de grâce qui descende sur la terre,
  • il n’y a pas de sainteté qui soit formée ni de pécheur qui se convertisse,
  • il n’y a pas d’amour qui descende de notre Trône qui n’aient d’abord été déposés dans son Cœur de mère
  • qui forme la maturation de ce bien, le féconde de son Amour.

Elle l’enrichit de ses grâces . Si nécessaire, avec la vertu de ses souffrances,

  • elle le dépose dans la créature qui doit le recevoir.

Si bien que celle qui le reçoit ressent

  • la divine Paternité et
  • la Maternité de sa Mère céleste. Nous pouvons le faire sans elle, mais Nous ne le voulons pas. Qui aurait le cœur de la mettre de côté ?

Notre Amour, notre Sagesse infinie, notre Fiat Lui-même Nous l’imposent, et ne Nous laissent rien faire qui ne descende d’abord à travers elle.

Tu vois par conséquent jusqu’où va notre Amour pour celle qui vit de la Volonté Divine-jusqu’à ne rien vouloir faire sans elle.

Elle est l’harmonie de notre Sagesse infinie qui tourne toujours autour de Nous

  • comme tourne la Création de l’univers En tournant, ils fécondent la terre et maintiennent la vie naturelle
  • de toutes les créatures.

Ainsi, cette Création nouvelle de la Conception de la Dame immaculée

  • tourne toujours autour de Dieu. Et Dieu tourne toujours autour d’elle. Ils maintiennent la fécondité du bien. Ils forment la sainteté des âmes et le rappel des créatures vers Dieu.