Au sommet de l’amertume à cause de la privation de mon doux Jésus, j’écrivais ce qui est dit plus haut. Même si cela me coûtait énormément,

  • étant donné l’état dans lequel je me trouvais.

Je voulais quand même le faire comme pour témoigner un dernier hommage à ce Fiat

  • qui, avec tant d’Amour, s’était manifesté à moi.

Maintenant, bien que sa Parole soit si brève, je ne veux pas que la plus petite goutte de Lumière qu’Il manifeste soit perdue. « Qui sait, me disais-je, si ce n’est pas la dernière goutte de Lumière que je mets sur papier »

Je pensais à cela lorsque mon bien-aimé Jésus sortit de moi. Il se jeta à mon cou, Il me serra très fort dans ses Bras et Il me dit :

Ma fille, dès que tu t’es mise à écrire,

  • Je me suis senti attiré si fortement qu’il m’était impossible d’y résister. Si bien que lorsque mon Fiat débordait de toi,
  • Il m’a fait sortir de façon à diriger, pendant que tu écris, ce que Je t’ai manifesté concernant ma Volonté Divine.

C’est un Engagement, un Droit sacré et divin qu’Il possède : d’être

  • l’acteur,
  • le lecteur et
  • le spectateur pendant que tu écris, afin que tout puisse être Lumière et Vérités surprenantes.

De telle sorte que les Caractères divins de ma Volonté puissent être connus clairement.

Crois-tu être celle qui écrit ? Non, non – tu n’es rien d’autre que la partie superficielle.

La Substance, la partie première, Celle qui dicte, est ma Volonté Divine Si tu pouvais voir

  • la Tendresse,
  • l’Amour,
  • les Désirs ardents avec lesquels mon Fiat inscrit sa Vie sur ces papiers,
  • tu mourrais consumée par l’Amour.

Après quoi Il se retira. Et moi, sortie de l’enchantement de Jésus, je continuais à écrire. Je me sentais toute Lumière. Les mots me parvenaient dans un murmure. Je suis incapable de dire ce que j’éprouvais en écrivant.

Après avoir fini d’écrire, j’ai commencé à prier, mais avec la blessure au cœur de ne pas savoir quand Jésus reviendrait.

Je me lamentais : « Pourquoi ne m’emmène-t-Il pas encore au Ciel ? » Je me rappelais toutes les fois où Il m’avait amenée aux portes de la mort, comme si j’allais franchir les portes du Ciel. Mais alors qu’elles allaient s’ouvrir pour me recevoir dans la Demeure bénie, l’obéissance s’était imposée (cf. Volume 4, septembre 1900, et 4 septembre 1902) à ma pauvre existence. En me fermant les portes, elle m’obligeait à demeurer dans le dur exil de la vie.

Oh ! bien que sainte, comme l’obéissance est cruelle et presque tyrannique en certaines circonstances.

Cependant, je me disais : « Je voudrais savoir si c’était par obéissance, ou si le point final de mon existence ici-bas n’était pas encore venu. » Je pensais à cela et à bien d’autres choses qui me traversaient l’esprit avec une amertume si indicible qu’elle semblait m’enivrer.

Mon très grand Bien, Jésus, ma chère Vie, me surprit. Il se laissait voir de nouveau et Il me dit :

Ma fille, tu dois savoir que dans notre Divinité, il y a l’Ordre ordinaire pour toute la Création. Aucun incident ne peut Le mouvoir :

  • pas un point,
  • pas une minute trop tôt, pas une minute trop tard.

La vie se termine selon ce qui a été établi par Nous. Nous sommes immuables à cet égard.

Mais il y a aussi en Nous l’Ordre extraordinaire. Nous sommes Maîtres des lois de la Création tout entière. Ainsi Nous avons le droit de les changer quand Nous le voulons.

Mais si Nous les changeons, ce doit être

  • pour notre plus grande Gloire et
  • pour le plus grand Bien de toute la Création. Nous ne changeons pas nos lois à cause de petites choses.

Or, ma fille, tu sais que la plus grande Œuvre est

  • d’établir le Royaume de notre Volonté Divine sur la terre, et
  • de Le faire connaître.

Il n’est aucun Bien que puisse recevoir la créature si elle ne Le connaît pas. Pourquoi t’étonner, alors, que Nous ayons cédé à l’obéissance pour ne pas te laisser mourir ? D’autant plus, qu’en raison de ton lien avec mon divin Fiat, tu entres dans l’Ordre extraordinaire. Chaque Connaissance sur ma Volonté Divine

  • représente de nombreuses Vies divines sorties de notre Sein.

Ainsi le sacrifice de ta vie était nécessaire pour Les recevoir, ainsi que la privation même du Ciel, d’où t’a arrachée l’obéissance.

De plus, ma Volonté Divine, ses Connaissances, son Règne,

  • sont non seulement le plus grand Bien pour la terre,
  • mais sont la Gloire complète pour le Ciel tout entier. Ainsi c’est tout le Ciel qui Me priait (cf. Volume 6, 12 février 1904) de céder aux prières de celle qui te commandait.

Moi, eu égard à ma Volonté,

  • alors que Je t’ouvrais les portes, J’ai cédé à leurs prières.

Crois-tu que Je ne connaisse pas

  • ton grand Sacrifice,
  • ton continuel martyre d’être séparée de la Patrie céleste, uniquement pour accomplir ma Volonté en celui à travers qui ma Volonté t’était commandée ?

En fait, ce sacrifice M’a arraché les nombreuses Vies des Connaissances de mon Fiat.

Et puis, il fallait une âme

  • qui connaisse le Ciel, et
  • qui sache comment ma Volonté Divine est accomplie dans la Demeure céleste afin que ma Volonté puisse lui confier ses Secrets, son Histoire, sa Vie.

En Les appréciant, cette âme

  • en ferait sa propre Vie et
  • serait prête à donner sa vie pour que les autres puissent connaître un Bien si grand.

Jésus garda le silence. Et moi, dans la souffrance, je me lamentais. Et je reprochais à Jésus de ne pas vouloir m’emmener au Ciel.

Et Lui : Courage, ma fille, les Écrits sur ma Volonté Divine seront bientôt terminés. Mon silence même te dit que Je suis sur le point d’achever les grandes Manifestations de l’Évangile du Royaume de la Volonté Divine.

C’est ce que J’ai fait dans le Royaume de la Rédemption : durant les derniers jours de ma Vie, Je n’ai rien ajouté. Au contraire, Je me suis caché. Si J’ai dit quelque chose, c’était une répétition

  • afin de confirmer ce que J’avais déjà annoncé. Car ce que J’avais dit était suffisant pour recevoir les Bienfaits de la Rédemption. C’était à eux d’en profiter.

Il en sera ainsi pour le Royaume de ma Volonté Divine : Lorsque J’aurai tout dit et que rien ne manquera pour être capable

  • de recevoir le Bienfait de La connaître et
  • de pouvoir posséder tous ses Biens, Je n’aurais alors plus aucun Intérêt à te garder sur terre. Et ce sera à eux d’en profiter.