Les privations de Jésus sont plus longues. Je ne vis que dans la Puissance du divin Fiat qui s’est constitué la Vie de ma pauvre âme. Il me semble que mon bien-aimé Jésus, en me confiant à Lui,
- ne se cache derrière les rideaux de sa Lumière que pour m’espionner et voir si je suis toujours son adorable Volonté.
Oh Dieu, qu’il est douloureux
- de demeurer dans une Immensité de Lumière et
- de ne pas savoir où aller pour trouver Celui que j’aime, qui m’a formée, qui m’a dit tant de Vérités
- que je les sens en moi comme des Vies divines palpitantes qui me font comprendre qui est Celui que je veux et que je ne trouve pas !
Ah ! Jésus ! Jésus ! Reviens ! Quoi ? Tu me fais sentir ton Cœur qui bat dans mon cœur et Tu te caches ? »
Mais en me déchargeant le cœur, je pensais : « Peut-être Jésus ne trouve-t-il en moi ni en personne les dispositions pour recevoir la Vie de ses autres Vérités. Et pour que ces Vies ne demeurent pas en suspens, Il reste tranquille et Il se cache. »
Je pensais cela lorsque mon très précieux Jésus se manifesta comme pour sortir de moi et Il me dit :
Ma pauvre petite fille, tu es perdue dans la Lumière et tu ne sais pas comment trouver Celui que tu cherches avec tant d’amour.
La Lumière forme de hautes vagues et constituent les barrières qui t’empêchent de Me voir.
Mais ne sais-tu pas que c’est Moi qui suis
- cette Lumière,
- cette Vie et
- ce Battement de Cœur que tu sens en toi ?
Comment ma Volonté pourrait-Elle jamais avoir sa Vie en toi
- si ton Jésus n’était pas en toi, Lui qui a ouvert la voie au développement de ma Volonté dans ton âme ?
Alors, calme-toi. Tu dois maintenant savoir que quiconque doit être un porteur de Bien doit centraliser en lui-même toute la plénitude de ce Bien. Sinon, le Bien ne trouverait pas la voie par où sortir.
À présent que tu dois centraliser en toi le Royaume de ma Volonté, il faut que rien n’y manque pour que sa Lumière te dispose à recevoir toutes les Vérités nécessaires à la formation de son Royaume.
Si les autres créatures ne sont pas disposées
- à recevoir toutes les Vies des Vérités de mon Fiat, Je ne te donnerai pas la capacité de les manifester,
- comme cela arrive si souvent. Mais à toi qui en est le dépositaire, rien ne doit te manquer.
C’est ce qui s’est passé avec la Reine du Ciel qui devait
- être dépositaire du Verbe incarné et
- Me donner aux générations humaines.
En Elle J’ai centralisé
- tous les Biens des rachetés et
- tout ce qui convenait pour être capable de recevoir la Vie d’un Dieu.
Ainsi ma Maman détient la Souveraineté
- sur toutes les créatures et
- sur chacun des actes et des biens dont elles sont capables.
De telle sorte que :
- Si les créatures pensent saintement, elle est le canal de ces saintes pensées et en conserve la souveraineté.
- Si les créatures parlent, œuvrent ou marchent saintement, le commencement de tout cela descend de la Vierge.
Elle détient par conséquent les droits et la souveraineté
- sur les paroles,
- sur les pas et
- sur les œuvres. Il n’y a pas de Bien qui soit fait sans descendre d’elle.
Car si elle a été la cause première de l’Incarnation du Verbe, il n’est que juste
- qu’elle soit le canal de tous les Biens et
- qu’elle détienne les droits de Souveraineté sur toutes choses.
C’est ce qui s’est passé également avec Moi qui,
- devant être le Rédempteur de tous, devais contenir en Moi tous les Biens de la Rédemption.
Je suis le Canal, la Source, la Mer d’où sortent tous les Biens des rachetés. Je possède par nature le droit de Souveraineté
- sur tous les actes des créatures et
- sur tout le Bien qu’elles accomplissent.
Notre Règne n’est pas comme celui des créatures qui dominent et règnent
- sur les actes extérieurs des autres créatures, et
- même pas sur tous leurs actes extérieurs. Mais des actes intérieurs, elles ne savent rien et elles n’ont pas non plus le droit de souveraineté sur ces actes.
Car la vie, la pensée et la parole de leurs dépendants ne sortent pas d’elles.
Au contraire, c’est de Moi que sort la Vie de toutes les œuvres
- intérieures et
- extérieures des créatures.
Ainsi, au-dessus de chacun des actes des créatures devraient s’attacher l’Acte de la céleste Mère et le Mien qui, en Souverains,
- les forment,
- les dirigent et
- leur donnent vie.
Je continuais après cela à suivre ma ronde dans la Volonté Divine . M’unissant à l’Unité que mon premier père Adam possédait avant le péché, mon doux Jésus ajouta :
Ma fille, tu n’as pas bien compris ce que signifiait « Unité ». Unité veut dire centralisation et commencement de tous les actes des créatures, passés, présents et futurs.
Ainsi, avant le péché, quand Adam possédait notre Unité, il contenait dans ses pensées
- l’unité de toutes les pensées des créatures,
- l’unité de toutes les paroles, toutes les œuvres et tous les pas. Je trouvais par conséquent en lui, dans mon Unité, le commencement et la fin de tous les actes des générations humaines.
Adam, dans mon Unité,
- contenait chacun et
- possédait toute chose.
Ainsi, toi, ma fille, en t’élevant jusqu’à cette Unité abandonnée par lui, tu prends sa place et en te mettant au commencement de tous et de tout. Tu contiens en toi
- les actes mêmes d’Adam
- avec la continuation de tous les actes des créatures.
Vivre dans ma Volonté Divine signifie : Je suis le commencement de tous. Et c’est de moi que tout descend comme tout descend du divin Fiat. Je suis par conséquent
- la pensée,
- la parole,
- l’œuvre et
- le pas de chacun. Je prends tout et j’apporte tout à mon Créateur.
On comprend qu’Adam devait posséder et enclore l’humanité tout entière
- s’il ne s’était pas retiré de notre Volonté et
- s’il avait toujours vécu dans notre Unité.
C’est pourquoi, s’il avait fait cela, les générations humaines auraient vécu dans notre Volonté.
Et par conséquent,
- ‘une’ aurait été la Volonté,
- ‘une’ l’Unité,
- ‘un’ l’écho de tous.
Et tout étant mis en commun, chacun aurait enclos toutes choses en lui-même.