Mon pauvre esprit revient toujours au centre du divin Vouloir. J’ai l’impression d’être incapable
- de ne pas traverser sa Mer infinie et
- de ne pas y plonger toujours plus profondément pour ne voir, entendre et toucher qu’Elle seule.
Oh ! adorable Volonté, soulève tes vagues gigantesques jusque dans les Régions célestes et transporte la petite exilée, ta nouveau-née, de ta Volonté sur terre jusqu’à ta Volonté dans le Ciel. Oh ! Je T’en prie, aie pitié de ma petitesse et accomplis sur moi ton dernier Acte sur la terre afin de reprendre ton Acte continuel dans le Ciel…
Aussi je n’écris que par obéissance et avec la plus grande répugnance.
Après plus de quarante années sans sortir de ma chambre, ils ont voulu m’amener au jardin dans un fauteuil roulant.
En sortant, je me suis trouvée avec le soleil qui voulait me revêtir de ses rayons comme s’il voulait être le premier
- à me saluer et
- à me donner un baiser de lumière. J’ai voulu lui rendre la pareille en lui envoyant mon baiser. Et j’ai prié les petites filles et les sœurs qui m’accompagnaient
- d’envoyer leur baiser au soleil
- en embrassant en lui la Volonté Divine qui, telle une Reine, était voilée de lumière. Elles l’ont toutes embrassé.
Qui pourra dire mon émotion en me trouvant, après tant d’années, face à ce soleil dont mon aimable Jésus s’était servi
- pour me donner tant de comparaisons et d’images de son adorable Volonté ! Je me sentais revêtue non seulement de sa lumière, mais de sa chaleur.
Le vent, voulant rivaliser avec le soleil, m’embrassait dans sa brise légère afin de rafraîchir les chauds baisers que me donnait le soleil.
J’avais l’impression qu’ils n’allaient jamais arrêter de m’embrasser
- le soleil d’un côté, et
- le vent de l’autre.
Oh ! comme je pouvais distinctement sentir
- la Vie,
- le Souffle,
- l’Air et
- l’Amour du divin Fiat dans le soleil et dans le vent.
Je pouvais sentir de ma main comment les choses créées sont des voiles qui cachent la Volonté qui les a créées.
J’étais alors sous l’empire
- du soleil,
- du vent et
- de l’immensité des cieux azurés lorsque mon doux Jésus se manifesta en moi de façon sensible. Comme s’Il ne voulait pas être « après » le soleil, le vent et les cieux.
Il me dit : Fille bien-aimée de ma Volonté, tout le monde se réjouit aujourd’hui de ta sortie. Toute la Cour céleste a ressenti
- la gaieté du soleil,
- la joie du vent,
- le sourire du ciel. Et tous ont accouru pour voir ce qui arrivait.
En te voyant revêtue
- de la lumière du soleil qui t’embrassait,
- du vent qui te caressait et
- des cieux qui te souriaient, ils ont tous compris que la Puissance de mon divin Fiat demandait aux éléments de célébrer sa petite nouveau-née.
Par conséquent, toute la Cour céleste, unie à toute la Création,
- n’est pas seulement en fête,
- mais célèbre les Joies et les Bonheurs nouveaux que donne ma Volonté Divine à cause de ta sortie.
Et Moi, spectateur de tout cela,
- non seulement Je fais la fête en toi,
- mais Je me réjouis d’avoir créé les cieux, le soleil et toute la Création.
Au contraire, J’en suis plus heureux parce qu’elle fait la joie de ma petite fille.
Les Joies, les Satisfactions, la Gloire du moment où tout fut créé
- sont renouvelées pour Moi. Elles étaient là au moment qu’Adam innocent n’avait pas encore fait résonner la note de tristesse de sa volonté rebelle dans toute la Création.
Cette note brisa
- la Gaieté,
- le Bonheur,
- le doux Sourire que ma Volonté Divine avait
- dans le soleil,
- dans le vent et
- dans le ciel étoilé pour être donné aux créatures.
En fait, ma fille, en ne faisant pas ma Volonté, sa note a fait entendre sa note discordante dans notre Œuvre de Création. Et il perdit ainsi l’accord avec toutes les choses créées.
Et nous ressentons la tristesse et le déshonneur d’avoir une corde désaccordée dans notre Œuvre qui ne produit pas un Son harmonieux.
Et ce son désaccordé éloigne de la terre
- les Baisers, les Joies, les Sourires que ma Volonté Divine contient dans la Création.
Par conséquent, celle qui fait ma Volonté et vit en Elle est la Note accordée avec tout.
Le Son qu’elle donne contient une Note
- non de souffrance,
- mais de Joie et de Bonheur. Il est si harmonieux que tous, même les éléments, perçoivent, que c’est la Note de ma Volonté dans la créature.
Mettant tout de côté, ils veulent profiter de celle
- qui possède cette Volonté qui les anime et les préserve tous.
Jésus garda le silence, et je Lui dis : « Mon Amour, tu m’as souvent dit que celle qui vit dans ta Volonté Divine est sœur de toutes les choses créées.
Je veux voir si ma sœur lumière me reconnaît. Et sais-tu comment ? Si, en la regardant, elle ne m’aveugle pas. »
Et Jésus : Certainement, elle te reconnaîtra. Essaye et tu verras. J’ai regardé droit dans la sphère du soleil. La lumière semblait caresser ma pupille, mais sans l’aveugler, de sorte que je pouvais regarder en son centre, dans sa grande mer de lumière.
Comme il était clair et beau. Comme il est vrai qu’il symbolise l’Infini, la Mer de Lumière sans fin du divin Fiat.
Et je dis : « Merci, ô Jésus, de me laisser reconnaître par ma sœur lumière. »
Jésus reprit la parole : Ma fille, même dans son souffle, celle qui vit dans ma Volonté Divine est reconnue par toute la Création.
Parce que chaque chose créée sent dans cette créature
- la Puissance du Fiat, et
- la Suprématie que Dieu lui a donnée sur toute la Création.
Regarde et écoute, ma fille : Au commencement, lorsque furent créés Adam et Ève, l’Éden leur fut donné comme demeure où ils étaient heureux et saints.
Ce jardin est une image de cet Éden, bien qu’il ne soit pas aussi beau et fleuri. Or, sache que J’ai permis ta venue dans cette maison entourée d’un jardin pour que tu sois la nouvelle Ève :
- non pas Ève la tentatrice qui mérita d’être chassée de l’Éden de Joie,
- mais Ève la réformatrice et la restauratrice qui rappellera le Royaume de ma Volonté Divine sur la terre.
Ah ! Oui, tu seras la Graine, le ciment sur le ver de bois qui est dans la volonté humaine.
- tu seras le commencement d’une nouvelle Ère de Bonheur.
C’est pourquoi Je centralise en toi
- la joie,
- les biens,
- les enseignements que j’aurais donnés si l’homme ne s’était pas retiré de notre Volonté Divine.
Par conséquent, sois attentive et que ton envol soit continu.