(1)Ma pauvre et petite intelligence était envahie par des pensées concernant la Divine Volonté et je me disais : Pourquoi Jésus insiste-t-il tellement pour que l’on prie que vienne le Règne de sa Divine Volonté ?
Il est vrai que ce sera pour la créature la plus grande des acquisitions que d’avoir en son pouvoir
- un immense Vouloir,
- une Puissance inépuisable,
- un Amour toujours brûlant,
- une Lumière inextinguible,
- une Sainteté incroyable et toujours plus grande, au point de pouvoir dire qu’il ne lui reste plus rien à désirer puisqu’elle possédera alors toute chose. Mais pour Dieu, quel peut être son avantage, sa Gloire, son Honneur ?
Je pensais à cela lorsque mon Jésus souverain visita ma petite âme et, toute bonté, il me dit :
(2)Ma fille, très chère fille de ma Volonté, si je désire tellement que ma Divine Volonté prenne sa place et règne en souveraine dans la créature, c’est pour que mon Être suprême puisse se trouver lui-même dans la petitesse humaine.
Pense bien à ce que cela peut signifier
qu’un Dieu parte à la recherche de lui-même, et où ?
- dans l’expansion des cieux ? non.
- dans l’étendue de la lumière qui occupe toute la terre ? non.
- alors, dans la multiplicité des eaux de mer ? non.
C’est dans le petit cœur humain de la créature que nous voulons cacher
- notre Immensité,
- notre Puissance,
- notre Sagesse et tout notre Être divin.
Nous cacher dans ce qui est grand n’est pas une grande chose. Mais c’est dans les petites que nous montrons plus d’Amour, plus de Puissance, etc..
Comme Nous pouvons tout faire et que nous le faisons,
- c’est pour Nous un plus grand délice. Nous mettons plus d’ardeur à nous cacher dans la petitesse humaine que dans les grandes choses.
Et si Nous ne trouvons pas en elle notre Volonté, Nous ne pouvons pas non plus nous y chercher et nous y trouver nous-mêmes. Il nous manque la place où nous installer Tous nos divins Attributs seraient incapables de cacher notre Vie divine là où n’est pas notre Volonté.
Tu vois par conséquent que si nous voulons et désirons ardemment que la créature prie et désire vivre du divin Vouloir, c’est parce que nous partons à la recherche de nous-mêmes en la créature. Nous voulons nous y trouver nous-mêmes comme en notre propre centre.
Cela te semble-t-il peu de chose ce grand avantage que Nous trouvions la gloire et l’honneur que nous recevons
- lorsque le petit cœur humain cache notre Volonté et notre Vie elle-même pour pouvoir Nous rendre double Amour, double Puissance, double Sagesse et Bonté,
- afin que Nous nous trouvions mis en compétition avec nous-mêmes
Si tu ne le comprends pas, cela signifie que tu es encore aveugle aux voies interminables de ma Divine Volonté.
En voulant que notre Fiat règne dans la créature,
Nous cherchons et Nous nous trouvons en elle. La créature, en voulant notre Fiat, se cherche elle-même en Dieu et elle se trouve en Lui.
Tu vois par conséquent
- par quels échanges,
- par quel travail des deux côtés,
- par quels stratagèmes et
- par quelle ingéniosité amoureuse Dieu se cherche continuellement dans la créature .
Mais où se trouve-t-Il ? Au centre de la créature. Et lorsqu’Il se cherche et se recherche encore, appelle et appelle encore,
- là où l’appelle son Amour,
- là où sa propre Vie réside, la créature de son côté
- imite son Dieu,
- tourne et retourne,
- cherche et recherche,
- appelle et appelle encore, où se trouve-t-elle alors elle-même ? dans le centre Divin.
Voilà ce qu’est l’échange de vie entre les deux. C’est :
- la Volonté qui domine la créature et Dieu, et
- le même Amour qui les anime.
Il n’est donc alors pas étonnant que ce que l’un fait, l’autre le fasse également. Et seule notre Volonté est capable de ces prodiges. Sans elle, tout est stérile. Rien n’est possible de la part de Dieu, et du côté des créatures. Nous nous sentons prisonniers de nous-mêmes . La créature se sent prisonnière de sa volonté humaine,
- sans envol, empêchée en elle-même et
- sans vie divine.
Par conséquent, n’est-il pas juste que nous ne voulions qu’une chose : que notre Volonté règne et domine ?