Je pensais à la Volonté Divine. Je me disais : « Si Notre Seigneur aime tant faire connaître un Vouloir si saint et s’Il veut qu’Il règne parmi les créatures,

  • pourquoi alors veut-Il qu’on prie pour l’obtenir ?

Car une fois qu’Il veut quelque chose, Il peut aussi le donner sans que quelqu’un prie autant pour l’avoir. »

Et mon doux Jésus me surprit en disant : Ma fille, la Connaissance de ma Volonté est la plus grande chose que Je puisse donner et que la créature puisse recevoir.

Et son Règne est

  • la confirmation de son grand Don,
  • l’accomplissement de sa Volonté lorsqu’Elle est connue. Il est donc nécessaire de la Lui demander.

En demandant sa Volonté,

  • la créature acquiert l’amour pour L’aimer,
  • elle acquiert les dots de sacrifice nécessaires pour la posséder

En demandant, le vouloir humain perd du terrain. Il s’affaiblit, perd de sa force et il se dispose à recevoir le Règne du Vouloir suprême.

Et Dieu se voit ainsi prié de se disposer Lui-même à la donner.

Les dispositions sont nécessaires des deux côtés pour faire ces célestes Dons.

Combien de Dons voulons-Nous faire, mais que Nous gardons parce qu’on ne Nous les demande pas. Nous attendons avant de les donner qu’on Nous les demande.

Demander, c’est comme ouvrir un commerce entre le Créateur et la créature. Si la créature ne demande pas, le commerce est fermé et nos célestes Dons ne descendent pas se mettre en circuit sur la face de la terre.

C’est pourquoi la première des nécessités indispensables pour obtenir le Royaume de la Volonté Divine est de Le demander par d’incessantes prières.

Parce que lorsque l’on prie, les petites lettres nous arrivent

  • tantôt avec des sollicitudes,
  • tantôt avec des supplications,
  • tantôt avec un accord ayant affaire à notre Volonté, jusqu’à ce que la dernière arrive avec l’accord final.

La deuxième nécessité, plus indispensable que la première pour obtenir ce Royaume, c’est de savoir ce qui peut être obtenu.

Qui pourra jamais

  • penser à un bien,
  • le désirer et l’aimer, s’il ne connaît pas ce qu’il peut obtenir ? Personne.

Si les anciens n’avaient pas su que le futur Rédempteur devait venir,

  • personne n’y aurait jamais pensé,
  • personne n’aurait prié ni espéré le salut Parce que le salut et la sainteté en ce temps-là demeuraient fixés et centralisés dans un futur Sauveur céleste. En dehors de cela, il n’y avait pas d’espoir d’un bien. Le fait de savoir que l’on peut avoir un bien forme la substance, la vie, la nourriture de ce bien dans la créature.

De là les si nombreuses Connaissances de ma Volonté que Je t’ai manifestées afin qu’on sache que l’on peut avoir le Royaume de ma Volonté. Lorsque l’on sait qu’un bien peut être obtenu,

  • les arts, les industries et les moyens sont mis en œuvre pour l’obtenir.

Le troisième moyen nécessaire est de savoir que Dieu veut donner ce Royaume.

C’est ce qui

  • jette les fondations, l’espoir certain de l’obtenir, et
  • forme les dernières préparations pour recevoir le Royaume de ma Volonté Divine.

Car savoir que Celui qui possède un bien

  • que l’on désire et
  • pour lequel on soupire est déjà consentant à le donner ; on peut dire que c’est
  • la dernière grâce et
  • l’acte final avant d’obtenir ce que l’on veut.

En fait, si Je ne t’avais pas manifesté

  • que Je peux et que Je veux donner ma Volonté Divine pour qu’Elle règne parmi les créatures,
  • tu aurais été, comme toutes les autres, indifférente envers un Bien si grand.

De sorte que ton intérêt et tes prières ont été cause et effet de ce que tu as connu.

Et Moi-même, lorsque Je suis venu sur terre

  • pendant les trente années de ma vie cachée, on peut dire
  • que Je n’ai apparemment fait du bien à personne et
  • que personne ne me connaissait.

Je suis resté parmi les créatures sans être remarqué.

Tout le bien se faisait entre

  • Moi et le Père du Ciel, ma céleste Mère et le cher saint Joseph .

Parce qu’ils savaient qui J’étais. Tous les autres n’en savaient rien.

Au moment que

  • Je suis sorti de ma retraite et
  • Je me suis fait connaître en disant que J’étais réellement le Messie, leur Rédempteur et leur Sauveur. Alors, malgré que Je me sois fait connaître, J’ai attiré sur Moi
  • calomnies, persécutions, contradictions et colère,
  • la haine des Hébreux, la Passion et la mort même. Tous ces maux qui sont tombés sur Moi en avalanche ont commencé lorsque
  • Je me suis fait connaître,
  • J’ai affirmé qui J’étais réellement,

le Verbe éternel descendu du Ciel pour les sauver.

Cela est si vrai que lorsque J’étais dans la maison de Nazareth et qu’ils ne savaient pas qui J’étais, personne ne Me calomniait ni ne Me voulait du mal.

En Me révélant, tous les maux sont tombés sur Moi. Mais cela était nécessaire pour Me faire connaître, sinon Je serais reparti pour le Ciel sans avoir accompli ce pour quoi Je suis venu sur terre.

Au contraire, en Me faisant connaître, J’ai attiré tous les maux. Dans cet abîme de calamités, J’ai formé mes Apôtres, annoncé l’Évangile, opéré des prodiges.

Ma connaissance a poussé mes ennemis à M’infliger toutes ces souffrances, jusqu’à Me donner la Mort sur la Croix.

Mais J’ai obtenu ce que Je voulais :

  • que beaucoup allaient Me connaître parmi tant d’autres qui ne voulaient pas Me connaître, et
  • accomplir ma Rédemption.

Je savais qu’en Me faisant connaître la perfidie et l’orgueil des Hébreux allaient faire tout cela. Mais il était nécessaire que Je Me fasse connaître. Parce qu’une personne ou un Bien qui n’est pas connu ne peut pas être porteur de Vie ou de Bien.

Le Bien et les Vérités qui ne sont pas connus demeurent empêchés en eux-mêmes comme ces mères stériles dont la génération s’éteigne avec eux.

Tu vois donc combien il est nécessaire que l’on sache

  • que Je peux donner le Royaume de ma Volonté Divine, et
  • que Je veux le donner. Je peux dire qu’il y entre la même nécessité que de faire savoir que J’étais le Fils de Dieu quand Je suis venu sur terre.

Et il est également vrai qu’en apprenant mon désir d’ établir mon Règne nombreux seront ceux qui répéterons ce qu’on M’a fait endurer dans la Rédemption, lorsque J’ai fait savoir qui J’étais, le Messie tant attendu :

  • calomnies, contradictions,
  • doutes, soupçons, mépris, comme cela s’est déjà produit
  • lors de l’édition des écrits concernant la Volonté Divine.

Mais cela n’est rien Le Bien possède la Force de blesser le mal. Et certaines créatures et l’enfer se sentent blessés et s’arment contre le Bien et voudraient l’annihiler avec celle ou celui qui voudrait Le faire connaître

Ma Volonté voulait que les Connaissances et son Désir de régner soient connus. Et malgré tout ce qu’ils ont fait au début pour l’étouffer, ma Volonté a fait ses premiers pas. Ce que certains n’ont pas cru, d’autres l’ont cru. Le premier pas appellera le second, puis le troisième, et ainsi de suite.

Malgré le fait qu’il ne manquera pas de gens pour soulever des contradictions et des doutes. ..

Mais il est absolument nécessaire

  • que l’on connaisse ma Volonté Divine,
  • qu’on sache que Je peux La donner et que Je veux La donner.

Telles sont les conditions

  • sans lesquelles Dieu ne peut pas donner ce qu’Il veut donner, et
  • sans quoi la créature ne peut pas le recevoir.

Par conséquent, prie et ne cesse pas de faire connaître ma Volonté Divine. Les temps, les circonstances et les personnes changent. Ce ne sont pas toujours les mêmes.

Ce que l’on ne peut pas obtenir aujourd’hui peut être obtenu demain,

  • en dépit de la confusion de ceux qui ont étouffé un si grand bien. Mais ma Volonté triomphera et aura son Royaume sur la terre.

Après quoi je continuais à penser à la Volonté Divine. Je m’abandonnais tout entière dans ses divins bras Et mon bien-aimé Jésus ajouta : « Ma bonne fille, tu dois savoir que ma Volonté Divine possède et contient en Elle toutes choses : toutes les Joies, toutes les Beautés, Tout sort de ma Volonté qui sans rien perdre contient tout en Elle-même.

On peut dire que ma Volonté porte toutes choses en son immense Sein de Lumière. De sorte que toute créature vit en Elle

Avec cette différence que celle

  • qui de toute sa volonté veut vivre dans ma Volonté et
  • qui se laisse subjuguer par son Règne y vit comme une fille.

A titre de fille, elle devient héritière

  • des Joies, des Beautés et des Biens de sa Mère, la Volonté Divine. De sorte que cette divine Mère est totalement résolue
  • à l’embellir, à l’enrichir et à faire la joie de sa fille.

Par contre, la créature

  • qui veut vivre de la volonté humaine et
  • qui ne se laisse pas subjuguer par son Règne vit également dans cette sainte Volonté, sauf qu’elle n’y vit pas en fille, mais en étrangère

Toutes les joies se convertissent pour cette créature en amertumes,

  • les richesses en pauvreté,
  • la beauté en laideur.

Car vivant en étrangère,

  • elle se sépare des biens que possède ma Volonté Divine et
  • elle mérite avec justice de ne rien posséder.

Le vouloir humain qui la subjugue lui donne ce qu’il contient : passions, faiblesses et misères.

Rien n’échappe à ma Volonté Divine, pas même l’enfer.

Comme ces créatures ne L’ont pas aimée dans leur vie,

  • elles ont vécu comme des rameaux détachés, mais toujours à l’intérieur de ma Volonté Divine, jamais à l’extérieur.

Maintenant, dans ces sombres prisons, les Joies, les Bonheurs et les Béatitudes de ma Volonté Divine sont converties en souffrances et en tourments éternels.

Par conséquent, la Vie dans ma Volonté n’est pas nouvelle, comme certains le croient. Tous vivent déjà dans ma Volonté, les bons comme les méchants. Si l’on veut parler de nouveauté, c’est dans la façon d’y vivre.

La créature qui reconnaît ma Volonté comme un Acte continuel de Vie

  • Lui donne la suprématie dans tous ses actes. Parce que la Vie dans ma Volonté est la Sainteté
  • de tous les instants que reçoit la créature.

On peut dire qu’elle grandit continuellement en Sainteté,

  • mais une sainteté nourrie par ma Volonté et qui croît avec Elle. De sorte qu’elle ressent ma Volonté comme une Vie plus grande que sa propre vie.

Par contre, la créature qui ne vit pas dans ma Volonté,

  • même si elle y demeure, ne La reconnaît pas dans tous ses actes.

Et elle vit comme si elle

  • était éloignée et
  • ne pouvait pas recevoir l’Acte continuel de sa vie, bien qu’elle Le reçoive. De cette manière, la Sainteté de la Vie dans mon Vouloir n’est pas formée C’est au mieux une sainteté de circonstance.

De sorte que ces créatures ne se souviennent de ma Volonté Divine que lorsqu’elles sont oppressées par un besoin, une peine, une croix.

Et c’est alors qu’elles s’exclament « Que la Volonté Divine soit faite ». Et dans tout le reste de leur vie, où est ma Volonté ?

N’est-Elle pas déjà avec elles, qui contribue à tous leurs actes ? Elle était là, mais les créatures ne La reconnaissaient pas.

Il en est comme d’une mère qui vit dans son palais et qui a donné le jour à de nombreux enfants.

Certains restent toujours autour de leur mère qui

  • infuse en eux ses nobles manières,
  • les nourrit de bons et délicats aliments,
  • les habille de vêtements convenables,
  • leur confie ses secrets et
  • les constitue héritiers de ses biens. On peut dire que la mère vit dans les enfants et les enfants dans la mère. Ils se félicitent mutuellement et vivent d’un amour inséparable.

Les autres enfants vivent aussi dans le palais de leur mère, mais ils ne sont pas toujours autour d’elle. Ils trouvent leur plaisir à vivre dans les chambres éloignées de celle de leur mère. Ils n’apprennent donc pas ses nobles manières. Et ils ne s’habillent pas convenablement. La nourriture qu’ils prennent leur fait plus de mal que de bien. Et s’ils vont parfois vers leur mère, ce n’est pas par amour, mais par nécessité.

D’où la grande différence entre les uns et les autres, bien que tous vivent dans le palais de la mère.

Ainsi, chacun vit dans ma Volonté

Mais seul celui qui le veut vit de ma Volonté Il vit en Elle comme un enfant avec sa Mère. Pour les autres, même s’ils vivent dans ma Volonté,

  • certains ne La connaissent même pas,
  • d’autres y vivent comme des étrangers et
  • d’autres encore ne La connaissent que pour l’offenser.