Je suivais les Actes accomplis par Jésus dans la Volonté Divine alors qu’Il était sur terre.

Je suivais la Mère et l’Enfant dans leur fuite en Égypte, et je me disais :

« Comme il devait être beau de voir le Petit Enfant dans les bras de sa Maman divine. Si petit et portant en Lui-même le Fiat éternel, Il contenait tout le Ciel et la terre. Étant le Créateur, tout était sorti de Lui et tout dépendait de Lui.

Et la Reine souveraine, transfusée en Jésus Enfant

  • en vertu du même Fiat qui l’animait, formait le reflet de Jésus, son écho, sa Vie même.

Combien de Beautés cachées Ils possédaient ! Combien de variétés de Cieux plus beaux que ce que l’on voit à notre horizon ! Combien de Soleils plus éclatants Ils contenaient ! Et pourtant, personne n’a rien vu. On ne pouvait voir que trois pauvres fugitifs.

Jésus, mon Amour, je veux suivre pas à pas ma Mère Céleste sur son chemin. Je veux animer les brins d’herbe, les atomes de terre

  • et vous faire sentir sous vos pieds mon « je vous aime ». Je veux animer toute la lumière du soleil qui éclaire votre visage
  • pour qu’elle vous apporte mon « je vous aime », Je veux animer tous les souffles du vent, toutes ses caresses
  • pour vous dire « je vous aime ».

C’est moi qui, dans votre Fiat, vous apporte

  • la chaleur du soleil pour vous réchauffer,
  • les souffles du vent pour vous caresser,
  • son murmure pour vous parler et vous dire :

Cher Petit Enfant,

  • fais connaître à tous ta Volonté Divine.

  • Fais-la sortir de ta petite Humanité afin qu’Elle règne et forme son Royaume parmi les créatures. »

Mon esprit se perdait en Jésus et ce serait trop long si je voulais tout dire.

Jésus, mon seul bien, se manifesta en moi et Il me dit :

Ma fille, ma Maman et Moi nous étions comme deux enfants jumeaux. Car nous n’avions qu’une seule Volonté qui nous donnait la Vie.

Le divin Fiat mettait nos Actes en commun de telle sorte que

  • le Fils était le reflet de sa Maman, et
  • la Maman le reflet de son Fils.

Le Royaume de la Volonté Divine

  • avait ainsi toute sa Force et régnait parfaitement en Nous.

Dans notre fuite en Égypte,

  • Nous faisions traverser ces régions par la Volonté Divine et
  • Nous ressentions sa grande Peine de ne pas régner dans les créatures.

Et en regardant les siècles, nous avons ressenti la grande Joie de son Royaume qui allait se former parmi elles.

Oh ! que tes refrains répétés dans le vent, le soleil, l’eau et sous nos pieds, « Je vous aime, je vous aime, Que votre Règne arrive ! », nous parvenaient avec joie sur les ailes de notre Fiat !

C’est notre propre écho que Nous entendions en toi : Nous ne voulions rien d’autre que voir la Volonté Divine régner et faire la conquête de tous.

Et depuis ce temps, nous aimions notre petite enfant

  • qui ne voulait et ne demandait pas autre chose que ce que Nous voulions. »

Je continuais à penser à tout ce que mon doux Jésus avait fait lorsqu’Il était sur la terre.

Il ajouta : Ma fille, lorsque Je suis venu sur la terre, J’ai regardé tous les âges, passés, présents et futurs,

  • pour réunir dans mon Humanité tout ce qui pouvait être fait de Bien et de Bon par toutes les générations,

  • pour y mettre le sceau et la confirmation du Bien.

Je n’ai rien détruit de ce qui était bon. Je voulais l’enfermer en Moi afin de lui donner la Vie divine.

Et en ajoutant le bien qui manquait et que J’ai accompli

  • pour compléter tout le bien des créatures humaines, Je me suis transporté sur les ailes des âges vers les créatures humaines
  • pour donner à chacune mon Œuvre complète

J’ai également rassemblé tous les maux afin de les consumer. Par la force des souffrances et des peines que Je voulais souffrir, J’ai allumé le bûcher dans mon Humanité pour y brûler tous les maux, désirant ressentir chaque souffrance afin

  • de faire renaître les Biens opposés à ces maux,
  • de faire renaître les générations humaines à une Vie nouvelle.

Et puisque Moi en formant tous les remèdes possibles et imaginables pour tous les rachetés

  • afin de les disposer à recevoir le grand bien du Règne de ma Volonté parmi eux, J’ai
  • tout accompli,
  • tout souffert et
  • tout consumé, il te faut toi aussi, afin de préparer mon Royaume pour les créatures,
  • enclore tout ce qui est bon et saint, et par tes souffrances, consumer tous les maux
  • pour que la Vie de ma Volonté Divine renaisse parmi les créatures.

Tu dois être mon écho dans lequel Je dois placer le dépôt d’où doit s’élever le Royaume de mon Fiat.

Suis-Moi pas à pas. Tu sentiras la Vie, le Battement, le Bonheur de ce Royaume

  • que J’ai en Moi et
  • qui veut sortir afin de régner parmi les créatures.

Et mon Amour pour ce Royaume est si grand que

  • si J’ai permis que l’ennemi pénètre dans le Jardin d’Éden, Je ne lui permettrai par de mettre le pied dans l’Éden du Royaume de mon Fiat.

Ainsi, Je lui ai permis de m’approcher dans le désert pour

  • l’affaiblir et le chasser afin qu’il n’ose y pénétrer.

Ne vois-tu pas combien ta présence

  • terrorise l’ennemi et
  • le met en fuite pour ne pas te voir ?

C’est la Force de ma Victoire qui le précipite, et, se sentant troublé, il s’enfuit.

Tout est prêt pour le Royaume de mon Fiat, il ne reste plus qu’à Le faire connaître.