Ma petite intelligence ne fait que traverser la Mer infinie du divin Fiat. En formant ses vagues de Lumière, Elle murmure son langage céleste et divin en révélant ses secrets. Elle se manifeste par des mots secrets à ma petite âme.

Souvent mon Jésus sort de ces vagues de Lumière. Il accourt pour m’embrasser. Plaçant ses Mains sur son Cœur pour le soutenir

  • tant est grande l’ardeur de l’Amour qu’Il ressent, Il me parle de son très saint Vouloir.

J’étais dans cet état lorsque mon bien-aimé Jésus me dit :

Fille de ma Volonté, si tu savais l’Amour que Je ressens lorsque Je décide de te parler de mon divin Fiat…

Chaque fois que Je t’en ai parlé,

  • les cieux se sont inclinés, si grandes étaient l’estime et la vénération qu’ils ressentaient.

Rendant hommage à ce que J’allais dire, en s’inclinant, ils déferlaient de la céleste Patrie pour prêter attention à ce que J’allais dire.

Pendant que Je parlais, ils ressentaient en eux

  • des créations nouvelles de Vies divines,
  • des Joies et Beautés nouvelles.

En fait, quand vient le moment de t’apprendre des Connaissances nouvelles sur mon divin Fiat, le Ciel tout entier en ressent la Puissance. Ils rivalisent entre eux pour écouter et recevoir les nouveaux effets de ces Connaissances.

Ce fut donc la fête au Ciel chaque fois que Je t’ai parlé de ma très Sainte Volonté. Parce que le Ciel a senti redoubler son bonheur.

Seul le ciel pouvait contenir

  • tous les admirables effets,
  • les pures Joies d’une seule des Connaissances de mon Fiat.

C’est uniquement de cette manière que Je pouvais t’en parler

  • avec les Cieux abaissés afin de recevoir
  • leurs actes déférents et
  • les hommages dus à ma Volonté Divine.

L’amour et le désir que Je ressens de La faire connaître

  • sont si grands que s’il le fallait, Je M’incarnerais de nouveau pour obtenir que ma Volonté soit connue et qu’Elle règne sur la terre.

Mais cela n’est pas nécessaire parce que M’étant incarné une fois, mon Incarnation

  • est toujours en acte et
  • possède la vertu de reproduire les mêmes effets que si Je m’incarnais de nouveau. C’est uniquement pour la bienséance de mon Fiat
  • que Je t’ai choisie,
  • que Je t’ai purifiée de tout germe de corruption, et
  • que Je me suis inclus dans ton âme non seulement de manière spirituelle, mais aussi naturelle afin de Me servir de toi comme d’un voile pour Me couvrir.

C’est presque comme Je me suis servi de mon Humanité, qui comme un voile cachait ma Divinité.

Et pour t’avoir à ma disposition,

  • Je t’ai isolée de tout,
  • Je t’ai confinée au lit, durant tant d’années, pour te donner les sublimes leçons sur mon Fiat éternel et pour te faire boire, à petites gorgées, ses Connaissances et sa Vie.

Sa longue histoire demandait du temps

  • pour te la raconter et te la faire comprendre. Je peux dire que J’ai fait plus que dans la Création et la Rédemption

Parce que ma Volonté contient l’une et l’autre. Elle en est l’origine et la signification, et Elle sera la fin et le couronnement de la Création et de la Rédemption.

Ainsi si ma Volonté resterait inconnue et ne régnerait pas sur la terre, nos Œuvres seraient des œuvres sans couronnement et inachevées. Et c’est la raison de tant d’intérêt à La faire connaître.

Nos Œuvres elles-mêmes, accomplies avec tant d’Amour et de Magnificence, sont dans le cauchemar

  • d’un gémissement inénarrable, et
  • presque d’une profonde humiliation, parce que la Vie, la Substance essentielle qu’elles cachent, n’est pas encore connue.

Les voiles, l’extérieur de la Création et de la Rédemption sont connus. Mais la Vie qu’ils cachent est ignorée.

Comment peuvent-ils

  • donner la Vie qu’ils cachent et
  • les Bienfaits qu’ils possèdent ? C’est pourquoi nos Œuvres
  • désirent si ardemment
  • exigent leurs justes droits que ma Volonté Divine soit connue.

Ah ! oui, Elle seule sera

  • la Gloire,
  • la Couronne éternelle et
  • l’accomplissement de nos Œuvres. Or, tu dois savoir que Je suis ici caché en toi, la tristesse au Cœur, tout comme durant mes dernières années
  • lorsque mon Humanité vivait ici-bas sur terre, et
  • que Moi, le Verbe du Père, Je me cachais en Elle.

Après tant de sacrifices, de discours et d’exemples donnés, Je regardais la terre, Je regardais les gens et aussi ceux qui m’entouraient

  • sans les effets de ma Venue sur terre. Les fruits, les bienfaits de ma Venue sur terre étaient si rares
  • que mon Cœur était torturé en sentant que tant de Bienfaits que Je voulais leur donner étaient rejetés.

Ma peine augmentait en voyant qu’après avoir accompli ce que Je devais faire pour les racheter, J’étais sur le point de partir pour le Ciel.

Comme il est douloureux

  • de vouloir faire du bien, même au prix de sa vie, et
  • de ne trouver personne à qui donner ces bienfaits.

Or c’est ainsi que Je suis en toi. Je regarde mes Sacrifices et les tiens. Je regarde

  • l’ordre que J’ai suivi,
  • les nombreuses leçons que Je t’ai données, suffisamment pour faire connaître ma Volonté Divine et former son Royaume.

Si Je n’arrête pas de parler, c’est parce que

  • son histoire est éternelle et que
  • ce qui est éternel a son discours éternel, qui n’a pas de fin. Et le discours sur mon Fiat sera éternel au ciel.

Je regarde ceux

  • qui t’entourent et
  • qui savent ce qui concerne ma Volonté sans avoir un intérêt véritable pour faire connaître un Bien si grand.

Je regarde ton humanité qui me sert de cathèdre d’où Je dispense mes leçons. Toi-même tu ne peux nier

  • que tu Me sens en toi de façon sensible, qui se meut, parle, souffre, et
  • que Je suis réellement en toi pour former mon Royaume et le faire connaître.

Et lorsque Je te regarde, Je vois que ton humanité

  • ne restera pas non plus très longtemps sur la terre.

Mon Cœur est saisi de douleur quand le grand Bien que veut accomplir ma Volonté Divine n’est même pas connu.

Ses Connaissances sont comme enfouies. Alors qu’Elles veulent donner la Vie, le Bonheur et la Lumière, elles restent comme emprisonnées

  • en Moi et en toi, et
  • dans ces pages qu’avec tant de Tendresse et d’Amour Je t’ai fait écrire. Par conséquent, ma fille,
  • compatis à ma Douleur,
  • adore mes dispositions à te garder encore sur la terre.

Je sais que c’est très dur pour toi, et je compatis avec toi.

En compatissant l’un pour l’autre, faisons ce qui est en notre pouvoir pour faire connaître ma Volonté Divine.

Après quoi je faisais mes actes habituels dans le divin Vouloir. Mon doux Jésus ajouta :

Ma fille, mon Fiat a

  • son Acte premier dans notre Divinité,
  • son Acte premier dans la Création et la Rédemption, et en toutes choses.

Il a par conséquent le juste Droit

  • de dominer sur tout et d’envelopper toutes choses,
  • d’être la roue première qui, par son mouvement, met toute chose en mouvement autour d’Elle, et autour de laquelle tout tourne.

Ainsi, celle qui prend ma Volonté comme Vie prend tout. Comme lorsque la roue première se meut,

  • toutes les choses se donnent à cette âme Si bien qu’elle n’a pas besoin de demander.

Comme elles tournent autour de ma Volonté, elles se donnent toutes à elle.

Par conséquent, la chose la plus nécessaire est de prendre ma Volonté Divine. Et lorsqu’elle a fait cela, l’âme a tout fait et elle a tout pris : tout lui appartient.

C’est comme pour un moteur : si la roue principale qui est au centre se met en mouvement, toutes les autres roues secondaires tournent elles aussi. Mais si la roue principale ne bouge pas, tout le reste demeure immobile. Et il n’existe pas de pouvoir ou d’artisan

  • qui aurait la vertu de faire tourner les roues secondaires. Mais si la première roue tourne,
  • les autres tournent à leur tour et remplissent leur fonction.

Par conséquent, l’art et l’attention doivent se porter sur la roue principale. Tout le reste ira de soi.

Il en est ainsi de ma Volonté : Celle qui La possède n’a besoin de rien d’autre.