Je sens en moi la Puissance continue du divin Fiat,
- qui m’enveloppe d’un tel empire que ma volonté agonisante n’a pas le temps de faire le moindre acte.
Il se glorifie de ne pas la laisser mourir complètement. Car dans ce cas, il perdrait le prestige d’agir sur une volonté humaine qui, toujours vivante, reçoit volontairement sur elle l’Acte vital du divin Fiat. Et cette volonté est heureuse de vivre tout en mourant afin d’accorder
- la vie et
- le règne absolu à la Volonté Suprême.
Celle-ci victorieuse avec ses Droits divins,
- étend ses frontières et
- crie victoire sur la volonté mourante de la créature qui,
- quoique mourante, sourit et se sent heureuse et honorée
- qu’une Volonté Divine ait son champ d’action dans son âme.
Et alors que je me sentais sous l’empire du divin Fiat, mon doux Jésus, se manifesta en moi et Il me dit :
Petite fille de ma Volonté Divine,
tu dois savoir que ce sont des droits absolus de mon divin Fiat que d’avoir la primauté sur chaque acte de la créature. Celle qui nie sa Primauté Lui enlève ses Droits divins
- qui Lui sont dus en toute justice. Car Il est le Créateur de la volonté humaine.
Qui pourra te dire, ma fille, tout le mal que peut faire une créature lorsqu’elle atteint le point où elle se retire de la Volonté de son Créateur ?
Un seul acte de retrait de notre Volonté Divine a suffi pour changer
- non seulement le destin de générations humaines,
- mais la destinée même de notre Volonté Divine.
Si Adam n’avait pas péché, le Verbe Éternel, qui est la Volonté même du Père Céleste, allait venir sur terre glorieux, triomphant et dominant,
- accompagné visiblement par son armée angélique que tous devaient voir.
Avec la splendeur de sa Gloire, Il devait
- charmer et attirer tous à Lui par sa Beauté,
- être couronné Roi avec le sceptre du commandement, pour être Roi et Chef de la famille humaine, afin de donner aux créatures le grand honneur de pouvoir dire : « Nous avons un Roi qui est Homme et Dieu. »
Plus encore, votre Jésus ne devait pas venir du Ciel pour trouver l’homme infirme. Car ne s’étant pas retiré de ma Volonté Divine,
- aucune maladie, que ce soit du corps ou de l’âme, ne devait exister.
En fait, c’est la volonté humaine qui submerge la pauvre créature de souffrances. Le divin Fiat était inaccessible à toute souffrance. Et ainsi devait-il en être de l’homme.
Par conséquent, Il devait venir pour trouver l’homme heureux, saint, avec la plénitude des Biens avec lesquels il avait été créé. Mais parce qu’il a voulu faire sa volonté, il a changé notre Destinée.
Comme il était décrété que Je devais descendre sur terre
- et lorsque la Divinité décrète, personne ne peut La mouvoir, Je n’ai fait que changer la manière et l’apparence.
Mais Je suis bien descendu, quoique sous les dehors les plus humbles :
- pauvre, sans apparence de gloire,
- souffrant et pleurant,
- chargé de toutes les misères et souffrances de l’homme.
La volonté humaine M’a fait venir pour trouver l’homme
- malheureux,
- aveugle, sourd et muet,
- chargé de toutes les misères.
Et Moi, afin de les guérir, Je devais les prendre sur Moi. Pour ne pas les effrayer, Je devais
- Me montrer comme l’un d’eux,
- devenir leur frère et leur donner les médications et les remèdes dont ils avaient besoin.
La volonté humaine a ainsi le pouvoir de rendre l’homme
- heureux ou malheureux,
- saint ou un pécheur,
- en bonne santé ou malade.
Si l’âme décide toujours
- de toujours faire ma Volonté Divine et
- de vivre en Elle, elle changera sa destinée.
Ma Volonté Divine se jettera sur la créature. Elle en fera sa proie et lui donnera le baiser de Création. Elle changera son apparence et sa manière.
En la serrant sur son Sein, Elle lui dira : « Mettons tout de côté. Les premiers temps de la Création sont revenus pour toi et pour Moi. Tu vivras dans notre Maison, comme notre fille,
- dans l’abondance des Biens de ton Créateur »
Écoute, ma petite nouveau-née de ma Volonté Divine :
- si l’homme n’avait pas péché,
- s’il ne s’était pas retiré de ma Volonté Divine, Je serais venu sur terre-mais sais-tu comment ? Plein de Majesté, comme lorsque Je suis revenu de la mort.
Même si J’avais mon Humanité semblable à celle de l’homme, unie au Verbe éternel.
Combien mon Humanité ressuscitée était différente :
- glorifiée,
- revêtue de Lumière,
- non sujette à la souffrance ou à la mort : J’étais le vrai Triomphateur Divin.
Par contre, avant de mourir, quoique volontairement, mon Humanité était sujette à toutes les souffrances.
Plus encore, J’étais l’Homme de Douleurs. L’homme avait encore les yeux éblouis par la volonté humaine. Par conséquent il était encore infirme. Peu nombreux sont ceux qui M’ont vu ressuscité. Ceci a servi à confirmer ma Résurrection.
Puis Je suis monté au Cieux pour donner à l’homme le temps
- de prendre les médications et les remèdes
- pour qu’il puisse se rétablir et se disposer à connaître ma Volonté Divine afin de vivre non de sa volonté, mais de la Mienne.
Je pourrai alors Me montrer plein de Majesté et de Gloire parmi les enfants de mon Royaume.
La Résurrection est la confirmation du ‘Fiat Voluntas Tua sur la terre comme au Ciel ‘.
Ma Volonté Divine a endurée une longue Souffrance durant bien des siècles de ne pas avoir son Royaume sur la terre et son Règne absolu.
Il était juste que mon Humanité
- mette ses Droits divins en sûreté et
- réalise son Dessein originel et le Mien de former son Royaume parmi les créatures.
Je vais te laisser connaître la façon dont la volonté humaine a changé sa destinée et celle de la Volonté Divine.
Mais tu dois savoir que dans toute l’histoire du monde,
- seulement deux personnes ont vécu dans la Volonté Divine sans jamais faire la leur – et ce fut la Reine Souveraine et Moi-même.
Et la distance, la différence entre Nous et les autres créatures est infinie.
Si bien que même notre corps n’est pas resté sur terre.
Ils avaient servi de Palais royal pour le divin Fiat. Et le divin Fiat se sentait inséparable de nos Corps. Il les a par conséquent réclamés et de sa Force dominante. Il a enlevé notre Corps avec notre Ame vers la Patrie céleste.
Et pourquoi tout cela ? L’unique raison est que nos volontés humaines
- n’avaient jamais eu un seul acte de vie. Tout le Règne et le champ d’action tout entier était Celui de ma Volonté Divine. Sa Puissance est infinie, son Amour est insurpassable.
Après quoi Il garda le silence et je me sentais immergée dans la Mer du Fiat. Oh ! combien de choses j’ai comprises.
Mon doux Jésus ajouta :
Ma fille, en ne faisant pas ma Volonté Divine, la créature jette la confusion dans l’Ordre que ma divine Majesté gardait dans la Création.
Elle se déshonore,
- elle descend bien bas,
- elle se place loin de son Créateur,
- elle perd l’origine, les moyens et la fin de cette vie Divine qui, avec tant d’Amour, avait été infusée en elle dans l’Acte d’être créée.
Nous aimions tant cet homme que Nous avons placé en lui notre Volonté Divine comme Origine de Vie. Nous voulions être charmés par lui. Nous voulions sentir en lui
- notre Force,
- notre Puissance,
- notre Bonheur et
- notre même Écho continu.
Et qui pouvait Nous permettre de ressentir et de voir tout cela, si ce n’est notre Volonté Divine déplacée en lui ?
Nous voulions voir en l’homme le porteur de son Créateur, qui devait le rendre heureux dans le temps et l’éternité.
Aussi, lorsqu’il n’a pas fait notre Volonté Divine, Nous avons vivement ressenti la grande douleur de notre Œuvre désordonnée. Notre Écho a cessé.
Notre Force enchanteresse,
- qui devait Nous ravir pour lui donner de nouvelles surprises de Bonheur, était convertie en faiblesse. En somme, elle était sens dessous-dessus.
C’est pourquoi Nous ne pouvons tolérer un tel désordre dans notre Œuvre.
Si J’ai tant parlé de mon divin Fiat, le but est précisément celui-ci : Nous voulons placer l’homme dans l’Ordre afin
- qu’il puisse revenir aux premières étapes de la Création, et
- que notre Volonté, coulant en lui comme une humeur vitale, puisse à nouveau former
- notre Porteur,
- notre Ppalais royal sur la terre,
- son bonheur et le Nôtre.