Je faisais mes actes dans le Vouloir divin. Je priais qu’Il puisse revêtir tout mon être afin que

  • tous mes battements de cœur, souffles, paroles et prières sortent de moi tels des Actes répétés de la Volonté Divine .

Oh ! comme je voudrais être un Acte continu de la Volonté Divine

  • afin de pouvoir dire : « J’ai en mon pouvoir tous tes Actes et ton Amour.. Je fais par conséquent ce que Tu fais. Et je ne T’aime pas moins que Tu m’aimes ! »

Il me semble que l’Amour vrai ne sait pas se restreindre. Il veut s’étendre au point de vouloir un Amour infini dans sa puissance.

Comme il n’est pas donné à la créature de pouvoir L’embrasser, elle a recours à la Volonté Divine pour l’obtenir.

Se plongeant en Elle, la créature dit avec la plus haute satisfaction : « J’aime d’un Amour infini. » Ma petite intelligence se perdait dans le divin Fiat.

Alors lorsque mon aimable Jésus me dit :

« Ma fille, celle qui se satisfait du petit amour que possède la créature

  • ne connaît pas la nature de l’Amour véritable. D’autant plus ce cet amour est sujet à s’éteindre.

Si elle s’en contente, la créature en vient à manquer de la source nécessaire

  • qui donne vie à la flamme de l’Amour véritable et Le nourrit.

Tu vois ainsi, ma fille, que notre Bonté paternelle a donné à l’homme en le créant la liberté de pouvoir venir à Nous aussi souvent qu’il le voulait

  • sans y mettre aucune limite.

Au contraire, pour l’inciter à venir beaucoup plus souvent, Nous lui avons promis qu’à chacune de ses visites, il recevrait la belle surprise d’un Don nouveau.

Cela aurait été pour notre Amour inextinguible une Souffrance s’il n’avait eu toujours quelque chose à donner à ses enfants.

Il attend même avec impatience leur arrivée pour leur faire

  • l’une après l’autre la surprise de Dons plus beaux les uns que les autres.

Notre Amour veut festoyer avec la créature. Il est heureux de préparer Lui-même les festivités

  • pour avoir l’occasion de toujours donner.

Il est comme le père qui veut être entouré par ses enfants

  • non pour recevoir,
  • mais pour donner et préparer les fêtes et les banquets pour se réjouir avec ses enfants.

Quelle pourrait être la douleur d’un père aimant si ses enfants ne venaient pas ou n’avaient rien à lui donner ?

Pour notre Bonté Paternelle,

  • il n’y a pas de danger que Nous n’ayons pas quelque chose à leur donner,
  • mais il y a celui que nos enfants ne viennent pas.

Notre Amour devient délirant parce qu’Il veut donner.

Et pour être plus sûr de l’endroit où la créature déposerait les Dons, il veut trouver en elle notre Volonté Divine

  • qui préservera la valeur infinie de nos Dons.

La créature cessera de se trouver petite dans son amour, ses prières et ses actes Elle se sentira unie avec notre Volonté qui coule en elle comme une veine infinie, de sorte que tout deviendra infini pour la créature :

  • son amour, ses prières, ses actes et toutes choses.

En Nous aimant, elle ressentira alors en elle le Contentement

  • qui n’est autre que Nous-mêmes. Parce qu’elle tiendra un Vouloir divin en son pouvoir Et c’est Lui qui court dans ses actes. »

Après quoi je continuais ma ronde dans les Actes

  • que le Fiat omnipotent avait faits dans la Création afin
  • d’aimer, d’honorer et de remercier ce qu’Il avait fait.

Je comprenais l’ordre, l’union et l’inséparabilité

  • que possèdent toutes les choses créées, et cela uniquement parce qu’une Volonté Divine les domine.

De sorte que toute la Création peut être appelée

  • un Acte unique et continu de la Volonté Suprême.

Cet Acte,

  • étant donné que la Volonté qui règne est Une, maintient
  • la Paix, l’Ordre, l’Amour et l’Inséparabilité entre toutes les choses créées.

Car autrement, s’il n’y avait pas une Volonté unique,

  • mais plus d’une qui les domineraient, il n’y aurait pas de véritable union entre les choses créées.

Le ciel serait en guerre avec le soleil, le soleil avec la terre, la terre avec la mer, etc.

Ils imiteraient les hommes

  • qui ne se laissent pas dominer par un seul et unique Vouloir Suprême,

De sorte

  • qu’il n’y a pas d’union véritable entre eux et
  • que les uns se dressent contre les autres.

Mon Jésus, mon Amour, oh, combien je voudrais être un Acte unique de ta Volonté

  • pour être en paix avec tous et
  • pour posséder l’union et l’inséparabilité du ciel, du soleil, et de toutes choses ! Et Tu trouverais en moi l’Amour que tu as mis dans le ciel, le soleil, et en toutes choses.

Mon doux Jésus ajouta :

Ma fille, toutes les choses que Nous avons créées possèdent

  • la Force unitive et
  • le lien d’Inséparabilité.

Notre divin Fiat sait comment faire des choses distinctes entre elles. De telle sorte qu’une chose créée ne puisse pas dire : « Je suis comme l’autre. »

Le ciel ne peut pas dire qu’il est soleil. Et le soleil ne peut pas dire qu’il est mer.

Mais il ne sait cependant pas

  • comment faire des choses isolées et séparées entre elles.

L’union plaît tellement à notre divin Fiat qu’Il les place dans la condition

  • l’un ne peut pas se séparer de l’autre.

Bien qu’ils soient distincts et que chacun ait sa fonction, l’ordre et l’union dans leur mouvement sont tels

  • que ce mouvement est un,
  • et que une est leur ronde incessante.

Mais pourquoi mon Fiat rend-Il leur mouvement et leur ronde continuels ?

C’est afin

  • de leur donner cette course d’Amour vers Celui qui les a créées, et
  • de les faire courir vers les créatures, pour exercer leur fonction d’offrande de l’Amour de leur Créateur,
  • qui les a créées pour elles.

Or la créature possède le lien de toutes les choses créées. Elle tourne avec elles.

Ainsi, si tu respires, c’est l’air qui te fait respirer, palper, circuler le sang dans tes veines.

L’air te donne le souffle, le battement de ton cœur. Il le prend pour te le redonner à nouveau. Et tandis qu’il donne et prend incessamment ton souffle, ll tourne et court avec toutes les choses créées. Et ton souffle tourne et court avec l’air.

Ton œil, en se remplissant de la lumière, court dans le soleil. Tes pieds courent avec la terre.

Mais veux-tu savoir qui possède le bien de sentir

  • la force, l’union, l’ordre et l’inséparabilité de toutes les choses créées vivantes, et
  • la course de tout son être vers le Créateur ?

C’est celle qui se laisse dominer et possède la Vie de ma Volonté.

Les choses n’ont pas changé et sont comme elles étaient au commencement.

C’est la créature qui a changé en ne faisant pas notre Volonté.

Mais la créature qui fait notre Volonté et se laisse dominer par Elle occupe la place d’honneur telle que créée par Dieu.

Par conséquent Nous la trouvons

  • dans le soleil,
  • dans le ciel,
  • dans la mer, et
  • en union avec toutes les choses créées.

Oh ! comme il est beau de la trouver dans toutes les choses

  • que Nous avons créées et
  • que Nous avons faites uniquement par Amour pour elle.