J’écrivais. Tout en écrivant, je ressentais une envie de dormir et je n’étais pas libre d’écrire. Je me disais alors : « Pourquoi cette somnolence ? Jusqu’à présent, je me sentais si éveillée que si je voulais dormir un peu, j’en étais incapable. Maintenant, c’est tout le contraire.
Par combien de changements on doit passer – une fois comme ça, une fois autrement. Cela montre combien il faut également de la patience avec Jésus. Éveillée, j’aurais pu faire plus, mais après tout, c’est aussi avec le sommeil que je dois dire ‘Fiat !’ »
C’est alors que mon doux Jésus se manifesta en moi et Il me dit : Ma fille, ne sois pas surprise Mon divin Fiat veut étendre son Règne sur tous les actes humains. Il veut que tout soit sa propriété et son territoire. Il défend jalousement que la moindre virgule en soit absente.
C’est pourquoi,
- Il a établi son Règne sur ta veille, travaillant Lui-même avec toi pour placer le sceau de son Fiat marquant son domaine et sa propriété,
- Il veut également placer le sceau de son Fiat sur ton sommeil, comme propriété de son repos éternel. Il veut trouver toutes ses ressemblances : son activité incessante, et Il te donne la veille Il te fait embrasser toute chose, et Il te donne son Immensité Il te fait dormir, et Il te donne son Repos éternel.
En somme, Il doit pouvoir dire et faire :
« Tout ce que Je peux faire Moi-même dans ma Volonté, Je dois pouvoir le faire avec ma petite fille. Car, comme elle Me laisse régner sur tout, tout devient ma Volonté. » Par conséquent, Je peux dire : « Tout en elle est la propriété de mon Fiat Elle n’a plus rien qui lui appartienne : tout est à Moi. En retour, Je lui donne ce qui appartient à ma Volonté Divine. »
Après quoi je suivais la Volonté Divine avec mes actes. Les cieux, les étoiles, le soleil me semblaient si beaux que,
- des profondeurs de mon cœur, je n’arrêtais pas de répéter :
« Quelles sont belles les Œuvres de mon Créateur, et combien admirables l’Ordre et l’Harmonie que le tout-puissant Fiat a disposés dans toute la Création !
Oh ! si cet Ordre et cette Harmonie étaient présents parmi les créatures, la face de la terre changerait ! »
Mon bien-aimé Jésus ajouta :
Ma fille, lorsque ma Volonté dominera sur la terre, il y aura alors union parfaite entre le Ciel et la terre.
- ‘Un’ sera l’Ordre,
- ‘une’ l’Harmonie,
- ‘un’ l’Écho,
- ‘une’ la Vie. Car ‘une’ sera la Volonté.
Plus encore, on verra au Ciel de nombreux miroirs. Les créatures, se mirant elles-mêmes en eux, regarderont ce que les Bienheureux font au Ciel. Elles entendront leurs chants, leurs mélodies célestes. En imitant ce que font les Bienheureux – leurs chants, leurs mélodies – il y aura parmi les créatures la Vie du Ciel.
Mon Fiat mettra tout en commun. Il y aura la véritable Vie du ‘Fiat Voluntas Tua sur la terre comme au Ciel’. C’est alors que ma Volonté chantera victoire. La créature chantera l’hymne de son triomphe.
Puis Il garda le silence. Après un moment, Il ajouta :
Ma fille, la volonté humaine a produit tous les maux qui ont formé l’état malheureux de la pauvre créature. Elle a transformé son destin, sa fortune. Puisque Je suis par nature heureux, tout ce qui est sorti de nos Mains créatrices dans la Création est venu avec la plénitude du Bonheur. Par conséquent, la Joie et le Bonheur éternels qui étaient à l’intérieur comme à l’extérieur de l’homme, tout s’est envolé.
La volonté humaine a chassé hors d’elle-même cette mer de Paix Perpétuelle et véritable qui a alors trouvé refuge dans le Sein de son Créateur Il l’avait donnée pour que toutes ses Œuvres puissent être heureuses.
Nous soyons heureux par nature. Rien ne puisse faire ombrage à notre Bonheur. Mais Nous sommes forcés de voir que l’homme à qui Nous avions donné la primauté dans la Création, est malheureux.
Voir nos enfants malheureux, voir que la Mer de notre Bonheur
- ne fait pas la Joie de celui qui l’avait reçue,
- même si cela ne Nous cause aucun mal, est toujours une peine. Or, la créature qui vit dans notre Volonté Divine reprend en elle cette mer de Bonheur. Elle
- nous épargne la vue du malheur dans les pauvres créatures et
- nous rend doublement heureux. Car nous voyons que notre Bonheur poursuit sa route vers nos enfants.
Ma Volonté
- remettra toute chose en place et
- effacera le malheur produit par la volonté humaine.
Celui-ci, avec sa bave empoisonnée, est capable
- de tout envenimer et
- de jeter partout le trouble.
Comme il est beau de voir tout le monde heureux !
Quelle consolation pour un père de voir ses enfants couronnés – tous heureux, riches, en bonne santé, beaux, toujours souriants et ne pleurant jamais ! Oh ! comme il est heureux et comme il se sent lui-même baigner dans son propre bonheur et celui de ses enfants !
Je suis plus qu’un père. Je sens en Moi le bonheur de mes enfants parce que c’est Moi-même. Et Je peux entrer en moi. Le malheur est extérieur à Moi. Il ne m’appartient pas et n’a nul moyen de pénétrer en Moi. J’ai la peine de le voir, mais non de le ressentir.
Comme Père, J’aime et Je veux que tous soient heureux.