Mon pauvre esprit semblait fixé dans la Volonté Divine et je pensais : « Comment son Royaume pourra-t-il jamais venir sur la terre ? Et de plus, comment peut-il venir s’il n’est pas connu ? » Je pensais cela Alors, mon toujours aimable Jésus, se manifestait en moi et Il me dit :

Ma fille, dans mes Œuvres, J’utilise des moyens humains. Je fais la première partie, la fondation et toute la substance

  • de l’Œuvre que Je veux accomplir. Ensuite Je me sers des créatures afin que mon Œuvre soit connue et prenne vie parmi les créatures.

C’est ce que J’ai fait dans la Rédemption. J’ai utilisé les apôtres

  • pour la faire connaître,
  • la propager et
  • recevoir et donner les fruits de la Rédemption.

Si les apôtres n’avaient rien voulu dire

  • de ce que J’avais dit et fait en venant sur terre. Si, enfermés dans leur mutisme, ils n’avaient
  • pas fait le moindre sacrifice,
  • ni offert leur vie pour faire connaître le grand Bien de ma venue sur terre, ils auraient provoqué la mort de ma Rédemption dès sa naissance.

Et les générations seraient restées

  • sans l’Évangile,
  • sans les Sacrements et
  • sans tout le Bien que ma Rédemption a fait et fera encore.

Tel était mon but lorsque dans les dernières années de ma Vie ici-bas J’ai rassemblé mes disciples autour de Moi :

  • faire d’eux les proclamateurs de ce que J’avais fait et dit.

Oh ! Si les apôtres avaient gardé le silence, ils auraient été responsables de la mort

  • de bien âmes qui n’auraient pas connu le Bien de la Rédemption
  • de tant de bien que les créatures n’auraient pas fait.

Mais parce

  • qu’ils n’ont pas gardé le silence et
  • qu’ils ont offert leur vie, on peut les appeler,
  • après Moi, auteurs et cause
  • d’un grand nombre d’âmes qui sont sauvées et
  • de tout le Bien qui a été fait dans mon Église en formant, en tant que premiers proclamateurs, ses inébranlables piliers.

C’est notre Manière divine habituelle que

  • d’accomplir notre premier Acte dans nos Œuvres,
  • de placer ce qui est nécessaire, et
  • de les confier ensuite aux créatures en leur donnant les grâces nécessaires
  • pour qu’elles puissent continuer ce que Nous avons fait.

Et nos Œuvres deviennent par conséquent connues selon

  • l’intérêt et
  • la bonne volonté que peuvent avoir les créatures.

Il en sera ainsi avec le Royaume de ma Volonté Divine. Je t’ai appelée afin que tu sois pour Moi une seconde mère.

Seul à seul, comme Je l’ai fait avec ma Mère dans le Royaume de Rédemption.

Je t’ai manifesté

  • les nombreux Secrets de mon divin Fiat,
  • ses grands Bienfaits, et
  • combien il veut venir régner sur la terre.

Je peux dire que J’ai tout fait. Si J’ai appelé mon ministre afin que tu puisses t’ouvrir à lui pour le faire connaître. Mon intention était qu’il s’intéresse à faire connaître un bien si grand.

Et si cet intérêt était absent de la part de ceux qui devraient s’y employer, le Royaume de ma Volonté courrait le risque de mourir dès sa Naissance. Ils seraient eux-mêmes responsables

  • pour tout le Bien qu’un Royaume aussi saint peut apporter.

Ou ils mériteraient qu’en les mettant de côté, J’appelle d’autres proclamateurs et propagateurs des Connaissances de mon divin Fiat.

Tant que Je n’en trouverai pas qui auront à cœur

  • de faire connaître ses Connaissances plus que si c’était leur vie même, le Royaume de ma Volonté ne pourra avoir
  • ni commencement
  • ni vie sur la terre.

Après quoi je poursuivais mon abandon dans le divin Fiat.

Mon très grand Bien Jésus ajouta : Ma fille, dans la Création, c’est ma Volonté Divine qui avait son rayon d’action.

Et bien que notre Divinité soit concomitante

  • car Nous en sommes inséparables l’Acte premier, l’Action première était toute de notre Volonté.
  • Elle a parlé et Elle a opéré.
  • Elle a parlé et Elle a ordonné.

Nous étions les spectateurs de ce que faisait notre Volonté Suprême,

  • avec une maîtrise,
  • une harmonie et
  • un ordre si grands, que Nous Nous sentions dignement
  • glorifiés et
  • rendus doublement heureux par notre Volonté même.

Par conséquent, puisque la Création est son Œuvre,

  • toute la force de la Création et
  • tous les biens dont Elle l’a enrichie sont tous dans ma Volonté Suprême. Elle est la Vie première de toute chose.

C’est pourquoi Elle aime tant la Création Car Elle sent sa Vie même dans toutes les choses créées C’est sa Vie même qui coule en elles.

En créant l’homme, Elle voulait faire un plus grand étalage

  • de sa Puissance,
  • de son Amour et
  • de sa Maîtrise. Elle a voulu enfermer en lui tout l’art de la Création tout entière.

Plus encore, Elle a voulu le surpasser en lui donnant des coups de pinceau d’un Art divin pour faire de lui un petit dieu.

Et en Me plaçant

  • en lui et
  • autour de lui,
  • à sa droite et
  • à sa gauche,
  • par-dessus sa tête et
  • sous ses pieds,

Je l’ai porté dans ma Volonté Divine

  • comme une effusion de notre Amour,
  • comme le triomphateur et l’admirateur de son maîtrise insurpassable.

C’était par conséquent le droit de mon divin Fiat

  • que l’homme vive partout et toujours dans la Volonté Divine. Que n’avait-Elle pas fait pour lui ?

Elle l’avait appelé de rien. Elle l’avait formé. Elle lui avait donné son Être et Elle lui avait donné une double vie,

  • la vie de l’homme et
  • Celle de ma Volonté Divine afin de le tenir toujours serré dans ses Bras créatifs
  • pour le préserver beau, nouveau et heureux, tout comme Elle l’avait créé.

Aussi, lorsque l’homme eut péché, mon Fiat eut le sentiment qu’on Lui arrachait cette Vie qu’Il portait en son Sein. Quelle n’a pas été sa douleur ! Il restait avec en son Sein le vide de cet homme. Il avait pourtant, avec tant d’Amour, lui donné une place dans sa Vie même,

  • afin de le garder heureux et sécurité.

Et crois-tu que dans la Rédemption, ce n’était pas ma Volonté Divine Elle-même qui s’incarnait pour venir chercher l’homme perdu ?

C’était bien Elle, parce que « Verbum » signifie « Parole ». Et notre Parole est le Fiat.

Comme dans la Création, Elle parla et créa. Dans la Rédemption, Elle voulut s’incarner Soi-même.

Car c’était son Sein vide qui réclamait cet enfant qui,

  • de façon si cruelle, s’était arraché au dehors.

Et qu’est-ce que ma Volonté n’a pas fait dans la Rédemption ! Mais Elle n’est toujours pas satisfaite de ce que J’ai fait. Elle veut remplir son Sein, Elle ne veut plus voir l’homme défiguré

  • par le péché,
  • par sa dissemblance avec Elle.

Elle veut le voir

  • orné de l’insigne de la Création,
  • orné de sa Beauté et de sa Sainteté, et reprendre sa place en son Sein divin.

Le ‘Fiat Voluntas Tua sur la terre comme au Ciel ‘ est précisément cela : que l’homme revienne dans ma Volonté Divine.

C’est seulement lorsqu’Elle verra de nouveau son enfant heureux,

  • vivant dans sa Maison,
  • avec l’opulence de ses Biens qu’Elle se calmera.

Et alors seulement Elle pourra dire : « Mon enfant est revenu,

  • il a revêtu ses vêtements de roi,
  • il porte la couronne royale,
  • il vit avec Moi et Je lui ai rendu les droits que Je lui avais donnés en le créant.

Le désordre dans la Création a pris fin. Car l’homme est revenu dans ma Volonté Divine. »