Je me sentais tout inquiète à propos des si nombreuses vérités que mon bienheureux Jésus m’avait dites sur la Volonté Divine.

Je sentais en moi le dépôt sacré de ses Vérités. J’éprouvais également une sainte crainte concernant la façon dont je les gardais dans ma pauvre âme, souvent très exposée, et sans l’attention appropriée à une Vérité dont la Valeur est infinie.

Et, oh ! comme je voudrais imiter les bienheureux qui tout en sachant tant de choses sur la Volonté Divine , ne disent rien à personne.

Ces bienheureux

  • gardent tout en eux-mêmes,
  • se béatifient et se félicitent les uns les autres, mais sans rien dire aux pauvres âmes encore en voyage.

Ils n’envoient même pas un seul mot pour leur faire connaître une seule des nombreuses Vérités qu’ils connaissent.

Je pensais à cela lorsque mon aimable Jésus, toute bonté et visitant ma petite âme, Il me dit :

Chaque Parole que Je t’ai dite sur ma Volonté Divine

  • n’était rien d’autre qu’une petite visite que Je t’ai faite pour te laisser la substance du Bien que contient ma Parole.

Sans pouvoir Me fier à toi parce que tu étais incapable de garder une seule de mes Paroles, Je suis resté Moi-même pour veiller sur l’infinie Valeur de mes Vérités que Je déposais dans ton âme.

Tes peurs ne sont donc pas justifiées. Je veille sur tout. Ce sont

  • des Vérités célestes,
  • des Choses du ciel,
  • des épanchements de l’Amour réprimé de ma Volonté, et cela depuis bien des siècles.

Et avant de te parler, J’avais déjà décidé de rester en toi

  • pour veiller sur ce que J’allais y déposer. Tu entres dans le deuxième mode, et Moi Je suis le premier gardien.

Ces petites visites étant porteuses de choses célestes,

  • tu les emporteras avec toi dans la céleste Patrie comme triomphe de ma Volonté et comme garantie
  • que non seulement son Royaume viendra sur la terre,
  • mais qu’Elle a établi le commencement de son Règne.

Les Paroles qui resteront sur le papier laisseront un souvenir éternel disant que ma Volonté veut régner parmi les générations humaines.

Ces Paroles seront

  • des aiguillons,
  • des Incitations,
  • des Supplications divines,
  • une Force irrésistible,
  • des Messagères célestes,
  • des Chefs du Royaume de mon divin Fiat .

Elles seront aussi un puissant reproche pour ceux

  • qui devraient s’employer à faire connaître un si grand Bien et
  • qui, par paresse ou en raison de vaines craintes,

ne parcourent pas le monde entier pour apporter l’heureuse nouvelle de l’Ere bienheureuse du Royaume de ma Volonté.

Par conséquent, abandonne-toi à Moi et laisse-Moi faire.

Après quoi je continuais mes actes dans la Volonté Divine où se trouve en action tout ce qu’Elle avait fait dans la Création

  • comme si elle était en train de la créer, afin de les donner comme manifestation de son Amour envers la créature.

Je suis trop petite.

Ainsi il m’est impossible de tout prendre, et j’avance petit à petit

  • jusqu’où je peux arriver .

La Volonté Divine m’attend en chaque chose créée

  • pour répéter et reproduire l’Acte créateur et
  • pour me dire :

Vois-tu à quel point Je t’aime ? J’ai tout créé pour toi. Et c’est pour toi que Je conserve l’Acte créateur en action afin de te dire

  • non pas avec des paroles,
  • mais avec des actes : « je t’aime ! »

Je t’aime tant que

  • Je suis remplie d’Amour, de Désirs ardents,
  • Je délire du Désir d’être aimée.

Si bien qu’avant même la Création, J’ai préparé pour toi la voie, toute d’Amour,

  • en maintenant en action l’Acte créateur
  • qui te dit à chaque instant : « Je t’aime et Je veux de l’Amour. »

Après quoi je traversai les choses créées

  • afin de ne pas laisser souffrir l’Artisan d’Amour. Parce que j’aurais pu ne pas recevoir l’Amour
  • qu’Il avait laissé pour moi dans les choses créées.

J’arrivai à l’acte d’Amour exubérant de la création de l’homme pour me trouver sous la pluie de cet intense Amour. Et mon toujours aimable Jésus me dit :

Bienheureuse fille, notre façon d’agir avec les créatures ne change jamais . Elle a commencé dans la création, elle continue et demeurera toujours. Celle qui entre dans notre Volonté touche de ses mains

  • notre Acte créateur, toujours en action, et
  • notre Amour toujours nouveau qui se donne à la créature

Ce n’est pas seulement notre Amour, mais notre grand Amour qui fait sortir de notre Sein et diriger vers elle

  • une Bonté,

  • une Puissance,

  • une Sainteté et

  • une Beauté nouvelles.

Ainsi Nous maintenons la créature sous la pluie

  • de nos Actes nouveaux et toujours en action.

Si bien que toute la création est dans l’Acte

  • de se répéter et
  • de se donner aux créatures. Nos modes d’action sont toujours les mêmes et ne changent jamais.

La Béatitude des bienheureux du Ciel est continuellement nourri de notre Acte nouveau qui ne cesse jamais. Nous faisons la même chose pour la créature qui vit dans notre Volonté Divine sur terre.

Nous nourrissons son âme

  • de Sainteté nouvelle,
  • de Bonté nouvelle,
  • d’Amour nouveau

Nous la maintenons sous la pluie de nos Actes nouveaux. Notre Volonté est toujours en acte.

Avec cette différence que les bienheureux

  • n’acquièrent rien de nouveau et
  • ne font que baigner dans les Joies toujours nouvelles de leur Créateur.

Au contraire, l’heureux voyageur sur la terre qui vit dans notre Vouloir

  • est toujours dans l’acte de faire de nouvelles conquêtes.

C’est pourquoi la créature

  • qui ne fait pas notre Volonté et
  • qui ne vit pas en Elle se rend étrangère à la famille céleste .

Elle ne connaît pas les Biens de son céleste Père. Et recueille à peine les gouttes de l’Amour et des Biens de son Créateur. Elle se fait fille illégitime qui n’a pas droit aux Biens de son divin Père.

Seule ma Volonté lui donne

  • le droit des descendants, et
  • la liberté de prendre ce qu’elle veut dans la maison de son Père céleste.

Celle qui vit dans notre Volonté est comme la fleur qui reste sur la plante.

Sa mère la terre ressent le devoir

  • de donner aux racines de la fleur une place dans sa propre maison,
  • de la nourrir des humeurs vitales qu’elle possède
  • de l’exposer aux rayons du soleil pour lui donner ses couleurs.

Et elle attend la rosée de la nuit pour faire en sorte que sa fleur puisse

  • résister à l’ardeur des baisers du soleil,
  • se développer et recevoir le caractère des plus intenses et des plus beaux parfums. On peut donc dire que la mère terre est la nourriture et la vie de la fleur.

Telle est l’âme qui vit dans notre Volonté. Nous devons lui donner sa place dans notre maison et mieux qu’une mère

  • la nourrir, l’élever et
  • lui accorder les grâces pour être capable d’être exposée au-dedans et au dehors à l’ardente Lumière de l’Immensité de notre Volonté, et de La supporter.

Par contre, celle qui ne fait pas notre Volonté et ne vit pas en Elle est comme la fleur qu’on a cueillie et mise dans un vase. Pauvre fleur, elle a déjà perdu sa maman qui avec tant d’amour la nourrissait, l’exposait au soleil pour la réchauffer et lui donner ses couleurs . Bien qu’il y ait de l’eau dans le vase, ce n’est pas sa mère qui la lui donne et ce n’est donc pas une eau nourrissante. Même si elle est conservée dans le vase, la fleur est sujette à se faner et à mourir.

Telle est l’âme sans notre Volonté. Il lui manque la divine Maman qui l’a engendrée. Il lui manque la vertu nourrissante et fécondante, il lui manque la chaleur maternelle qui la réchauffe et avec sa lumière lui donne des touches de beauté pour la rendre belle et vermeille. Pauvre créature sans la tendresse et l’amour de celle qui lui a donné la vie, et qui dans son exil grandira sans beauté et sans vrai bien !

Après quoi je faisais ma tournée dans la Volonté Divine afin de trouver tous les actes de la créature

  • pour y mettre mon « je vous aime » et
  • pour demander dans chaque acte le Royaume de la Volonté Divine sur la terre.

Mon doux Jésus ajouta : « Ma fille, quand ma Volonté Divine est invoquée dans l’acte de la créature,

  • Elle ôte la rudesse de la volonté humaine,
  • Elle adoucit ses voies,
  • Elle réprime sa violence. Et avec sa Lumière
  • réchauffe les œuvres engourdies par le froid du vouloir humain.

De sorte que celle qui vit dans ma Volonté Divine prépare les grâces préventives pour les générations humaines

  • afin de La faire connaître. Dans chaque Acte accompli dans ma Volonté,
  • la créature forme la marche pour monter jusqu’à Elle. Et Je peux apporter aux créatures les Connaissances du Fiat suprême.

De sorte qu’à celle qui vit en Elle, ma Volonté Divine donne les vertus maternelles

  • qui lui font remplir le rôle d’une vraie Mère en rapprochant Dieu et les créatures.

Tu vois par conséquent la nécessité de tes actes dans ma Volonté pour former un long escalier

  • qui devrait monter jusqu’au Ciel pour obtenir comme par violence, avec sa propre Force divine,
  • que mon Fiat descende sur la terre pour y former son Royaume.

Les créatures qui se trouveront sur cet escalier seront les premières

  • à Le recevoir et
  • à permettre qu’Il règne parmi elles.

Sans escalier, personne ne peut monter. Il est donc nécessaire qu’une créature le construise pour permettre aux autres de monter.

Pour que cette créature puisse s’y prêter Nous devons lui donner le rôle d’une mère qui,

  • aimant les créatures comme des enfants qui lui ont été donnés par ma Volonté Divine,
  • accepte ce mandat et
  • ne s’épargne ni travaux ni sacrifices, et
  • offre si nécessaire sa vie même par amour pour ses enfants.

Plus encore, en lui donnant le rôle de mère, ma Volonté Divine

  • dote son âme de l’Amour maternel de son propre Cœur et

  • lui donne une Tendresse divine et humaine afin de conquérir Dieu et les créatures

  • pour les unir et leur faire accomplir la Volonté Divine.

Il n’est pas de plus grand honneur

  • que nous puissions donner à la créature que la maternité.

Elle est porteuse des générations. Nous lui donnons les grâces pour former le peuple de prédilection.

Et bien que maternité signifie Souffrance, elle aura la Joie toute divine de voir sortir de sa souffrance

  • les enfants de ma Volonté.

Par conséquent, répète toujours tes actes et ne recule pas. Reculer est le fait des lâches, des paresseux, des inconstants. Ce n’est pas celui des forts et moins encore celui des enfants de ma Volonté.