(1)Je retourne toujours dans la mer interminable de la Divine Volonté pour y prendre ses gouttes qui nourrissent, conserve et font grandir sa Vie

  • que je sens en moi.

De sorte que chacune de ses Vérités est un repas céleste et divin

  • que Jésus me donne pour me nourrir.

Chaque Vérité du Fiat suprême est une partie du Ciel qui descend en moi

  • pour m’entourer et
  • pour attendre que j’accomplisse mes actes pour les porter dans la céleste Patrie.

J’étais dans sa divine Lumière. Alors mon bien-aimé Jésus m’a refait sa petite visite. Il m’a dit :

(2) Ma bienheureuse fille, le Ciel est toujours ouvert pour celle qui vit dans ma Volonté. Elle se penche et fait avec la créature ce qu’elle est en train de faire. Elles aiment, travaillent, prient et réparent ensemble.

Ma Volonté aime tellement ces actes accomplis ensemble

  • qu’Elle ne les laisse pas dans les profondeurs de la terre, mais qu’Elle les apporte jusque dans le Séjour céleste
  • pour le mettre à leur poste royal, telles des conquêtes faites dans le bas monde
  • qui Lui appartient comme à sa créature bien-aimée. Ce qui est fait dans mon Vouloir appartient au Ciel.

La terre n’est pas digne de le posséder. Combien grandes sont la sécurité et le bonheur que la créature acquiert en pensant

  • que ses actes sont tous au pouvoir du divin Fiat,
  • qu’ils se trouvent au Ciel comme étant sa propriété non pas humaine, mais divine,
  • et qu’ils attendent celle dont ils veulent former la cour et la couronne de gloire.

L’amour, la jalousie et l’identification de ma Volonté avec ces Actes sont si grands qu’Elle ne veut même pas les laisser dans la créature.

Mais Elle les conserve en Elle-même

  • comme partie de sa Vie et de la créature afin d’en profiter et d’avoir le plaisir d’être aimée, et
  • comme une avance de la gloire qu’Elle lui donnera dans la céleste Patrie.

Ces actes accomplis dans ma Volonté

  • racontent l’histoire d’Amour entre le Créateur et la créature

Il n’est pas de plus grand plaisir que d’entendre raconter

  • combien J’ai aimé,
  • combien mon Amour en arrive à des excès, jusqu’à M’abaisser Moi-même, à vouloir faire avec elle ce que fait la créature.

De plus, la créature Me dit son amour, et qu’elle a reçu mon Acte en elle-même. Un amour réciproque se forme entre les deux et les rend heureux.

Oh ! comme il est beau de voir

  • qu’alors que la créature est toujours en exil,
  • ses actes sont au Ciel comme mes Conquêtes que J’ai faites dans la volonté humaine.

Ils prennent chacun leur office,

  • certains pour M ‘aimer comme Je sais aimer,
  • d’autres pour M’adorer d’une adoration divine, et
  • d’autres encore forment pour Moi une musique céleste pour M’exalter, Me louer et Me remercier du grand Prodige de l’ Œuvre de ma Volonté. Par conséquent, sois attentive et qu’il n’y ait rien où tu ne M’appelles afin que ce que tu fais
  • soit toujours animé par ma Divine Volonté.

(3) Je continuai à penser au Fiat suprême. Des milliers de pensées envahissaient mon esprit. Mon aimable Jésus ajouta :

(4) Ma fille, la créature a été créée par Nous et rien que pour Nous. C’est par conséquent son devoir sacro-saint

  • qu’en chacun de ses actes elle appelle Celui qui l’a créée pour Lui donner dans cet acte l’empire et la place royale qui Lui sont dus.

L’acte de la créature reçoit ainsi l’Honneur

  • de posséder la Force et la Lumière d’un Acte divin.

C’est notre Volonté que cet acte de la créature devrait être rempli de notre Être divin. Si elle ne l’est pas, la créature Nous refuse un droit. Elle nous place alors en dehors de ses actes qui restent

  • des actes humains, sans Force et sans Lumière divine,
  • dans une obscurité si dense que son intelligence peine à faire quelques pas dans ces ombres noires,

C’est le juste retour pour celle

  • qui peut avoir de la Lumière, mais n’allume pas,
  • qui peut accéder à la Force, mais ne L’appelle pas, et qui, tout en se servant de l’Acte et de l’ Œuvre conservatrice et actrice de Dieu, L’exclut de cet acte.

Or, Nous avons décrété qu’aucune âme n’entre au Ciel

  • si elle n’est pas emplie à ras bord de notre Volonté et de notre Amour. Il suffit, en effet, qu’elle en manque un tout petit peu,
  • pour que le Ciel ne s’ouvre pas pour elle.

Voilà la nécessité du Purgatoire. afin qu’elle se vide, à travers les peines et le feu, de tout ce qui est humain quelle s’emplisse

  • de désirs, de soupirs, de martyres, de pur Amour et
  • de Divine Volonté, pour pouvoir entrer dans la patrie céleste,
  • de façon à remplir les conditions permettant d’être admise dans la Demeure céleste.

Par contre, si les créatures faisaient tout cela sur terre,

  • en appelant notre Vie dans leurs actes, chacun d’eux serait une nouvelle Gloire et une Beauté supplémentaire,
  • étant scellés par l’ Œuvre du Créateur.

Oh ! Avec combien d’Amour Nous recevons et retrouvons ces âmes, qui ont laissé la place à l’Acte divin dans les leurs.

Parce que Nous Nous reconnaissons en elles et elles en Nous D’où, il y a une telle Félicité de part et d’autre,

  • que le Ciel tout entier est émerveillé en voyant quelles Joies, Gloires et Béatitudes l’Entité Suprême
  • déverse sur ces chanceuses créatures.

Par conséquent, Je te veux toujours dans ma Volonté et dans mon Amour,

  • afin que l’Amour brûle tout ce qui ne M’appartient pas et que ma Volonté, avec son pinceau de Lumière, forme notre Acte dans le tien.”