Je poursuivais mes actes dans le divin Vouloir Mon pauvre esprit s’est arrêté en Éden où Dieu créa l’homme pour donner le commencement de la vie à la créature.
Mon bien-aimé Jésus, toute tendresse et bonté, se fit voir et Il me dit :
Ma fille, l’Éden est un champ de Lumière
- dans lequel notre Être Suprême a créé l’homme. On peut dire que l’homme a été créé dans la Lumière de notre Fiat.
Son acte premier de vie était Lumière
- qui étendait un champ interminable de Lumière devant et derrière lui, à sa gauche comme à sa droite.
Son premier acte devait suivre son cours afin de former la vie d’Adam, avec Adam attirant autant de Lumière que d’actes afin de former
- une Lumière bien à lui,
- un Bien personnel en vertu de ses actes, même si la Lumière provenait de ma Volonté Divine .
Or chez celui qui œuvre dans ma Volonté Divine du début à la fin, dont tous les actes sont rattachés au commencement de la Lumière
- où la vie de la créature a été formée et avait son premier acte de vie, la Lumière est la gardienne de cette vie.
Elle la défend et ne laisse rien d’étranger entrer dans la Lumière de la créature afin de former un des prodiges que seule la lumière est capable de former.
Par contre, celui qui descend de cette Lumière
- entre dans l’obscure prison de sa volonté. Et ce faisant, il attire les ténèbres Il attire autant de ténèbres que d’actes
- pour former des biens de ténèbres qui lui sont propres.
Les ténèbres
- ne savent pas comment veiller sur celui qui vit en elle et
- ne peuvent pas le défendre. Et si cette créature accomplit un acte bon,
- cet acte est toujours obscur. Car il est relié aux ténèbres.
Et comme les ténèbres n’ont pas la vertu de savoir la défendre, des choses étrangères liées à ces ténèbres pénètrent dans cette âme :
- les molestations des faiblesses,
- les ennemis des passions et les voleurs acharnés qui font plonger la créature tête première dans le péché
– au point de la précipiter dans les ténèbres éternelles où il n’y a plus d’espoir de Lumière.
Quelle différence entre
- celui qui vit dans la Lumière de ma Volonté Divine et
- celui qui vit emprisonné dans la volonté humaine !
Après quoi je continuai à suivre l’ordre de la Volonté Divine dans la Création.
Ma pauvre petite intelligence s’est arrêtée au point où Dieu créa la Vierge immaculée.
Mon aimable Jésus se manifestait en dehors de moi et Il me dit :
Ma fille, tous les actes bons et saints
- des Prophètes, des Patriarches et de tout le peuple de l’Ancien Testament formaient le terrain où l’Être Suprême a semé la Semence
- pour former la Vie de l’ Enfant céleste qui a germé en Marie. Car la Semence a été prise de la race humaine.
La Vierge, ayant en elle-même la Vie opérante de la Volonté Divine,
- grandit le terrain pas ses actes,
- le féconda,
- le divinisa et
- fit couler en lui, mieux qu’une pluie bienfaisante et restauratrice, la Sainteté de ses Vertus et la Chaleur de son Amour.
Et dardant le terrain de la Lumière du Soleil de la Volonté Divine
- qu’elle possédait en propre, elle prépara le terrain pour faire germer le Sauveur Céleste.
Et notre Divinité a ouvert le Ciel
- pour faire pleuvoir le Juste, le Saint, le Verbe dans ce germe. C’est de cette façon que fut formée ma Vie Divine et Humaine,
- pour former la Rédemption de la race humaine.
Tu vois ainsi que dans toutes nos Œuvres dirigées pour le bien des créatures, Nous voulons trouver un soutien, un lieu, un terrain où placer
- notre Œuvre et
- le Bien que Nous voulons donner aux créatures.
Sinon, où le mettrions-Nous ? Dans les airs ? Sans qu’il y ait au moins une âme qui le sache et Nous attire par ses actes en formant le petit terrain ?
Et sans un Semeur céleste pour semer le Bien que Nous voulons donner ?
Si, des deux côtés – Créateur et créature – on ne travaillait pas ensemble :
- la créature qui se prépare par ses petits actes à recevoir,
- et Dieu qui donne, ce serait comme si Nous
- ne faisions rien et
- ne voulions rien faire pour la créature.
Ainsi, les actes de la créature préparent le terrain pour le Semeur divin. S’il n’y a pas de terre, il n’y a pas de plantation à espérer. Personne ne va planter sans avoir un petit terrain. Et Dieu moins que personne, Semeur céleste,
- lancera-t-Il la semence de ses Vérités, le fruit de ses Œuvres, s’Il ne trouve dans la créature le petit terrain ?
Pour se mettre à l’œuvre, la Divinité veut d’abord avoir une entente entre Elle et l’âme. Lorsque l’entente est conclue et lorsque Nous voyons
- que l’âme veut recevoir ce Bien
- qu’elle Nous prie et forme pour Nous le terrain où placer ce Bien, alors, avec Amour, Nous le donnons.
Sinon, ce serait exposer nos Œuvres inutilement.