(1)Mon pauvre esprit compare souvent

  • la beauté, la puissance, la valeur infinie et les innombrables prérogatives de l’éternel Vouloir d’une part,
  • et les précipices, la laideur et tous les maux du vouloir humain d’autre part.

Mon Dieu, quelle différence ! Si l’on pouvait la voir, on donnerait sa vie plutôt que de faire sa propre volonté. Je tremblais en pensant à tous les grands malheurs dans lesquels ma volonté pourrait me précipiter. Mon bien-aimé Jésus me surprit et Il me dit :

(2)Ma bienheureuse fille, courage ! Il est nécessaire que tu saches

  • où peut mener la vie dans ma Divine Volonté, et
  • dans quel abysse tombe la créature qui se laisse dominer par son propre vouloir.

En fait, chaque malheur que je te fais connaître est une porte que je te fais fermer à la volonté humaine.

C’est une sentinelle que je place au cas

  • où tu voudrais encore y entrer et descendre dans le précipice du vouloir humain. Cette sentinelle te repousse et garde la porte fermée.

Chaque fois que je te fais connaître d’autres maux du vouloir humain, ce ne sont que d’autres défenses et sentinelles que j’ajoute

  • pour que tu ne descendes pas dans les profondeurs de ces abysses.

Car tu dois savoir que les maux de la volonté humaine

  • sont autant de portes qu’elle possède pour te faire descendre
  • dans le royaume des maux, des vices, des terribles horreurs de l’enfer vivant, au point de te rendre repoussante, insupportable à Dieu et à toi-même.

Et en te faisant connaître tous les aspects du mal, Je ne fais que

  • murer ces portes et les marquer de mon sceau en disant : « Cette porte ne s’ouvrira plus !. »

La volonté humaine a ses portes et ses escaliers

  • pour descendre dans l’abîme du mal, et non pour monter.

Ma Divine Volonté a ses portes et ses escaliers qui montent à ses cieux, ses immenses biens qui forment le Paradis vivant pour la créature qui la possède.

Chaque connaissance sur ma Volonté

  • ouvre une porte,
  • forme un escalier,
  • trace une voie que tu dois parcourir pour pouvoir posséder avec des faits ce que tu as appris.

Tu vois par conséquent le grand bien de tant de connaissances que je t’ai manifestées. Ce sont autant de portes qui facilitent ton entrée dans son Royaume A chaque porte, j’ai placé un Ange en sentinelle afin qu’il puisse te donner la main et te conduire en sécurité dans les régions de la Divine Volonté. Chaque connaissance est une invitation, et te confère une force divine . Elle te fait sentir le besoin extrême, l’absolu nécessité de vivre dans la Divine Volonté.

Après se faire connaître, ma Volonté tend les bras pour te prendre dans les siens et t’amener dans cette connaissance qu’elle t’a manifestée. Elle l’adapte à ta capacité, façonne ton âme afin d’entrer en elle

  • comme humeur vitale, comme sang, comme air. Et Elle produit en toi la Vie, les Biens que possède sa Connaissance.

Elle te guide. Et mieux qu’une Mère, Elle veille à ce que sa fille ait absorbé jusqu’à la dernière goutte de ce qu’Elle lui a fait connaître afin de lui ouvrir à nouveau son sein

  • pour se déverser dans sa fille et
  • pour lui faire connaître d’autres valeurs, d’autres effets que contient la Vie dans mon Vouloir. Et ma Volonté recommence son travail parce qu’Elle veut voir en elle
  • la valeur de sa Vie,
  • les effets et la substance de ses Biens.

ln fine, les connaissances au sujet de la Divine Volonté instruisent le vouloir humain, qui acquière aussi bien la science que la raison. Car, non seulement il est juste

  • qu’Elle puisse régner et dominer en tant que vie primordiale dans l’âme, mais en plus, ce Saint Vouloir lui fait acquérir
  • un bien inestimable,
  • un honneur et une gloire immense qu’est la Royauté divine, afin qu’elle se sente la fille du grand Roi. •

(3)Lorsque la créature en est arrivée à comprendre tout cela grâce aux connaissances et aux leçons que mon divin Vouloir lui a données, tout est accompli. Ma Volonté a conquis le vouloir humain et le vouloir humain a conquis la Divine Volonté. Les connaissances de ma Volonté sont très nécessaires parce qu’elles servent à dessécher les humeurs mauvaises pour y substituer les saintes humeurs. Elles sont comme un soleil qui darde ses rayons sur le vouloir humain pour lui communiquer sa vie, sa sainteté, et l’ardent désir de posséder le bien qu’il connaît. Par conséquent, sois attentive à écouter ses leçons et à correspondre à un tel bien.