Mon pauvre esprit semble ne rien savoir faire hormis se perdre dans le divin Fiat. Oh ! Quelle douleur lorsque, même pour un bref instant, il est ravagé par l’ombre d’une pensée

  • de ne pas être tout entier dans la Volonté de Dieu !

Je sens, hélas, le poids de ma volonté malheureuse.

Par contre, s’il n’entre rien en moi qui n’est pas la Volonté de Dieu,

  • je me sens heureuse,
  • je vis dans l’Immensité de sa Lumière,
  • je ne peux même pas savoir où finit sa Lumière qui forme pour moi le Séjour céleste de la Paix éternelle.

Oh ! Puissance du Vouloir Suprême, ne me quitte pas un seul instant.

Toi qui sais comment changer

  • l’humain en Divin,
  • la laideur en Beauté,
  • les souffrances en Joies, bien qu’elles restent des souffrances.

Tes Bras de Lumière me tiennent si étroitement que tout le reste,

  • dispersé par ta Lumière, n’ose plus m’inquiéter ni briser mon bonheur.

Je pensais cela lorsque mon doux Jésus,

  • comme pour approuver et confirmer mes pensées, me dit :

Ma fille, n’est-ce pas que ma Volonté Divine est belle ! Ah ! Elle seule est porteuse

  • du vrai Bonheur et de la grande Fortune de la pauvre créature, qui, en faisant sa propre volonté, ne fait rien d’autre que
  • briser son Bonheur,
  • interrompre le courant de Lumière et
  • changer sa Fortune en un très grand malheur.

Et lorsque la créature se dispose à faire ma Volonté,

  • elle réhabilite les Biens perdus.

Parce que la substance de ma Volonté Divine est Lumière . Et toutes ses Œuvres peuvent être appelées des effets de cette Lumière.

Celle qui se laisse dominer par ma Volonté,

  • bien que l’Acte soit Un, possédant la substance de la Lumière, elle sentira les nombreux effets que produiront
  • les Œuvres, les Pas, la Parole, les Pensées, les Palpitations de ma Volonté Divine dans son âme.

Elle pourra dire : « Je suis un Acte Unique de Volonté Suprême. Et tout le reste n’est rien d’autre que les effets de sa Lumière. »

Les effets de cette Lumière sont admirables. Ils prennent toutes les ressemblances, toutes les formes

  • d’œuvres, de pas, de paroles,
  • de souffrances, de prières et de larmes,

Tous animés par la Lumière, ils forment de si belles variétés de Beautés

  • que ton Jésus en demeure ravi.

Tel le soleil

  • qui anime chaque chose de sa lumière sans rien détruire ni changer,
  • mais elle vient y mettre de lui-même et
  • elle communique la variété des couleurs, la diversité des saveurs, en leur faisant acquérir une vertu et une beauté qu’elles ne possédaient pas.

Telle est ma Volonté Divine :

Sans rien défaire de ce que fait la créature, Elle

  • l’anime par sa Lumière,
  • l’ embellit et
  • lui communique sa Puissance Divine.

Après quoi je continuais mon abandon dans le divin Fiat en suivant ses Actes

Mon Jésus bien-aimé ajouta : Ma fille, tout Bien sort de Dieu lorsqu’il est mûr. Cette maturation se forme entre Dieu et l’âme.

Vois-tu, en faisant tes actes, tu t’exposes aux rayons du Soleil Divin Sous la Chaleur et la Lumière, tes actes ne restent pas arides et insipides, mais ils mûrissent.

Et toi avec eux, tu mûris

  • dans l’Amour et
  • dans les Connaissances divines
  • et en tout ce que tu fais.

Et Moi, te voyant mûrie dans ces actes, Je prépare en Moi-même

  • un supplément d’Amour et
  • d’autres Vérités à te communiquer.

Étant donné que rien de ce que J’engendre n’est stérile. Bien au contraire, tout est fécond et bien mûri

  • dans la Flamme vivante de mon Amour. Ainsi tu reçois la vertu pour former en toi de maturations nouvelles.

C’est pourquoi J’attends souvent que tu aies achevé tes actes, pour te faire la surprise de te manifester d’autres Vérités.

Ceux-ci, comme autant de Souffles de chaleur et de lumière,

  • agissent en faisant mûrir dans ton âme les Biens et les Vérités que ton Jésus t’a communiqués.

Tu vois ainsi la nécessité de tes actes

  • pour te disposer à recevoir d’autres Connaissances de mon divin Fiat afin de Me laisser trouver en toi la continuation de tes actes
  • pour les faire mûrir.

Sinon que pourrais-Je faire ? Je resterais comme un soleil qui en parcourant la terre

  • ne trouverait pas une fleur ou un fruit à faire mûrir. De sorte que tous les admirables effets que contient le soleil
  • resteraient dans sa lumière. Et la terre ne recevrait rien.

C’est pourquoi le Ciel ouvre aux âmes qui travaillent

  • la Puissance miraculeuse de la Lumière de mon Vouloir divin,

non pas aux âmes oisives, mais à celles

  • qui œuvrent,
  • qui se sacrifient,
  • qui aiment,
  • qui trouvent toujours quelque chose à faire pour Moi.

Tu devrais savoir que les Béatitudes du Ciel reviennent sur la terre

  • pour aller se déposer dans l’âme, qui œuvre dans ma Volonté.

Car elles ne veulent pas la laisser

  • privée des Joies et du Bonheur célestes, alors que cette âme forme une seule et unique Volonté avec le Ciel.

Cependant, les âmes bienheureuses,

  • si elles baignent dans les Joies divines, n’en acquièrent aucun mérite.

Par contre, pour l’âme encore en voyage,

  • cela s’ajoute à son Bonheur et à ses Mérites.

Parce que pour celle qui fait ma Volonté sur la terre, tout est méritoire :

  • la parole,
  • la prière,
  • le souffle et
  • les joies elles-mêmes se convertissent en mérites et en nouvelles acquisitions.