Je faisais ma ronde dans le divin Fiat. J’accompagnais mon doux Jésus dans les douleurs de sa Passion. Je le suivais jusqu’au Calvaire. Mon pauvre esprit s’arrêta pour penser aux atroces Souffrances de Jésus sur la Croix.

Jésus se manifesta en moi et Il me dit :

Ma fille, le Calvaire est le nouveau Paradis terrestre où l’humanité retrouve ce qu’elle avait perdu en se retirant de ma Volonté :

  • au Paradis, l’homme a perdu la grâce,
  • sur le Calvaire, il l’acquiert.

Au Paradis,

  • le Ciel lui a été fermé,
  • il a perdu son bonheur et
  • il s’est rendu l’esclave de l’ennemi infernal. ici, dans le nouveau Paradis,
  • le Ciel lui est ouvert à nouveau,
  • il retrouve la Paix et le Bonheur perdus,
  • le démon est enchaîné alors que
  • l’homme est délivré de son esclavage.

Au Paradis,

  • le soleil du divin Fiat s’est assombri et il a fait toujours nuit pour l’homme. Ceci est le symbole du soleil qui s’est retiré de la face de la terre durant les trois heures de mon Agonie terrible sur la Croix.

Il était Incapable de soutenir le tourment de son Créateur. Ce tourment était causé par la volonté humaine qui, avec une grande perfidie, avait réduit mon Humanité à cet état. Horrifié, le soleil s’est retiré Lorsque J’eus poussé mon dernier Soupir, il apparut de nouveau et poursuivit sa course de lumière.

De la même manière, le soleil de mon Fiat, mes Souffrances, ma Mort, rappelèrent le Soleil de ma Volonté pour régner au milieu des créatures.

C’est pourquoi le Calvaire forma l’aube

  • qui rappela le soleil de ma Volonté éternelle afin qu’Elle brille de nouveau au milieu des créatures.

L’aube veut dire la certitude que le soleil va se lever.

De la même manière, l’aube que J’ai formée sur le Calvaire assure,

  • bien que deux mille ans soient passés, qu’ Elle rappellera le Soleil de ma Volonté
  • pour régner à nouveau parmi les créatures.

Au Paradis, les créatures ont vaincu mon Amour. Ici, c’est Lui qui triomphe et conquiert les créatures.

Dans le premier Paradis, l’homme reçoit la condamnation à mort de son âme et de son corps. Dans le second Paradis,

  • il est relevé de sa condamnation, et
  • la résurrection des corps est reconfirmée par la Résurrection de mon Humanité.

Il y a de nombreux rapports entre le Paradis terrestre et le Calvaire . Ce que l’homme a perdu là-bas, il le réacquiert ici.

Dans le Royaume de mes Souffrances, tout est rendu. L’honneur et la gloire de la pauvre créature sont reconfirmés

  • par mes Souffrances et
  • par ma Mort.

En se retirant de ma Volonté, l’homme a formé le royaume

  • de ses maux,
  • de ses faiblesses,
  • de ses passions et
  • de ses misères. J’ai voulu venir sur terre et J’ai voulu tellement souffrir. J’ai permis que mon Humanité
  • soit lacérée,
  • sa chair déchirée,
  • qu’elle ne soit qu’une Plaie.

Et J’ai même voulu mourir pour former,

  • par mes nombreuses Souffrances et ma Mort, le Royaume opposé aux nombreux maux
  • que la créature avait formés pour elle-même.

Un royaume

  • n’est pas formé par un seul acte,
  • mais est formé par de nombreux actes qui se succèdent.

Plus il y a d’actes, plus le royaume devient grand et glorieux.

C’est pourquoi ma Mort était nécessaire à mon Amour. Par ma Mort, Je devais donner le baiser de Vie aux créatures. Par mes nombreuses Plaies, Je devais laisser sortir tous les Biens

  • afin de former le Royaume des Biens pour les créatures.

Ainsi, mes Plaies sont des sources d’où jaillissent des Biens. Ma Mort est une Source de Vie jaillissante pour toutes les créatures.

Ma Mort, ma Résurrection était nécessaire à mon Amour. Car en faisant sa volonté, l’homme avait perdu la vie de ma Volonté. Et Je voulais ressusciter afin de former

  • non seulement la résurrection du corps, mais
  • en elle la résurrection de la Vie de ma Volonté.

Si Je n’étais pas ressuscité, la créature n’aurait pas pu ressusciter dans mon Fiat. Il lui aurait manqué

  • la vertu,
  • le lien de sa résurrection dans la mienne, et mon Amour se serait senti incomplet.

J’aurais eu le sentiment que Je pouvais faire quelque chose de plus

  • que Je ne faisais pas. Et Je serais resté avec le dur martyre d’un Amour qui n’est pas complet.

Si donc l’homme ingrat ne profite pas de tout ce que J’ai fait,

  • le mal est tout entier le sien. Mais mon Amour connaît son triomphe et en jouit pleinement.