(1) Je reviens toujours dans le céleste héritage du divin Fiat. Chacun de mes actes semble me faire retourner

  • dans les bras de mon Père céleste. Pour y faire quoi ? Pour recevoir
  • un regard, un baiser,
  • une caresse, un petit mot d’amour,
  • une connaissance de plus sur son Être suprême afin de pouvoir mieux L’aimer

Pas seulement pour recevoir, mais aussi pour Lui donner l’échange de sa paternelle Tendresse. Dans le divin Vouloir, Dieu développe sa Paternité avec un tendre et indescriptible Amour

  • comme s’Il attendait Lui-même la créature pour la bercer dans ses bras et lui dire :

« Sache que Je suis ton Père et que tu es ma fille. Oh ! combien J’aime la couronne de mes enfants autour de Moi. Je suis plus heureux lorsqu’ils M’entourent. » Je sens que je suis Père et il n’y a pas de plus grand bonheur

  • que de posséder un grand nombre d’enfants qui témoignent de l’Amour de leur Père. »

Et la créature qui entre dans le divin Vouloir ne fait rien d’autre que d’être une fille pour son Père.

Mais lorsqu’elle est à l’extérieur du divin Vouloir, les droits de Paternité et de progéniture cessent.

Mon esprit se perdait dans une foule de pensées sur le divin Fiat. Alors mon souverain et céleste Jésus, le chéri de ma vie, m’a prise dans ses bras avec un Amour plus que paternel, et Il m’a dit :

(2) Ma fille, ma fille, si tu pouvais savoir

  • avec quelles impatiences, avec quels soupirs J’attends et attends encore de te voir revenir dans ma Volonté, tu reviendrais plus souvent. Mon Amour ne Me laisse pas de repos
  • tant que Je ne te vois pas sauter dans mes bras pour que
  • Je puisse te donner mon Amour, ma Tendresse paternelle, et
  • recevoir le tien. Mais sais-tu quand tu sautes dans mes bras ?

Lorsque, toute petite, tu veux M’aimer et que tu ne sais pas comment faire, c’est ton « je T’aime » qui te fait sauter dans mes bras. Et comme tu vois que ton « je T’aime » est tout petit, tu prends hardiment mon Amour pour Me dire un très grand « je T’aime » Et J’ai le plaisir d’avoir ma fille qui M’aime avec mon Amour.

Mes délices sont d’échanger mes Actes avec cette créature dans ma Volonté. Car c’est à mes enfants que Je donne, et non à des étrangers

  • à qui Je devrais donner avec mesure. Mais pour mes enfants, Je leur laisse prendre ce qu’ils veulent.

Ainsi, chaque fois que tu penses

  • à faire couler des petits actes dans ma Volonté,
  • ta prière, tes souffrances, ton « je Vous aime », ton travail, ce sont des petites visites que tu rends à ton Père
  • pour Lui demander quelque chose.

Et ton Père peut alors te répondre : « Dis-Moi ce que tu veux. »

Et sois certaine que tu obtiendras toujours des dons et des faveurs.

(3)Jésus a gardé le silence et j’ai ressenti le besoin extrême de me reposer dans ses bras pour me consoler de ses nombreuses privations. Mais je me suis aperçue avec surprise que mon doux Jésus avait un pinceau à la main et qu’avec une admirable maîtrise, Il peignait dans mon âme vivante

  • les actes de la Divine Volonté accomplis dans la Création et la Rédemption.

Il reprit la Parole et ajouta :

(4) Ma Volonté renferme toutes choses,

  • à l’intérieur comme à l’extérieur d’Elle-même. Là où Elle règne, Elle ne sait ni ne peut être sans la Vie de ses Actes.

Parce que l’on peut appeler ses Actes les Bras, le Pas, la Parole de ma Volonté. C’est pourquoi être dans la créature sans ses Œuvres serait pour ma Volonté comme une Vie brisée, ce qui ne peut pas être.

Par conséquent, Je ne fais rien d’autre que peindre ses Œuvres afin que là où il y a la Vie, ses Œuvres deviennent centrales.

Tu vois par conséquent dans quel Abîme divin se trouve la créature qui possède ma Volonté en elle.

Elle ressent en elle-même sa Vie avec toutes ses Œuvres centralisées dans sa petitesse, pour autant que cela soit possible pour une créature. Et en dehors d’elle-même, la créature ressent son Infinité qui possède la force communicative. Et il lui semble être sous une pluie abondante qui fait pleuvoir sur elle

  • ses Œuvres, son Amour et la multiplicité de ses Biens divins.

Ma Divine Volonté comprend toute chose et veut tout donner à la créature. Elle veut pouvoir dire : « Je ne lui ai rien refusé, J’ai tout donné à celle qui vit dans ma Volonté. »