Mon petit esprit continue à traverser la Mer du Fiat divin. Il me semble qu’Il occupe la première place et règne sur toutes choses, comme aussi sur l’Être suprême
Il dit : « C’est en vain que vous cherchez à M’échapper. »
En toutes choses Il peut dire : « Je suis ici. Je suis, et Je suis ici pour vous donner la vie. Je suis l’Insurmontable.
Personne ne peut Me dépasser,
- ni en Amour,
- ni en Lumière,
- ni dans mon Immensité où Je forme pour Moi autant de Vies que Je veux donner aux créatures. »
Oh ! Puissance du Vouloir divin . Dans ton Immensité Tu recherches les actes des créatures pour former tes Vies en chacun d’eux. Elles ne les reçoivent pas ou les rejettent Et cette Vie demeure étouffée en Toi, dans ton Immensité.
Et Toi,
- sans jamais Te lasser, et
- avec un Amour capable de tout conquérir,
Tu continues tes recherches des actes humains
- pour leur donner ta Vie et
- pour y entrer à chaque instant !
Mais mon esprit se perdait dans la Mer du Fiat. Alors, mon céleste Maître, visitant sa petite fille, me dit :
Bienheureuse fille de mon Vouloir, chaque acte accompli dans ma Volonté
- est un pas que fait la créature pour se rapprocher de Dieu Et Dieu fait à son tour un pas vers elle.
Nous pouvons dire que le Créateur et la créature sont toujours en marche l’un vers l’autre, sans s’arrêter.
Ma Volonté descend dans l’acte de la créature
- pour y former son Pas de Vie divine, Elle monte dans le Fiat, dans les divines régions, pour se faire conquérante
- de Lumière, d’Amour,
- de Sainteté et de Connaissances divines, de sorte que chaque acte, parole, souffle, pulsation dans ma Volonté est un Pas de Vie divine que fait la créature.
Et mon Fiat soupire après ces actes
- pour en faire son champ d’action et
- pour y former autant de Vies divines dans la créature.
Tel était le dessein de la Création :
- former notre Vie dans la créature,
- avoir en elle notre champ d’Action divine
C’est pourquoi Nous aimons tant qu’elle fasse notre Volonté
- afin de mettre en sûreté notre Vie en elle et non pas en Nous. Parce Nous n’avons besoin de personne. Et Nous Nous suffisons à Nous-mêmes.
C’était le grand Prodige
- que Nous voulions et
- que Nous voulons accomplir en vertu de notre Volonté :
former notre Vie dans la vie de la créature.
Par conséquent, si Nous ne le faisions pas, la Création resterait sans son dessein premier,
- un empêchement à notre Amour,
- une continuelle amertume à regarder
Alors, Nous voyons en elle
- une Œuvre si grande et d’une telle Magnificence non réalisée,
- et notre dessein manqué.
Et s’il n’y avait pas en Nous la certitude
- que notre Volonté pourrait avoir son Règne dans la créature
- pour former notre Vie en elle, notre Amour brûlerait toute la Création et la réduirait à rien.
Et si notre Volonté supporte tant de choses, c’est parce que Nous voyons notre dessein réalisé au-delà du temps.
Mais lorsque la créature fait sa volonté,
- elle fait des pas en arrière et
- elle s’éloigne de son Créateur Et Dieu fait des pas en arrière et forme entre les deux une distance infinie.
Tu vois par conséquent la nécessité de persévérer de façon continuelle, de travailler dans ma Volonté Divine afin de réduire la distance - créée par la volonté humaine entre Dieu et la créature .
Et ne crois pas qu’il s’agisse d’une distance personnelle. Je suis en toute chose, en tous, au Ciel et sur la terre. La distance que forme la volonté humaine sans ma Volonté est une distance
- de Sainteté, de Beauté,
- de Bonté, de Puissance, d’Amour, qui sont des distances infinies Seul mon Vouloir à l’œuvre dans la créature peut
- réunir, rejoindre, et rendre inséparables l’un de l’autre, mon Vouloir et la créature.
C’est ce qui s’est passé dans la Rédemption.
Chaque manifestation faite par Nous
- concernant la descente du Verbe sur la terre était autant de pas
- que Nous avons faits vers l’humanité qui priait et l’attendait.
Ces pas apportaient :
- nos manifestations, nos prophéties et nos révélations aux créatures qui ont ainsi pu faire leurs pas vers l’Être suprême.
De sorte qu’elles ont continué à marcher vers Nous et Nous vers elles. Lorsque le temps est venu de devoir descendre du ciel sur la terre,
- Nous avons augmenté le nombre des Prophètes afin de pouvoir faire plus de révélations et accélérer notre rencontre .
Car dans les premiers temps du monde,
- il n’y avait pas de prophètes,
- et nos Manifestations étaient si rares qu’on peut dire qu’on ne faisait qu’un pas par siècle.
La lenteur de ces pas avait pour effet
- de refroidir la ferveur les créatures qui étaient presque toutes prêtes à dire
- que ma descente sur terre était une chose absurde, et non une réalité.
Tout comme on le dit aujourd’hui du Royaume de ma Volonté : une façon de parler, et une chose presque impossible à réaliser.
C’est pourquoi avec les Prophètes venus après Moïse,
- presque dans les derniers temps avant ma descente sur la terre,
la marche des deux côtés a été accélérée par nos manifestations .
Puis est venue la souveraine Dame du Ciel qui
- non seulement marchait,
- mais courait pour hâter la rencontre avec son Créateur pour Le faire descendre et accomplir la Rédemption.
Tu vois ainsi comment mes Manifestations sur la ma Volonté Divine sont des preuves certaines que ma Volonté Divine est en marche pour venir régner sur la terre, et que la créature à qui ces manifestations ont été faites,
- avec une constance de fer, marche et court elle aussi
- pour faire cette première rencontre et pour offrir son âme, afin que ma Volonté Divine puisse
- y régner et faire ainsi le pas qui la fera régner parmi les créatures.
C’est pourquoi tes actes doivent être continuels. Car seuls les actes continuels peuvent
- accélérer la marche,
- surmonter les obstacles, et
- être les seuls conquérants capables de conquérir Dieu et la créature.
(4) Après quoi la foule de mes pensées sur la Volonté Divine continuait
Après avoir reçu la Sainte Communion, je me disais : « Quelle différence y a-t-il entre les Sacrements et la Volonté Divine ? »
Mon Souverain Jésus, déchirant les voiles eucharistiques se fit voir et avec un soupir douloureux , Il me dit :
(5) Ma bienheureuse fille, la différence est grande entre les deux.
Les Sacrements sont les effets de ma Volonté. Par contre, ma Volonté est Vie
Par sa Puissance créatrice de Vie,
- c’est Elle qui forme et donne Vie aux Sacrements. Les Sacrements n’ont pas la vertu de donner Vie à ma Volonté Car Elle est éternelle et n’a ni commencement ni fin.
Mon adorable Volonté occupe toujours la première place en toutes choses Possédant par nature la vertu créatrice, Elle crée les choses et la Vie Elle-même
- partout où Elle veut,
- quand et comment Elle veut.
On peut dire que la différence est celle qui existe
- entre le soleil et les effets que le soleil produit.
Ceux-ci ne donnent pas vie au soleil,
- mais reçoivent la vie du soleil et
- doivent rester à sa disposition. Parce que la vie des effets est produite par le soleil.
Les Sacrements sont reçus
- en un certain temps,
- en un certain lieu et
- en certaines circonstances.
Le Baptême est donné une fois, et c’est tout. Le Sacrement de Pénitence est donné, lorsque la créature est tombée dans le péché. Ma Vie sacramentelle Elle-même est donnée une fois par jour. Et la pauvre créature ne ressent pas en elle dans cet espace de temps
- la force,
- l’aide des eaux baptismales qui la régénère continuellement,
- ni les paroles sacramentelles du Prêtre qui la réconfortent continuellement en lui disant : « Je t’absous de tes péchés. » .
La créature ne trouve pas non plus,
- dans ses faiblesses et les épreuves de la journée, le Jésus sacramentel qu’elle peut prendre avec elle
- durant toutes les heures de la journée.
Par contre, ma Volonté Divine possède l’Acte primordial de la Vie. Elle est capable de donner la Vie. Par sa domination, Elle maintient l’acte au-dessus de la créature.
A chaque instant, Elle se donne en tant que Vie :
- vie de Lumière, vie de Sainteté,
- vie d’Amour, vie de Fermeté, Force d’âme. Bref, elle est Vie. Les temps, les circonstances, les lieux et les heures n’existent pas pour Elle. Il n’y a ni restrictions ni lois.
D’autant plus qu’il s’agit de « donner la Vie ».
Et la Vie est formée
- par des actes continuels et
- pas par des actes de temps en temps.
Dans la fougue de son Amour, la créature est sous son empire continuel Et elle reçoit
- un baptême continuel,
- une absolution jamais interrompue et
- une communion de chaque instant.
Plus encore Notre Volonté fut donnée à l’homme au commencement de sa création
- comme Vie éternelle vivant en lui. De cette substance, du fruit de la Création, notre Volonté allait former notre Vie dans la créature. A travers cette Vie, Nous avons tout donné.
Et l’homme pouvait trouver en Elle tout ce dont il avait besoin. Tout était à sa disposition :
- Aide,
- Force d’âme,
- Sainteté,
- Lumière. Tout était mis en son pouvoir. Et ma Volonté prit l’engagement de lui donner tout ce qu’il voulait, à condition qu’il La laisse le dominer et habiter dans son âme.
Lorsque l’homme fut créé., les Sacrements n’étaient pas nécessaires. Parce qu‘il posséda
- ma Volonté, l’Origine et la Vie de tous les biens. Ils n’avaient aucune raison d’exister,
- en tant qu’aides, moyens de guérison et de pardon.
Mais lorsque l’homme rejeta notre Volonté, il se retrouva alors
- sans Vie divine et donc
- sans Vertu nourrissante,
- sans l’Acte continuel qui renouvelait et faisait grandir sa vie. S’il n’est pas mort entièrement, c’est par les effets que ma Volonté Divine lui donna selon ses dispositions, les circonstances et les temps.
Voyant que l’homme se dégradait de plus en plus,
- pour le soutenir et l’aider, notre paternelle Bonté instaura la loi et tant que norme de sa vie.
Lors de la Création, il n’avait que ma Volonté Divine, qui
- en même temps que notre Vie continue, lui apporta en nature, notre Loi Divine.
Nous n’avions besoin ni de lui dire quoi que ce soit, ni de le commander. Car il La ressentait en lui-même comme sa propre vie. D’autant plus que là où règne ma Volonté, il n’y a pas de lois ni de commandements. Les lois sont pour les serviteurs, pour les rebelles, pas pour nos enfants.
C’est l’Amour qui entretient les rapports entre Nous et ceux qui vivent dans notre Vouloir. Malgré les lois, l’homme ne changea pas.
L’homme était l’idéal de notre Création et pour lui seul tout a été créé ! Alors Je choisis de venir Moi-même sur la terre au milieu d’eux, pour leur apporter
- des Appuis plus valables,
- des Remèdes plus salutaires,
- des Moyens plus sûrs et
- des Secours plus puissants.
J’ai institué les Saints Sacrements. Ceux-ci agissent
- selon les temps et les circonstances, et
- selon les dispositions des créatures, en tant qu’ effets et Œuvres de ma Volonté Divine.
Mais si l’âme ne laisse pas entrer ma Volonté Divine en elle comme Vie, elle gardera toujours
- ses misères,
- une vie brisé Elle sera à la merci de ses passions vivantes.
Sa sainteté et son salut lui-même seront toujours chancelants.
Car seul la Vie continuel de ma Volonté
- envoûte les passions, les misères, et forme les actes opposés de
- Sainteté,
- de Force d’âme, Fermeté
- de Lumière et
- d’Amour dans les maux des créatures, Ainsi le vouloir humain se trouvant dans son doux enchantement, sent couler dans ses maux :
- la Beauté, le Bien et la Sainteté de l’Acte de Vie continuel , transmis par la douce et agréable domination de ma Volonté.
Et la créature La laisse faire ce qu’Elle veut.
Car un Acte continuel qui donne la Vie éternelle ne peut jamais être atteint au moyen
- d’autres actes,
- d’autres aides ou
- d’autres moyens, si forts et saints qu’ils puissent être.
Il n’y a pas de mal plus grand
- que puisse faire la créature à elle-même, ni de plus grand tort qu’elle puisse causer à notre paternelle Bonté,
- que ne pas laisser régner en elle notre Volonté.
Si elle le pouvait , elle Nous induirait à détruire toute la Création La créature a été créée pour être notre résidence,
- pas uniquement elle,
- mais toutes les choses créées, les cieux, le soleil, la terre, toutes ses Œuvres.
Ayant été générés par notre Grandeur Suprême, Nous avons le droit de les habiter. En demeurant en elles, Nous les conservons dignement. Nous les maintenons toujours belles et toujours nouvelles, et telles que Nous les avons mises au monde..
Or la créature, qui ne fait pas notre Volonté, Nous met en dehors de notre Résidence.
Il en est alors comme d’un riche Seigneur qui veut construire un grand et magnifique palais. Lorsque le palais est construit, il veut y demeurer. Mais ils lui ferment la porte au nez et lui jettent des pierres
Si bien
- qu’il ne peut y mettre les pieds et
- qu’il ne peut pas demeurer dans la résidence qu’il a construite.
Cette résidence ne mériterait-elle pas d’être détruite par celui qui l’a construite ? Mais il ne le fait pas parce qu’il aime son œuvre. Il attend et attend encore.
Car il sait qu’il peut vaincre par l’Amour et
- que sa résidence lui ouvrira d’elle-même les portes pour le laisser entrer et lui donner la liberté de vivre en elle.
C’est dans ces conditions que Nous place la créature en ne laissant pas notre Volonté régner dans son âme :
- elle Nous ferme les portes en plein visage et
- elle Nous jette les pierres de ses fautes.
Et Nous, puisque la créature ne veut pas recevoir notre Volonté comme vie en elle. avec une paternelle Bonté Nous lui donnons les effets de notre Volonté :
- les lois, les Sacrements, l’Évangile,
- les secours par mes exemples et mes prières. .
Mais tout cela ne peut égaler le grand Bien octroyé par ma Volonté comme Vie éternelle de la créature.
Parce que ma Volonté est en même temps
- les lois, les Sacrements, l’Évangile, la Vie. Elle est tout : elle peut tout donner parce qu’ Elle possède tout.
Cela suffit pour comprendre la grande différence qu’il y a entre ma Volonté comme vie continuelle dans la créature et entre les effets qu’Elle ne peut pas produire de manière pérenne, mais selon les circonstances, dans le temps, dans les Sacrements eux-mêmes.
Et bien que les effets puissent apporter de grands biens, ils ne peuvent jamais parvenir à produire tous les biens
- que la Vie de ma Volonté Divine régnant et dominant dans la créature peut produire.
Par conséquent, sois attentive, ma fille. Donne-Lui la sainte Liberté de faire ce qu’Elle veut dans ton âme.