Je suis toujours dans ma chère et sainte Hérédité du divin Fiat. Je ressens le besoin extrême de ne jamais en sortir parce que

  • le petit atome de mon existence a conscience de son néant et
  • ce rien ne peut rien faire si le Vouloir Divin, en jouant avec lui, ne le remplit pas de son tout, pour lui faire faire ce qu’Il veut.

Et, oh ! Combien je ressens le besoin

  • que le Vouloir divin me retienne dans sa Vie et
  • que j’y reste toujours.

Et moi, toute craintive, je sens que je ne peux vivre sans le divin Fiat.

Mon doux Jésus, avec une inexprimable bonté, me dit alors :

Ma fille, n’aie pas peur. La peur est le fouet du pauvre rien, pour que ce rien,

  • frappé par le fouet de la peur, se sente faiblir et perdre sa vie.

Par contre, l’amour est ce qui pousse le rien à se jeter dans le Tout. Le Tout le remplit de sa Vie divine Et le rien ressent la vraie Vie

  • qui n’est pas sujette à décliner,
  • mais à vivre toujours.

Tu dois savoir que l’Amour qui nourrit notre Être Divin pour la créature

  • est si grand, que Nous donnons de Nous-mêmes
  • pour que la créature soit capable de rivaliser avec son Créateur.

C’est pourquoi Nous lui donnons notre Volonté, notre Amour et notre Vie afin que la créature les fasse siens pour remplir le vide de son néant et qu’elle soit ainsi capable de Me rendre

  • volonté pour Volonté,
  • amour pour Amour,
  • vie pour Vie.

Et Nous, bien qu’ayant donné ces choses à la créature, Nous acceptons qu’elle Nous les donne comme si elles étaient siennes, Nous réjouissant que la créature puisse rivaliser avec Nous,

  • elle qui Nous donne, et
  • Nous qui recevons.

Nous faisons cela pour redonner à la créature ce qu’elle Nous a donné afin qu’elle ait toujours quelque chose à Nous donner.

Si la créature ne veut pas recevoir, elle ressent alors le vide de son néant

  • sans une Volonté Divine qui la sanctifie et
  • sans l’Amour qui l’amène à aimer son Créateur.

Et c’est alors que sur ce rien, les maux se précipitent,

  • les fouets de la peur,
  • les terreurs des ténèbres,
  • les pluies de toutes les misères et
  • les faiblesses qui donnent le sentiment que la vie se meurt.

Pauvre rien qui n’est pas rempli par le Tout !

Puis je continuai à prier,

  • totalement abandonnée au doux Règne de la Volonté Divine.

Et mon bien-aimé Jésus ajouta : Ma fille, dans la création de l’homme,

  • notre Vouloir Suprême établit déjà tous les actes que doivent accomplir toutes les créatures.
  • et Il s’est constitué le premier, la Vie de tous ces Actes.

Il n’y a donc aucun acte humain qui n’ait sa place dans notre Volonté Divine.

Aussi, lorsque la créature accomplit chacun de ses actes, notre Volonté Divine se met en action dans l’acte humain de la créature.

Par conséquent, toute la Puissance et la Sainteté d’une Volonté Divine entrent dans l’acte de chaque créature.

Chaque acte-chacun des actes établis des créatures

  • est entré dans l’Ordre de toute la Création,
  • chacun prenant sa place, presque comme des étoiles dont chacune occupe une place dans le bleu du ciel.

Toute la race humaine avec tous ses actes

  • a été ordonnée et formée par notre divin Fiat dans la Création.

Alors, lorsque la créature accomplit un acte,

  • tout l’Ordre de la Création est mis en mouvement et
  • notre Vouloir Divin est mis en action comme s’Il créait à ce moment-même toute la Création.

Cela se produit parce que tout est en acte dans notre Vouloir. Et l’acte de la créature entre dans l’Acte de notre Vouloir Et, prenant sa place établie par Dieu, les effets de toute la Création sont renouvelés

L’acte humain entre dans la course de toutes les choses créées où il a sa place distincte.

Cet acte humain est toujours en action dans le Mouvement divin

  • pour adorer et aimer son Créateur.

Ainsi, l’opération de la créature dans notre Volonté Divine peut être appelée

  • le champ fécond et divin de notre Volonté Elle-même dans le petit champ de la créature.