Bien qu’abandonnée dans le divin Fiat, je me sentais également annihilée, mais tellement que je me voyais plus petite qu’un atome.

Je me disais : « Comme je suis misérable, petite et insignifiante. »

Mon adorable Jésus, interrompant ma pensée et se faisant sentir et voir, me dit :

Ma fille, grande ou petite, tu appartiens à notre Famille divine. Tu en es membre et cela Nous suffit. Mieux encore, c’est pour toi le plus grand honneur et la plus grande gloire que tu puisses posséder.

Et moi : « Mon Amour, nous sommes toutes sorties de Toi et toutes nous T’appartenons. Par conséquent, il n’est pas étonnant que je T’appartienne. »

Et Jésus : Il est vrai que toutes les créatures M’appartiennent par liens de création. Mais il y a une grande différence entre celles qui M’appartiennent

  • non seulement par liens de création,
  • mais par un lien de fusion des volontés, c’est-à-dire que ma Volonté est la Volonté Seule et Unique.

Je peux dire que celles-là M’appartiennent par des liens de Famille vraie.

Parce que la Volonté est la chose la plus intime qui puisse exister

  • en Dieu comme
  • en la créature. La Volonté est la partie essentielle de la vie.

Elle est la directrice. Elle est la reine qui a la vertu de lier, par des liens inséparables,

  • Dieu et la créature

C’est par cette inséparabilité

  • que l’on peut reconnaître qu’elle appartient à notre Famille divine.

N’en est-il pas ainsi dans un royaume ? Tous appartiennent au roi, mais de combien de façons différentes :

  • certains font partie du peuple,
  • d’autres de l’armée,
  • certains sont ministres,
  • d’autres sentinelles,
  • certains sont courtisans,
  • celle-ci est la reine du roi,
  • d’autres sont ses enfants.

Mais qui fait partie de la famille royale ? Le roi, la reine, et ses enfants.

On ne peut pas dire de tout le reste du royaume

  • qu’il fait partie de la famille royale.

Même si tous

  • appartiennent au royaume,
  • sont sujets à ses lois, et que les rebelles sont mis en prison.

Par conséquent,

  • même si toutes Nous appartiennent,
  • mais de combien de manières différentes, seule la créature qui vit dans notre Volonté Divine vit parmi Nous.

Notre divin Fiat Nous l’apporte sur ses Genoux de Lumière

  • au tréfonds de notre Sein Divin. Nous ne pouvons pas la mettre en dehors de Nous-mêmes. Il faudrait pour cela mettre hors de Nous notre divin Vouloir. Ceci Nous ne pouvons ni voulons le faire.

Au contraire, Nous sommes heureux de l’avoir, de la câliner,

  • comme un cher souvenir lorsque notre Amour débordant produisit la Création en voulant que la créature
  • vive dans l’héritage de la Volonté Divine et
  • amuse son Créateur de ses sourires innocents.

Et si tu te vois petite, c’est l’Amour exubérant de mon Fiat qui,

  • veillant jalousement sur toi,
  • ne te concède pas un seul acte de ta volonté humaine.

L’humain n’a par conséquent pas de croissance et tu te sens toujours petite.

C’est parce que ma Volonté veut former sa Vie dans ta petitesse. Lorsque la Vie divine grandit, la vie humaine n’a plus de raison de grandir.

Par conséquent, tu dois te satisfaire de rester toujours petite.

Je continuais ensuite mon abandon dans la Volonté Divine Mon doux Jésus ajouta :

Ma fille, celle qui vit dans mon divin Fiat vit en Dieu.

Par conséquent elle possède et peut donner les Biens qu’Il possède.

L’Être divin l’entoure de partout de telle sorte qu’elle

  • ne voit,
  • ne sent et
  • ne touche rien d’autre que Dieu.

Elle trouve en Lui ses délices. Elle ne comprend et ne connaît que Lui seul. Tout disparaît pour elle.

Si elle est en son Dieu, il ne lui reste que le souvenir

  • d’être encore en pèlerinage, et
  • qu’un pèlerin doit prier pour ses frères.

Car étant en mesure de donner les Biens qu’elle possède,

  • elle doit les leur accorder selon leurs dispositions.

Rappelle-toi, il y a des années, Je voulais te placer dans mon Cœur et

  • tout disparaissait pour toi,
  • tu ne voulais plus en sortir

Moi, pour te rappeler que tu étais en pèlerinage, Je te plaçais

  • à l’extérieur à la porte de mon Cœur ou dans mes Bras pour te faire voir les maux de l’espèce humaine afin de prier pour eux. Tu n’étais pas contente. Car tu ne voulais pas sortir de mon Cœur.

C’était le commencement de la Vie dans ma Volonté Divine

  • que tu ressentais dans mon Cœur,
  • à l’abri des dangers et de tous les maux.

Parce que Dieu Lui-même se tient autour de la créature heureuse

  • pour la défendre contre tout et contre tous.

Par contre, les créatures

  • qui ne sont pas dans ma Volonté Divine et
  • qui ne vivent pas en Elle, se trouvent dans la condition
  • de pouvoir recevoir, mai
  • non de donner.

Comme elles vivent en dehors de Dieu et non en Lui, elles voient la terre et elles ressentent les passions qui

  • les mettent continuellement en danger et
  • leur communiquent une fièvre intermittente, de sorte qu’elles sont tantôt en santé, tantôt malades.

Elles veulent faire le bien. Et puis elles se fatiguent, s’ennuient, s’irritent et abandonnent.

Elles ressemblent à des créatures

  • qui n’ont pas de maison où être en sécurité, et
  • qui vivent en pleine rue, exposées au froid, à la pluie, au soleil brûlant, aux dangers, et
  • qui vivent d’aumônes.

Juste châtiment pour celles

  • qui pourraient vivre en Dieu, mais
  • qui se contentent de vivre en dehors de Lui.