Je faisais ma ronde dans la Volonté Divine pour suivre ses Actes. J’étais arrivée au point où l’Enfant céleste était en Égypte. Sa Maman céleste Le berçait pour L’endormir , tout en confectionnant de ses mains maternelles un petit habit pour le divin Enfant.
Je m’unissais à sa Maman pour faire courir entre ses doigts et dans le fil mes « je T’ aime » à Jésus afin de les tisser dans le petit habit. Sur le pied de la Reine qui balançait le berceau, je plaçais le mien afin de pouvoir moi aussi le bercer et faire pour Jésus ce que faisait sa Maman.
Et c’est alors que l’Enfant céleste , entre la veille et le sommeil, dit : « Mes deux Mamans ! » Me rappelant cela et ce qui est écrit dans le livre vingt-quatre, je pensais en moi-même : « Voilà que mon cher Jésus répète quand même ces doux mots ‘Mes deux Mamans’. »
Après la tempête si terrible
- qui avait dévasté ma pauvre âme comme une averse de grêle, et
- qui sait combien d’autres fautes j’avais commises, je pensais que Jésus n’aurait plus pour moi ce tendre Amour qui Lui faisait dire si gentiment : « Mes deux Mamans. » Je pensais cela et alors mon aimable Jésus me dit :
Ma fille, comme tu n’avais pas arrêté
- de t’unir continuellement avec notre Maman céleste,
- de placer pour Moi tes « je T’aime » dans ce qu’elle faisait, est-ce que Je pouvais cesser de dire : « mes deux Mamans » ?
Je t’aimerais alors moins que toi tu M’aimes. Alors que jamais Je ne laisse jamais l’amour de la créature dépasser le Mien.
Tu devrais aussi savoir
- que tout ce que la créature fait dans ma Volonté Divine,
- ce Bien que fait la créature a la vertu de se convertir en nature. Un Bien véritable en nature n’est jamais perdu. Il n’y a pas non plus de difficultés à le répéter aussi souvent qu’on le veut.
Aurais-tu peut-être de la difficulté à respirer, à toucher ? Non, parce que c’est dans ta nature. Si tu ne le veux pas, il te faut plutôt faire un effort,
- et un effort qui pourrait te coûter la vie.
Et c’est là le plus grand prodige de ma Volonté : convertir en nature
- la prière,
- l’amour,
- la sainteté,
- ses connaissances.
Et lorsque Je vois que la créature s’est placée sous l’autorité de ma Volonté,
- si bien que ma Volonté a été capable de changer en nature mes Biens divins, mes Paroles résonnent dans l’âme avec ma Puissance créatrice
- et lui donnent la maternité de nature.
Comment alors ne pas répéter : « Mes deux Mamans. » ?
Ce que je dis est réalité. N’est-il pas vrai
- que ma Maman est ma Mère selon l’ordre de la nature et
- qu’elle est aussi ma Mère selon l’Ordre divin en vertu de la Volonté Divine qu’elle possédait ?
Si elle n’avait pas possédé mon Vouloir, elle n’aurait pu être ma Mère,
- ni dans l’ordre humain
- ni dans l’Ordre divin.
Oh, combien de choses ma Volonté est-Elle capable de faire dans la créature qui se laisse dominer par Elle !
Ma Volonté sait comment
- faire descendre l’Ordre divin dans l’humain et
- convertir en nature l’Ordre divin. Elle sait accomplir des prodiges capables de stupéfier le Ciel et la terre.
Laisse-toi dominer par ma Volonté. Et Je ferai résonner en toi mes douces Paroles : « Ma chère Maman, que mon Fiat garde pour Moi sur la terre. »
Après quoi je suivais le divin Fiat dans la Création et je me disais :
« Je veux entrer dans le soleil et le vider de l’Amour que Dieu y a mis par Amour pour les créatures et sur les ailes de sa lumière, Le rapporter à mon Créateur
- pour Lui témoigner mon amour.
Je veux vider le vent pour Lui rapporter l’impétuosité, les gémissements et la domination de l’Amour afin de régner sur le divin Cœur
- pour apporter le Royaume de la Volonté Divine sur la terre.
Je veux vider le ciel de l’Amour qu’il contient afin de rapporter à mon Créateur l’Amour
- qui ne finit jamais, qui ne dit jamais ‘c’est assez’, pour L’assaillir de tous les côtés, et Le Lui apporter en L’aimant en retour par tous et en tous. »
Mais qui peut dire toutes les folies que j’ai dites à propos de toutes les choses créées. Je faisais cela.
Alors mon doux Jésus me dit :
Fille de ma Volonté, combien M’est agréable
- l’âme qui entre dans mon Vouloir pour y trouver toutes mes Œuvres ! Et volant d’une chose créée à l’autre, elle calcule selon ses faibles capacités
- combien d’Amour, de Bonté, de Puissance, de Beauté et d’autres choses J’ai pu mettre dans chaque chose créée.
Puisque pour celle qui vit dans ma Volonté ce qui est à Moi est à elle, elle les embrasse toutes et Me les ramène, M’entoure, en tant que retour de son amour.
Je sens revenir à Moi
- l’Amour que Nous avons mis dans la Création,
- la Puissance, la Bonté et la Beauté avec lesquelles Nous avons peint toute la Création.
Et dans notre excès d’Amour, Nous disons : « La fille de notre Volonté Nous retourne
- nos Œuvres,
- notre Amour,
- notre Bonté et
- tout le reste.
Tout en Nous les retournant, elle les laisse à leur poste. Et Nous ressentons de la Joie et du Bonheur
- comme si Nous faisions à nouveau toute la Création. »
Or tu dois savoir qu’en créant
- tout l’univers,
- la variété de tant de choses diverses,
Nous avons émis un Acte déterminé et suffisant pour chaque chose,
- de telle sorte qu’aucune ne peut outrepasser la limite dans laquelle elle a été créée.
Cependant, bien que ce fût un Acte déterminé
- que les choses créées ne peuvent pas dépasser, c’était un Acte complet.
Si bien que les créatures
- ne peuvent prendre tout le bien que contient chaque chose créée. Et elles n’en ont d’ailleurs pas la capacité.
Qui donc en vérité pourrait dire : ‘ Je peux prendre toute la lumière du soleil ‘ ? ou : ‘ Le ciel par-dessus ma tête n’est pas suffisant pour moi ‘ ? ou : ‘ Toutes les eaux ne parviennent pas à me désaltérer ‘ ? ou : ‘ La terre n’est pas suffisante sous mes pieds ‘ ? et bien d’autres choses.
Et cela parce que lorsque notre Divinité accomplit un Acte et crée des choses :
- si grand est notre Amour,
- si surabondants le Luxe, l’Étalage et la Splendeur de ce que Nous possédons !
Aucune de nos Œuvres ne peut être qualifiée de pauvre. Toutes sont une manifestation grandiose,
- certaines par un luxe de Lumière,
- d’autres par la splendeur de leur Beauté,
- d’autres encore par la variété de leurs Couleurs.
Elles semblent vouloir dire dans leur langage muet :
« Notre Créateur est immensément Riche, Beau, Puissant, Sage. Nous sommes toutes par conséquent,
- telles des Œuvres dignes de Lui, nous faisons un étalage de ce Luxe dans la fonction que Dieu nous a donnée. »
Or, ma fille, tel ne fut pas le cas en créant l’homme Nous n’avons pas mis en lui un Acte déterminé, mais un Acte toujours en croissance.
Notre Amour ne voulait pas dire à l’homme que ‘c’est assez’. Cela aurait été comme un obstacle à notre Amour, un arrêt à notre enthousiasme. Non, non, Notre ‘c’est assez ‘ n’a pas été prononcé dans la création de l’homme.
Il n’a pas mis une fin, mais un Acte toujours grandissant.
De façon à ce que nos manifestations d’Amour
- ne puissent pas avoir de fin, mais puissent être capables de manifester une splendeur
- de Luxe, de Grâce, de Sainteté, de Beauté,
- de Bonté et de tout le reste autant qu’il Lui plairait.
Nous avons attaché notre Acte croissant à son libre arbitre
- afin qu’il ne puisse y avoir aucun obstacle au Luxe dont il serait capable.
Et pour que notre Acte croissant dans l’homme
- puisse avoir tous les soutiens possibles et imaginables,
Nous avons également mis notre Volonté Divine à sa disposition
- afin de lui permettre de maintenir aux dépens de notre Volonté tout le luxe désiré et la surabondance des Biens de son Créateur.
Notre Amour n’a pas osé dire : ‘ C’est assez pour l’homme, notre enfant – jusqu’ici, tu peux aller.’
Non, non, cela aurait été comme si un père disait à ses enfants : « Jusqu’à une certaine date, vous pourrez vous asseoir à ma table. Puis ce sera fini. » Ce ne serait pas l’amour d’un père, mais d’un maître.
Que l’enfant puisse vouloir arrêter de recevoir de la nourriture de son père,
- cela se peut, mais que le Père lui dise : « Tu resteras dans le jeûne », Il ne le fera jamais.
Telle est notre Bonté : Nous ne dirons jamais ‘c’est assez’ à la créature.
Notre Acte croissant lui servira continuellement de la nourriture
- pour la faire grandir et la conserver. Mais si la créature ingrate refuse de se servir de notre Acte croissant,
- ce grand Don que lui a fait son Créateur, Nous aurons la tristesse de voir
- notre chère enfant jeûner, dans la pauvreté,
- notre Acte entravé et sans vie. Et la créature changera notre enthousiasme d’Amour en tristesse.
Par conséquent, si tu veux que notre Acte croissant puisse avoir la vie en toi,
- ne sors jamais de notre Volonté Divine qui veillera jalousement à te faire toujours, toujours, grandir.