Mon pauvre esprit est sous le doux enchantement de l’éclatant Soleil du Fiat éternel.Oh ! combien de scènes magnifiques et touchantes se déroulent en moi, si bien que si je pouvais les décrire comme je les vois, tous seraient sous le charme et diraient en chœur : « Nous voulons faire la Volonté Divine »
Mais hélas, je suis toujours la petite ignorante qui ne sait que balbutier.
En comprenant
- le grand Bien de ce divin Vouloir et
- comment nous nageons dans ses vagues gigantesques de Lumière d’une Beauté indicible et d’une Sainteté inatteignable, je me disais :
« Comment est-il possible qu’un Bien si grand ne soit pas connu. Et qu’alors que nous nageons en Lui, nous ignorions le grand Bien
- qui nous entoure,
- qui nous investit au-dedans comme au-dehors,
- qui nous donne la Vie.
Uniquement parce que nous ne Le connaissons pas, nous ne bénéficions pas des Effets admirables
- de tous les grands Bienfaits que contient une Volonté si sainte ?
Ô de grâce, révèle-Toi, Fiat omnipotent, et la face de la terre sera changée.
Et aussi, pourquoi Notre-Seigneur bienheureux n’a-t-Il pas voulu manifester,
- au commencement de la Création,
- les choses nombreuses et admirables que sa Très Sainte Volonté veut faire et donner aux créatures ? »
Tandis que mon esprit errait,
- comme ravi dans le doux enchantement du divin Vouloir, mon Amour, ma Vie, Jésus, le céleste Maître,
- qui charme par son aimable discours sur sa propre Volonté, me dit en se faisant voir :
« Ma petite fille de ma Volonté, ni l’âme, ni le corps de la créature ne peuvent vivre sans ma Volonté Divine Puisque elle est son acte primordial de Vie.
La créature se trouve dans la condition
- soit de recevoir son Acte de vie continuel
- ou de ne pas pouvoir avoir d’existence. Et comme l’homme fut créé
- pour vivre dans l’opulence des Biens de cette Volonté Divine, son héritage bien-aimé, l’homme a par conséquent été créé
- pour vivre de Nous et dans notre Maison, comme un fils qui habite avec son Père.
Sinon, comment pourrait-il être notre Plaisir, notre Joie et notre Bonheur s’il ne devait pas vivre près de Nous, avec Nous et dans notre Volonté Divine ?
Un fils qui est au loin ne peut pas faire
- la joie de son père, son sourire, son plaisir. Au contraire, la simple distance brise l’amour et apporte l’amertume de ne pas pouvoir jouir du bien-aimé.
Tu vois donc que l’homme a été créé pour vivre
- dans notre Intimité,
- dans notre Maison,
- dans notre Volonté Divine afin que Nous puissions assurer
- nos Joies et notre Bonheur éternel
- ainsi que le sien.
Mais l’homme, notre fils, bien qu’il fût heureux dans la maison de son Père,
- se rebella et quitta la maison paternelle, et
- en faisant sa volonté, il perdit le sourire de son Père, ses Joies très pures. Comme il pouvait vivre sans le concours de notre Volonté Divine,
Nous avons agi en Père. Et Nous lui avons donné sa part légale de notre Volonté Divine
- non plus comme vie, qui le portait dans le giron du Père pour le rendre heureux et saint,
- mais pour le garder en vie sans le rendre heureux comme avant, et lui donner les choses de première nécessité selon son comportement.
Sans ma Volonté Divine, il ne peut y avoir de vie. Et si mon divin Fiat est si peu connu,
- c’est parce que les créatures n’en connaissent que la part légale.
Souvent cette part légale n’est même pas reconnue complètement, parce que celui qui vit de cette part légale n’habite pas dans la maison du Père.
Il est loin du Père et se trouve souvent dans la position
- de gâter par des actes indignes la part légale elle-même qu’il a reçue.
Par conséquent,
- ne soit pas surprise qu’on sache peu de choses sur ma Volonté Divine si on ne vit pas en Elle, si on n’est pas dans l’Acte continuel de recevoir sa Vie
- qui rend heureux,
- qui sanctifie, et
- qui, parce qu’on se trouve près d’Elle, dévoile ses Secrets, fait connaître
- qui Elle est,
- ce qu’Elle peut donner à la créature et
- combien Elle désire la prendre dans son Giron pour former en elle sa Vie Divine.
D’autant plus qu’en faisant sa volonté,
- l’homme s’est placé lui-même dans la condition de serviteur. Un serviteur n’a pas droit à l’héritage de son maître,
- mais seulement à une misérable compensation qui lui fait vivre une vie pleine d’épreuves.
Par conséquent, ma fille, on peut dire qu’avec toi J’ai ouvert les portes pour te laisser entrer et vivre dans notre maison, dans notre Volonté Divine
- non plus de ta part légale, mais
- en tant que notre Héritière heureuse.
Après quoi Il ajouta : Ma fille, de plus, étant donné que dans ce peu qui a été dit sur ma Volonté Divine dans toute l’histoire du monde, n’ayant connu que la part légale, ils ont écrit sur Elle
- ce qu’ils avaient connu de mon Fiat après le péché,
- quelles relations Il a avec les créatures, même si elles L’offensent et ne vivent pas dans notre maison.
Mais sur les relations qui ont existé
- entre mon Fiat et l’Adam innocent avant le péché, ils n’ont rien écrit.
Comment pouvaient-ils écrire si personne n’a vécu dans ma Volonté Divine
- comme dans sa propre maison ? Comment pouvaient-ils connaître ses Secrets et le grand Prodige
- que la Vie opérante d’une Volonté Divine peut accomplir dans la créature ?
Par conséquent, ils pouvaient et ils peuvent dire de mon divin Fiat
- qu’Il dispose tout,
- qu’Il commande et
- qu’Il concourt. Mais quant à dire
- comment ma Volonté Divine opère en Elle-même, dans sa Maison,
- la Puissance de son Immensité qui
- peut tout faire en un instant,
- enveloppe toute chose, dans la créature comme en Elle-même c’est là une Science que la créature ne connaissait pas jusqu’à maintenant.
Cela ne pouvait être écrit
- que par une Manifestation de mon divin Fiat, et
- à celle qu’Il appelait à vivre dans notre Maison comme notre fille, tout près de Nous, dans ma Volonté – et non pas au loin.
De telle sorte qu’en pouvant Nous amuser avec elle, Nous lui ferions prendre connaissance de nos Secrets les plus intimes
Et si Nous avions voulu lui manifester
- ce qui concerne notre Volonté en relation avec la créature alors qu’elle ne vivait pas en Elle, Elle ne Nous aurait pas compris. Cela aurait été pour elle comme un dialecte étranger et incompréhensible.