Je me sentais privée de mon doux Jésus J’espérais fébrilement son retour. Mais hélas !

Mon bien-aimé Jésus redoubla mes souffrances

  • en se faisant voir blessé et couronné d’épines . Ces épines étaient enfoncées si profondément dans sa chair
  • que sa vue était insupportable.

Quel douloureux et pitoyable spectacle ! Il se jeta dans mes bras pour être consolé. Oh ! comme Il souffrait, gémissait et frémissait de douleur ! Je le serrais dans mes bras. Je voulais Lui enlever les épines Mais c’était impossible tant elles étaient profondément enfoncées.

Jésus, en sanglotant, me dit : Ma fille, combien Je souffre ! Si tu savais

  • comme les créatures M’offensent, et
  • comme elles arment elles-mêmes le Bras de ma Justice pour les frapper.

Alors qu’Il disait cela, il m’a semblé voir

  • des éclairs, des flammes et de la glace descendre du Ciel pour frapper les créatures.

J’étais effrayée. Mais c’était pour moi plus effrayant encore de voir Jésus réduit à cet état de façon aussi barbare. J’ai continué à prier et je me disais : « Oh ! comme je voudrais convertir pensées, paroles, œuvres et pas de toutes les créatures en Volonté de Dieu, pour que le péché n’existe plus !

Je désire que les créatures soient éclipsées par la Lumière de la Volonté Divine afin que, investies, enchantées et éclipsées par Elle, les créatures puissent perdre la force, les passions, la volonté d’offenser mon doux Jésus. »

Pendant que je pensais cela, mon doux Jésus me dit : Ma fille, lorsque l’âme prend l’engagement

  • de vouloir convertir tous les actes humains en ma Volonté, elle forme ses rayons qui,
  • en s’étendant, mettent en quelque sorte la terre en leur pouvoir.

S’élevant jusqu’au Ciel, plus haut que les rayons du soleil, ils investissent le Soleil de ma Volonté.

En se plongeant en Elle, ils ne forment qu’un Soleil comme s’ils se livraient à un concours de Lumière.

Tout – le Ciel et la terre – est enchanté et éclipsé par le Soleil de ma Volonté Ma Justice Elle-même est éclipsée par cette Lumière. De telle sorte que bien des fléaux sont épargnés.

Puis, après avoir écrit pendant assez longtemps, Jésus se manifesta en moi. Il prenait mon visage entre ses Mains et Il me dit : « Ma fille, Je veux te payer pour le sacrifice que tu as fait en écrivant. »

Et moi : J’ai écrit pendant trois nuits, et tu ne m’as rien donné. Il me semble que Tu es bien avare maintenant. Tu ne me témoignes plus comme avant cette grande satisfaction lorsque j’écrivais. Tu ne me commandes plus avec cette autorité amoureuse qui était la tienne autrefois. Il me semble que Tu as changé.

Et Jésus : Je ne peux pas changer, et il n’est pas dans la Nature divine de changer. La nature humaine change, mais jamais la Nature divine. Sois par conséquent certaine que rien n’a changé en Moi.

Mais sais-tu ce que Je veux te donner comme récompense ? Ma propre vie.

Chaque Vérité que Je te manifeste est un don de Vie Divine que Je te fais. Je te donne la liberté

  • non seulement de garder ce grand don pour toi,
  • mais de le multiplier pour le donner à qui tu veux, et à qui veut le recevoir.

Tu dois savoir que chaque acte, chaque parole, chaque pensée

  • de la créature dans ma Volonté Divine, est une petite pierre
  • qu’elle jette dans sa mer et
  • qui, en se répercutant, déborde tout alentour pour le bien de tous.

Ou bien, ce sont comme de petits vents

  • qui font se lever la houle dans la mer de mon Fiat et
  • qui forment des vagues plus ou moins hautes selon le nombre des petits vents formés par la créature dans ma Mer. Et lorsque ces vagues s’élèvent, elles doivent descendre à nouveau
  • en partie dans la Mer, et
  • en partie en inondant la terre.

Oh ! comme il est beau de voir la créature

  • tantôt venir jeter ses petites pierres dans notre Mer,
  • tantôt venir souffler et former son petit vent.

Et la Mer

  • lui sourit en formant une ondulation,
  • lui fait la fête en recevant son petit vent et en formant des vagues. Ainsi, l’âme qui vit et opère dans mon Fiat
  • Nous donne l’occasion de faire se lever notre Mer, et
  • Nous donne la liberté d’inonder la terre et le Ciel.

C’est la Volonté Divine qui s’écoule. Elle dispose la créature à demander son Royaume.

Nous sentons que la créature qui vit dans notre Volonté Divine rappelle

  • les fêtes,
  • les amusements,
  • les jeux du commencement de la Création avec son Créateur.

Tout est licite pour celle qui vit dans notre Volonté. Nous la laissons tout faire. Car elle ne veut rien d’autre que faire résonner en elle notre Volonté et notre Écho.

Se laissant porter par notre Écho divin, tantôt elle jette sa petite pierre, tantôt elle forme son petit vent qui,

  • tantôt forme les vagues,
  • tantôt gémit,
  • tantôt parle,
  • tantôt prie qu’il veut que notre divin Fiat soit connu et aimé, et qu’Il domine sur toute la terre.