(1)Je me sentais petite, petite au point de ne pas savoir comment faire un pas. Et après avoir communié, je ressentais le besoin de m’abriter comme une enfant dans les bras de Jésus pour lui dire : « Je t’aime, je t’aime beaucoup », sans pouvoir dire autre chose parce que trop petite et trop ignorante.
Mais mon doux Jésus attendait que je dise autre chose et j’ajoutai : « Jésus, Je T’aime avec l’Amour de notre Maman du Ciel. »
Et Jésus me dit :
(2) Comme il est doux et rafraîchissant pour Moi de me sentir aimé avec l’amour de la fille et de notre Maman.
Je ressens
- sa tendresse maternelle,
- ses enthousiasmes d’amour,
- ses chastes embrassements et
- ses ardents baisers se déverser dans la fille.
Et la Mère et la fille m’aiment Elles m’embrassent et me serrent dans leurs bras dans une même étreinte.
Retrouver la fille
- qui veut m’aimer avec ma céleste Mère et
- qui m’aime comme ma Maman, ce sont mes très purs délices, mes épanchements d’amour,
Et j’y trouve le plus agréable échange pour tous les excès de mon Amour. Mais dis-moi, avec qui d’autre veux-tu m’aimer ?
(3) Et Il se tut, attendant que je Lui dise avec qui je voudrais aussi l’aimer. Et moi, presque un peu embarrassée, j’ajoutai :
« Mon doux Jésus, je veux t’aimer avec le Père et le Saint-Esprit. » Mais il semblait ne pas encore être content, et je dis : « Je veux t’aimer avec tous les Anges et tous les Saints. »
(4) Il me dit : « Et avec qui d’autre ? »
(5) Avec tous les voyageurs sur la terre et même jusqu’à la dernière créature qui existera en ce monde.J e veux Te les amener tous et toutes choses, même le ciel, le soleil, le vent et la mer afin de t’aimer avec tous. »
Et Jésus tout Amour, au point qu’Il semblait ne pas pouvoir en contenir les flammes, ajouta :
(6) Ma fille, voilà mon Ciel dans la créature,
- la Sacro-Sainte Trinité qui cède son Amour pour M’aimer avec elle
- les Anges et les Saints qui rivalisent entre eux afin de M’aimer avec elle,
C’est cet Acte immense qui amène
- tout dans le Tout qui est Dieu, et
- le Tout en tout.
Ta petitesse, tes voies infantiles dans ma Divine Volonté
- embrassent toute chose et toute créature.
Tu veux tout me donner même l’adorable Trinité Elle-même. Et comme tu es petite, personne ne veut rien te refuser. Et tous s’unissent à toi pour aimer avec la toute petite.
En m’amenant tout dans le Tout et en m’aimant, tu diffuses le Tout en tous. Et mon Amour étant un lien d’union et d’inséparabilité, Je trouve mes œuvres, mon Paradis, tout et tous dans l’âme :
Et je peux dire que rien ne me manque,
- ni le ciel ni ma céleste Maman,
- ni le cortège des Anges et des Saints.
Tous sont avec Moi et tous M’aiment. Voilà les stratagèmes et les industries d’amour de la créature qui M’aime,
- qui appelle le tout,
- qui demande l’amour de tous afin de M’aimer et de Me faire aimer par tous.
(7) Après quoi je continuai à penser au divin Vouloir. Et mon doux Jésus ajouta :
(8) Ma bienheureuse fille, la créature qui possède la Vie de ma Divine Volonté ressent en elle le mouvement divin, elle ressent le mouvement de Dieu dans le ciel.
Notre mouvement est une Œuvre. Il est un Pas, il est une Parole. Il est toute chose. Et comme notre Volonté est une avec celle de la créature,
- elle sent couler en elle le même mouvement avec lequel Dieu Lui-même se meut. Et puisque cette Œuvre, ce Pas et cette Parole sont divins,
- ce que ma Volonté même fait en Nous-mêmes, Elle le fait aussi dans la créature.
De telle sorte que la créature sent en elle non seulement la Vie, mais la Noblesse et la Manière de Celui qui l’a créée.
Et elle ne ressent plus le besoin de Lui demander sa Volonté puisqu’elle se sent elle-même possesseur de notre Volonté qui l’occupe.
Si bien qu’elle Lui donne
- son amour pour aimer,
- sa parole pour parler,
- son mouvement pour se mouvoir et œuvrer. Et, oh ! comme il est facile à la créature de savoir ce que ma Volonté veut d’elle.
Il n’y a plus ni secrets ni rideaux pour la créature qui vit dans notre Volonté.
Mais tout est révélé et nous pouvons dire que Nous ne pouvons pas nous cacher d’elle parce que notre même Volonté Nous révèle déjà. Qui donc pourrait se cacher de soi-même,
- ne pas connaître ses propres secrets et ce qu’il veut faire ? Personne.
On peut se cacher des autres, mais de soi-même, ce serait impossible.
Telle est notre Volonté qui
- se fait Elle-même révélatrice et
- éclaire la créature concernant ce qu’Elle fait et ce qu’Elle veut faire, et
- lui fait les grandes surprises de notre Être divin.
Mais qui peut dire jusqu’où peut arriver la créature et tout ce qu’elle peut faire en possédant la Vie de notre Divine Volonté ?
La véritable transformation et consommation
- se produit alors avec la créature en Dieu, Et Dieu prend une part active et dit : « Tout est mien et Je fais tout dans la créature. »
C’est le véritable mariage divin dans lequel Dieu abandonne son Être divin à sa créature bien-aimée.
Par contre, pour qui vit de la volonté humaine, il en est comme de l’homme qui descendant d’une noble famille prend pour épouse une créature grossière, fruste et mal élevée. Il échangera peu à peu ses belles et nobles manières pour des façons rustres et bourrues et au point de ne plus se reconnaître lui-même.
Quelle distance sépare une créature qui vit dans notre Volonté de celle qui vit de la volonté humaine !
Les premières forment le céleste Royaume sur la terre,
- enrichi de bonté, de paix et de grâces, et on peut les appeler la partie noble.
Les secondes forment le royaume des révolutions, des discordes et des vices. Elles n’ont pas la paix et ne savent comment la donner.