(1) Mon abandon dans la Volonté Divine continue. Je sens sa Force enchanteresse qui s’impose doucement sur moi,

  • mais sans me forcer. Car Il n’aime pas les choses forcées. Elles ne sont pas pour Lui. Ce sont des choses qui ne Lui appartiennent pas.

C’est pourquoi Il veille à ce que tous mes actes

  • reçoivent la Vie de la Volonté Divine et
  • puissent devenir comme ses propres Actes.

Il me semble que chacun des actes accomplis dans son adorable Volonté

  • est une victoire qu’Il remporte sur la petitesse de ma volonté.

Et je me disais : « Que la nature humaine est laide sans la Volonté Divine. »

Mon doux Jésus me dit :

(2) Ma fille, la nature humaine qui vit sans ma Volonté est laide.

Parce qu’elle a été créée par l’Être Suprême

  • pour vivre unie avec le divin Fiat

Si bien qu’en vivant sans Lui,

  • un mouvement survient dans la nature humaine : Dans ce mouvement,
  • l’Ordre, la Force, l’Amour, la Lumière, la Sainteté, la raison elle-même est ôté.

Toutes ces merveilleuses dots sont là dans la créature,

  • parce que Dieu les y a placées comme en un sanctuaire. Mais elles ne sont plus à leur place, toutes en désordre.

Comme elles ne sont plus à leur poste, l’une joue contre l’autre :

  • les passions combattent la Sainteté,

  • la faiblesse combat la Force,

  • l’amour humain combat le Divin,

  • la créature le Créateur, etc.

La nature humaine sans la Volonté Divine se change en laideur. Elle se retourne. Dans son désordre, elle part en guerre contre son Créateur.

L’âme et le corps ont été créés par Dieu pour vivre ensemble.

Si le corps voulait avoir une vie séparée de l’âme, ne subirait-il pas une triste transformation,

  • au point de ne plus reconnaître ce qu’il était ?

Dans la création de l’homme, notre Divinité a fait participer notre Sagesse infinie,

  • celle d’un artisan expert qui possède toute la science et tout l’art de créer,
  • et qui voit dans son Omniscience que pour que cet homme puisse être notre Honneur et digne
  • de l’Œuvre de nos Mains créatrices,
  • de notre Gloire et de la sienne aussi,

il doit

  • être formé d’un corps et d’une âme, et
  • être chargé de notre Volonté comme Vie première de l’âme et du corps, de sorte que
  • ce qui est l’âme pour le corps,
  • notre Volonté devait l’être pour l’un et pour l’autre.

C’est pourquoi la créature a été créée et a eu son commencement : corps, âme, volonté humaine et Volonté Divine , tous ensemble, qui devaient avoir une Vie en commun dans le plus grand accord.

Notre Volonté qui avait la primauté devait se faire

  • Nourricière,
  • Conservatrice et
  • Dominatrice de cette créature.

(3)Or si la nature humaine sans notre Volonté Divine est laide, unie à notre Volonté elle est d’une Beauté rare et enchanteresse.

Dans sa création, Nous avons placé le germe et la semence de la Lumière.

Mieux qu’une tendre mère, notre Fiat étendit ses ailes par-dessus cette semence. Il la caresse,

  • lui donne son Souffle,
  • l’embrasse,
  • la nourrit,
  • la fait grandir et
  • lui communique avec sa Chaleur et sa Lumière toutes les diversités de Beautés divines.

La nature humaine qui reçoit cette participation

  • est sous l’influence impétueuse et continuelle d’une Force, d’une Sainteté, d’un Amour tout divin. Elle grandit pour devenir belle, aimable et admirable aux yeux de tous.

Ainsi la nature humaine, comme elle fut créée par Nous,

  • n’est pas laide, mais belle. Nous ne savons d’ailleurs pas faire une chose laide.

Mais elle peut se rendre laide elle-même

  • en ne demeurant pas dans les voies pour lesquelles elle a été créée et voulue par Nous.

Tu vois par conséquent combien il est nécessaire que les créatures

  • fassent notre Volonté et
  • vivent dans notre Volonté.

C’est parce qu’ Elle est l’Acte primordial de leur création. Si Celui-ci n’est plus là,

  • elles restent défigurées et
  • elles n’ont pas de vraie Vie.

Toutes les choses créées ont été doté de deux ou trois éléments.

Le soleil possède la lumière et la chaleur. si la première voulait vivre sans la deuxième, elle serait stérile,

  • privée de fécondité, et, si la chaleur voulait se séparer de la lumière,
  • elle se changerait en ténèbres, ce qui défigurerait la plus belle planète qui enchante tout l’univers.

La terre est formée des éléments terre et eau.

Si la première voulait se passer de la deuxième, elle deviendrait poussière

  • et ne pourrait pas former le sol qui permet à l’homme de bâtir des édifices, marcher d’un pas ferme.

Car tout serait instable sous ses pieds, et ce n’est pas tout.

Si la terre ne voulait pas recevoir de semences en son sein,

  • elle ne donnerait pas de belle floraisons, de fruits à profusion, ce qui signifie que, terre, eau et semence doivent vivre ensemble,
  • l’un doit être la vie de l’autre.

Ils doivent rester unis comme ils l’étaient à l’origine de leur création. Sinon, la terre serait terrifiante et n’aurait pas

  • la vie des Bienfaits à donner aux créatures, que Dieu lui assigna.

Aucune chose ne fut créée isolément. Et, tout le bien consiste à les maintenir telles que Dieu les créa.

Il en va ainsi pour les sciences. Si une personne voulait apprendre à lire

  • sans retenir les voyelles,
  • ni les assembler aux consonnes, qui sont les bases pour pouvoir acquérir ces sciences, pourrait-elle jamais maîtriser la lecture ? Non, sûrement pas !

Elle pourrait se passionner pour les livres, mais elle n’apprendrait jamais.

Tu vois par conséquent la stricte nécessité de se conformer à la façon

  • dont les choses ont été formées au début de leur existence, si on veut éviter qu’elles passent
  • de la beauté à la laideur
  • du bien au mal,
  • de la vie à la mort.

Si la créature ne vit pas avec notre Volonté qui fut à l’origine de sa création,

  • quel Bien peut-elle espérer ?

Oh ! Si toutes pouvaient le comprendre, ils chercheraient à se laisser dominer, nourrir, élever par ma Volonté, qui formerait en eux

  • tout ce qui est de plus beau, de plus saint, la richesse dans la vie ici-bas
  • et la grande gloire de la vie là-haut ! »

(4) Après quoi je continuais mes actes dans la Volonté Divine Il me semblait que ces actes avaient alors la vertu

  • d’unir le Ciel et la terre,
  • d’attirer tous les habitants célestes à observer la créature qui se laissait investir par la Volonté Divine, pour qu’Il agisse dans ses actes.

Mon doux Jésus ajouta :

(5) Ma fille, il n’y a rien

  • de plus beau,
  • de plus saint,
  • de plus gracieux qui possède une Vertu et une Force plus enchanteresse qu’une âme dominée par ma Volonté Divine.

Elle est le sourire du Ciel sur la terre. Chacun de ses actes est un enchantement pour son Créateur

  • qui sent la douce Force de sa Volonté dans la créature et
  • qui se laisse agréablement ravir. Et tous les bienheureux sentent que sur la terre il y a une âme
  • qui ravit la Volonté du Ciel pour La faire sienne et vivre en commun avec eux.

Oh ! Ils sont doublement heureux voyant

  • que ce Fiat qui les béatifie et leur apporte la Félicité suprême règne aussi dans un point de la terre, où Il opère et triomphe.

L’on voit sur ce point de la terre

  • une nuée du ciel,
  • une Volonté Divine à l’œuvre,
  • un sourire de la Patrie céleste qui attirent l’attention de tout le Ciel
  • pour qu’Il la défende et
  • pour qu’Il jouisse de ce Sourire que forme la Volonté Divine dans cette créature.

Parce que les saints

  • sont inséparables de tous ses actes et
  • y participent selon leur mérite.

Puisque les actes accomplis dans ma Volonté Divine sont autant de chaînes d’Amour

  • qui courent entre le Ciel et la terre et
  • qui les aiment toutes sans exception. Comme la créature les aime toutes, elle est pour tout le monde la bienvenue.

Par conséquent, ma fille, sois attentive Vole, cours toujours dans mon Vouloir divin

  • afin de former le Sourire du Ciel sur la terre. Il est beau de voir le Sourire du Ciel.

Comme le Bonheur et le Sourire sont ses propriétés, la terre est rendue

  • plus belle,
  • plus attirante.

Parce que le Sourire céleste

  • que ma Volonté Divine forme dans la créature n’est pas sa propriété.