Je m’inquiétais à propos d’une circulaire que j’avais reçue de la Maison de la Volonté Divine, cette Maison que le vénérable père Di Francia désirait tant, qu’il attendait avec impatience et qu’il n’a pas eu la consolation de voir terminée et ouverte selon son désir.

Voilà que finalement, d’après ce que disait cette circulaire, ce jour allait venir. Je me disais : « Est-ce vraiment la Volonté de Dieu que j’aille là-bas ? Les membres de cette Maison seront-elles de vraies petites filles de la Volonté Divine ? » Je pensais à cela lorsque mon doux Jésus se manifesta en moi.

Il me dit : « Ma fille, chaque parole, chaque œuvre et chaque sacrifice accompli dans ma Volonté est fait pour obtenir son Royaume divin. De nombreux messagers sont envoyés vers la Patrie céleste pour porter la circulaire divine et la faire circuler parmi les Saints, les Anges, la Reine Souveraine et le Créateur Lui-même, pour assigner à chacun la tâche

  • de préparer les différentes choses nécessaires pour un Royaume si saint, afin que tout puisse être fait
  • avec bienséance, comme il se doit, et
  • avec une Noblesse divine.

Ainsi, tous les habitants de la Patrie céleste, cette circulaire en main, se mettent au travail

  • pour accomplir leur tâche et
  • pour préparer tout ce qui leur a été confié. Cette circulaire sur la terre fait écho à la circulaire céleste. Et le Ciel et la terre se mettent en branle avec comme unique objet le Royaume de ma Volonté Divine :
  • la terre, pour tout ce qui concerne l’ordre naturel,
  • la Cour céleste, pour tout ce qui relève de l’ordre surnaturel.

On dirait que le Ciel et la terre

  • marchent main dans la main et
  • rivalisent entre eux pour voir qui mettra plus de hâte à préparer un Royaume si saint. Si tu connaissais la Valeur d’un Acte accompli dans ma Volonté !

Si tu savais

  • comment il peut remuer Ciel et terre,
  • comment il peut se frayer partout un chemin…

Il se met en communication avec tout le monde et il obtient tout ce qui n’a pu être obtenu par tous les autres actes ensemble, et cela depuis des siècles.

Ces Actes ne sont pas un seul soleil,

  • mais autant de Soleils que d’Actes accomplis. Et ils forment le jour radieux et éclatant
  • du Royaume de ma Volonté sur la terre.

Les actes accomplis dans ma Volonté sont des aiguillons pour l’Être Suprême. Ce sont des aimants qui L’attirent. Ce sont de douces chaînes qui Le lient. Ce sont des ravissements dans lesquels la créature a le pouvoir de former l’extase de son Créateur.

Le Créateur, ravi comme en un doux sommeil

  • par l’extase formée par sa créature bien-aimée, concède ce qu’Il voulait donner depuis des siècles.

Mais Il n’avait pas pu trouver celui qui

  • Le faisait tomber en extase par son propre Pouvoir Divin et
  • pourrait être le vainqueur du Royaume de sa Volonté Divine.

Lorsque la créature agit dans mon Fiat et forme son acte, Dieu se sent ravi. Dans sa douce somnolence, Il se sent désarmé et conquis, et la créature devient le vainqueur de son Créateur.

Ces préparatifs sont semblables à ceux d’un marié qui prépare la maison, la chambre nuptiale et tous les objets nécessaires afin que rien ne manque. Puis il passe à la tenue de cérémonie pour le mariage et les invitations sont envoyées. Tout cela décide le marié à faire ce que lui-même voulait.

Mais si rien n’est préparé, le marié ne se décide jamais. Il se sent lui-même embarrassé et il se dit : « Je dois me marier et je n’ai pas de maison, je n’ai pas de lit où dormir, je n’ai pas la tenue pour me présenter en futur marié – quelle impression est-ce que je vais faire ? Et nécessairement, il abandonne toute idée de devenir un époux.

De la même manière,

  • ces préparatifs, les actes accomplis dans ma Volonté, les circulaires, sont des aiguillons qui poussent ma Volonté à venir régner parmi les créatures.

Mes Connaissances sont comme le futur marié

  • qui vient pour épouser les créatures avec des liens nouveaux, tout comme elles sont sorties de nos Mains Créatrices. »

Après quoi je me sentais fatiguée,

  • épuisée par les privations de mon doux Jésus. Je sentais que ma pauvre petite âme ne pouvait plus tenir
  • sans Celui en qui j’avais concentré tous mes espoirs et toute ma vie. Sans Lui, tout ce que je faisais et qui m’avait été enseigné par Jésus me semblait
  • être un jeu,
  • des prières sorties de l’imagination et non à la Gloire de Dieu.

Et je ressentais si peu d’ardeur en faisant mes rondes

  • que je pouvais à peine continuer. Mais alors que, épuisée, je poursuivais mes rondes, je sentis Jésus qui me soutenait et me poussait dans le dos en disant :

Ma fille, continue, tu ne dois pas vouloir arrêter.

Tu dois savoir que tout a été déterminé par l’Être Suprême : les prières, les actes, les souffrances, les soupirs

  • qui doivent être ceux de la créature pour qu’elle obtienne
  • ce que Nous-mêmes voulons lui donner, et
  • qu’elle désire tant recevoir.

Et si tout cela n’est pas accompli, le soleil tant désiré ne se lève pas en Nous

  • pour briller au milieu de la longue nuit de la volonté humaine et
  • pour former le jour du Royaume du divin Fiat.

C’est pourquoi il arrive souvent que bien des actes et des prières soient faits sans que rien ne soit obtenu. Mais alors, à cause d’un autre petit soupir et d’une prière, on obtient ce qu’on attendait depuis si longtemps.

Était-ce peut-être ce dernier acte qui a obtenu la grâce ? Ah, non ! C’était la continuation de tous les actes de prières. Et si l’on voit que c’est par ce dernier acte qu’on obtient, c’est parce que cet acte était nécessaire pour compléter le nombre établi par Nous.

Par conséquent, si tu veux recevoir le Royaume de la Volonté Divine, n’arrête pas. Sinon, faute de cette longue chaîne d’actes qui va jusqu’au Trône de Dieu, tu n’obtiendras pas

  • ce que tu veux et
  • que Nous voulons aussi te donner.

Les actes sont comme les heures qui forment le jour et la nuit :

  • certaines heures forment le soir,
  • d’autres la nuit profonde,
  • d’autres l’aube,
  • d’autres le lever du soleil et
  • d’autres le plein jour.

Et s’il est minuit, c’est en vain que tu attendrais de voir le jour se lever. Il faut au moins que vienne l’aube pour appeler le jour qui s’approche,

  • pour pouvoir admirer la majesté du soleil
  • qui disperse les ténèbres par son empire de lumière.

Mettant fin à la nuit, il orne toute la nature et la fait se lever à nouveau dans sa lumière et sa chaleur, façonnant toutes choses de ses bienfaisants effets.

Serait-ce peut-être l’aube qui aurait tout l’honneur de faire se lever le soleil ? Ah, non ! L’aube a été la dernière heure, mais si elle n’avait pas été précédée par les autres heures, l’aube n’aurait jamais pu dire : « Je suis celle qui appelle le jour. »

Tels sont les actes et les prières

  • pour obtenir le lever du jour du Royaume de ma Volonté Divine . Tous ces actes sont de nombreuses heures.

Et chaque acte a sa place d’honneur. C’est la main dans la main qu’ils appellent le Soleil radieux de ma Volonté Divine. L’acte final peut être comme l’aube. S’il n’est pas accompli, l’aube est absente. Et il est inutile d’espérer que son jour de Lumière puisse se lever bientôt sur la terre, un jour qui façonnera et réchauffera toutes choses.

Et plus qu’un Soleil, il fera sentir

  • ses effets bienfaisants et
  • son Régime divin, un régime de Lumière, d’Amour et de Sainteté.

La même chose s’est produite dans la Rédemption.

La Rédemption n’est pas venue avant bien des siècles parce que les patriarches et les prophètes se trouvaient par leurs actes dans les heures de la nuit. C’est de loin qu’ils attendaient le jour. Lorsque la Vierge Reine est venue, elle a formé l’aube

Embrassant toutes ensemble les heures de la nuit, elle a fait apparaître sur la terre le Jour du Verbe. Et la Rédemption a été accomplie.

Par conséquent, n’arrête pas. La série des actes est si nécessaire ! Si tous ne sont pas accomplis,

  • il y a risque que le bien désiré ne soit pas obtenu !