Je sentais ma petite intelligence capturée et transportée pour regarder le nouveau-né Jésus sur les genoux de ma céleste Maman,
- tantôt pleurant,
- tantôt gémissant, ou
- tout engourdi et tremblant de froid. Oh ! comme ma petite âme voulait se fondre dans l’Amour
- pour Le réchauffer et calmer ses pleurs. Mon petit Enfant céleste et charmant
- M’appelait près de Lui dans les bras de sa Maman.
Il me dit : Ma fille du divin Vouloir, viens écouter mes Leçons.
En descendant du Ciel sur la terre pour former la Rédemption, Je devais former l’Éden nouveau .
Je devais restaurer, dans mon Humanité,
- l’ Acte premier et
- le commencement de la création de l’homme.
Bethléem a donc été le premier Éden. Je ressentais dans ma petite Humanité
- toute la force de notre Puissance créatrice,
- l’ardeur de notre Amour avec lequel l’homme fut créé. Je sentis les fibres
- de son innocence,
- de sa sainteté,
- du Règne dont il était investi. Je sentis en Moi cet homme heureux – oh ! Comme Je l’aimais !
Comme il avait perdu sa place d’honneur, Je reprenais sa place.
Car il convenait
- que Je place d’abord en Moi l’ordre dans lequel l’homme a été créé, pour descendre ensuite dans son malheur
- afin de le relever et de le mettre en sûreté.
Il y a donc en Moi deux Actes continus, fusionnés en Un Seul.
- l’Éden de félicité, avec lequel Je devais mettre en vigueur toute la Beauté, la Sainteté, la Sublimité de la création de l’homme. Il était innocent et saint.
Moi, le surpassant, Je n’étais pas seulement innocent et saint, mais le Verbe Eternel. Ayant en Moi
- tout Pouvoir possible et imaginable, et
- une Volonté immuable, Je devais
- réordonner complètement le commencement de la création de l’homme,
- et relever l’homme déchu.
Sinon,
- Je n’agirais pas en Dieu et
- Je ne l’aimerais pas non plus comme notre Œuvre, sortie et créée dans l’ardeur de notre Amour.
Notre Amour se serait senti arrêté et comme impuissant
- ce qui ne peut pas être – s’Il n’avait pas totalement réparé
- le sort de l’homme déchu, et
- la destinée de la manière dont il fut créé.
Cela
- aurait été une entaille dans notre Création
- Nous aurait accusés de faiblesse si Nous n’avions pas restauré l’homme complètement.
Par conséquent, Bethléem a été mon premier Éden où J’ai fait et embrassé
- tous les actes accomplis par cet Adam innocent, et
- ceux qu’il aurait accomplis s’il n’était pas tombé.
Notre Divinité attendait avec Justice ma Réparation à sa place En refaisant ce que l’innocent Adam aurait fait,
- Je m’abaissais et
- Je lui tendais la Main pour le relever de son état d’homme déchu.
Par conséquent, M’arrêtant ici et là, mon Humanité ne faisait
- que former les Édens nouveaux. Parce qu’en Moi se trouvaient tous les Actes
- du commencement de la création de l’homme. Partout où Je m’arrêtais avec mon Innocence et ma Sainteté, Je pouvais former des Édens nouveaux .
Ainsi,
- l’Égypte était l’Éden,
- Nazareth était l’Éden,
- le désert était l’Éden,
- Jérusalem était l’Éden,
- le Calvaire était l’Éden. Ces Édens que Je formais appelaient le Règne de ma Volonté Divine
Ce sont des preuves certaines que, tout comme J’ai accompli le Royaume de la Rédemption et et qu’Il fait sa ronde pour être établi dans le monde entier,
ces Édens, ces paradis terrestres eux aussi,
- en qui tous les Actes furent accomplis par Moi, comme si l’homme n’était pas tombé,
- suivront les Actes de la Rédemption et
- feront leur ronde pour établir le Royaume de mon Divin Fiat.
Par conséquent, Je te veux toujours avec Moi pour que tu puisses
- Me suivre dans tous mes Actes et
- tout offrir afin que ma Volonté Divine puisse régner et dominer. Car c’est cela qui intéresse le plus ton Jésus.
Puis Il ajouta :
Ma fille, ma Volonté Divine agissait en Moi en Reine, car Elle l’a en vérité toujours été. De fait, Elle est ma Reine par nature.
Dans notre Divinité,
- Elle occupe la première place,
- Elle régit et règne sur tous nos Attributs. Il n’est pas un seul de nos Actes où Elle n’occupe son rang de Reine.
Elle est donc Reine du Ciel, de la terre, de la Création Elle règne partout et sur toute chose.
Par conséquent, vouloir que l’homme
- fasse notre Volonté Divine et
- Lui donne le rang de Reine était
- le plus grand Honneur et
- l’Amour le plus insurpassable que Nous lui donnions.
Comme Une Volonté, Seule et Unique, régnait,
- Nous lui permettions de s’asseoir à notre Table divine pour partager nos Biens avec lui.
Nous le voulions heureux. Nous voulions la gloire de voir heureux celui que Nous avions créé avec tant d’Amour de nos Mains créatrices.
Ainsi, notre divin Vouloir et notre Amour ne pouvaient
- ni se satisfaire
- ni s’en tenir simplement à l’Œuvre de la Rédemption. Ils veulent poursuivre jusqu’à ce que l’Œuvre soit accomplie.
D’autant plus
- que Nous ne savons rien faire à moitié et
- que Nous pouvons atteindre tout ce que Nous voulons, ayant les siècles à notre disposition.