Je continuais mon abandon dans le divin Fiat. Totalement privée de mon plus grand bien, Jésus, ma douleur et mes amertumes étaient si grandes
- que je ne sais comment l’exprimer.
Mais en même temps, je ressentais
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une Paix imperturbable et
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le Bonheur de La lumière de la Volonté Suprême.
Je me disais alors : « Quel changement dans ma pauvre âme ! Avant, si mon bienheureux Jésus me privait un peu, et même pendant des heures, de sa Personne, je délirais, je pleurais et je me sentais la plus misérable des créatures.
Maintenant, c’est tout le contraire : c’est durant des jours et non des heures que j’en suis privée. Et bien que je ressente une douleur intense qui pénètre jusqu’à la moelle de mes os, c’est sans délire et sans pouvoir pleurer, comme s’il ne me restait plus de larmes, et je me sens en paix, heureuse et sans crainte.
Mon Dieu ! Quel changement ! Je me sens mourir à la pensée que je peux être heureuse sans Jésus. Mais mon bonheur n’est pas touché. Je sens que ce bonheur n’affecte pas ma souffrance, ni ma souffrance mon bonheur.
Chacun poursuit sa route, mais sans interférer entre eux. Ah ! Jésus ! Jésus ! Pourquoi ne viens-Tu pas à mon secours ? N’as-Tu pas pitié de moi ? Pourquoi ne cours-Tu pas, ne voles-Tu pas vers ta petite fille que Tu dis tant aimer ? »
Mais tandis que je laissais libre cours à ma peine, Jésus se manifesta en moi et me dit aussitôt :
Fille de ma Volonté, pourquoi veux-tu troubler ta Paix et ton Bonheur ?
Sache que là où règne ma Volonté, cette Reine Divine possède des Joies immenses et des Bonheurs sans fin. Les douleurs, les larmes et les amertumes
- naissent dans le temps et participent de la volonté humaine.
Elles ne naissent pas dans l’Éternité et ne Lui appartiennent pas, de sorte qu’elles ne peuvent pas du tout entrer
- dans l’océan de Bonheur de ma Volonté Divine .
C’est dans cet État divin que se trouvaient
- la Reine du Ciel et
- mon Humanité même.
Et toutes nos Souffrances – qui étaient nombreuses et de toutes sortes –
- ne pouvaient diminuer nos Joies et nos Bonheurs infinis,
- ni pénétrer dans leur profondeur.
Ainsi, tes délires, tes pleurs et tes troubles lorsque tu ne Me voyais pas durant quelque temps étaient des restes de ta volonté humaine.
Ma Volonté n’admet pas ces faiblesses. Et comme Elle ne les possède pas par nature, ma Volonté domine la souffrance là où Elle règne.
Elle la chasse et Elle ne lui permet pas
- d’entrer dans le Bonheur dont Elle a comblé sa créature. La souffrance ne trouverait pas d’endroit où se mettre dans l’Océan de Bonheur infini de mon adorable Volonté lorsqu’Elle règne dans la créature.
Ne veux-tu pas qu’Elle règne en toi ? Alors pourquoi t’inquiéter du changement que tu ressens dans ton âme ?
Ma Volonté Divine a sa Vie. Et lorsque l’âme Lui ouvre les portes de sa volonté pour Lui permettre d’entrer et de régner, Elle pénètre dans l’âme et y développe sa Vie divine.
Reine, Elle forme en l’âme sa Vie
- de Lumière,
- de Paix,
- de Sainteté et
- de Bonheur. Et l’âme se sent propriétaire de tous ses Biens. Et si l’âme ressent de la souffrance, c’est d’une Façon divine qui n’affecte en rien ce que ma Volonté Divine lui a communiqué.
Par contre, pour qui n’ouvre pas les portes à ma Volonté Divine pour La laisser entrer et régner,
- sa Vie demeure suspendue dans la créature, bloquée, sans développement.
Ce qui arrive à mon divin Fiat est comparable à ce qui se passerait
-
si une créature voulait apporter à une autre tous les biens possibles, et que cette dernière, avec une épouvantable ingratitude,
-
lui attacherait les mains et les pieds pour l’empêcher de s’approcher,
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lui fermerait la bouche pour l’empêcher de parler et
-
lui banderait les yeux pour l’empêcher de voir.
Quelle souffrance pour la créature porteuse de tant de biens ! C’est à cet état que se voit réduite ma Volonté
- lorsque les créatures ne lui ouvrent pas la porte de leur volonté pour que ma Volonté y développe sa Vie.
Quelle souffrance, ma fille ! Quelle souffrance !
Je continuais à penser à la Volonté Divine , porteuse de tant de Biens. Mon doux Jésus ajouta :
Ma fille, l’Amour pour la créature qui laisse régner en elle mon divin Fiat est si grand,
- qu’à chacun des actes accomplis en Lui, la Divinité accorde à l’âme un Droit divin, c’est-à-dire un droit
- de Sainteté,
- de Lumière,
- de Grâce et
- de Bonheur.
Et Elle attache ces droits à l’âme
- en la rendant propriétaire de ces Biens divins.
Chaque acte supplémentaire accompli dans ma Volonté Divine
- est ainsi une signature apposée par ton Créateur, comme si un contrat notarié te faisait propriétaire
- de ce Bonheur,
- de cette Lumière,
- de cette Sainteté et de
- cette Grâce.
Il en est comme d’un homme riche qui aime un pauvre lequel ne sort jamais de sa maison. Et si ce pauvre sort, c’est seulement
- pour visiter les terres du riche propriétaire et
- lui rapporter les fruits de ses fermes afin qu’il se réjouisse de ses propres produits.
Le riche regarde le pauvre, il l’aime et voit qu’il est heureux dans sa maison. Mais afin d’assurer son bonheur, il rédige un contrat public de participation à ses biens en faveur de ce pauvre
- qui a touché son cœur,
- qui est toujours dans sa maison et
- fait usage de ses biens pour rendre heureux son bien-aimé propriétaire.
Il en est ainsi pour la créature qui vit dans notre Volonté Divine . Elle vit dans notre maison et fait usage de nos Biens
- pour Nous glorifier et Nous rendre heureux.
Toute disparité entre elle et Nous serait pour Nous une peine qui pèserait sur notre Cœur paternel.
Mais comme les peines et les malheurs ne peuvent entrer dans notre Volonté Divine, Nous agissons avec magnanimité. Sur chacun de ses actes, nous apposons une signature
- pour en faire notre Bien commun et
- pour l’enrichir de notre même Bonheur.
Aussi, Je te le répète : « Sois attentive, ma fille, et que rien ne t’échappe.
Car tous tes actes portent une Signature, une Signature divine par laquelle tu peux être sûre que la Volonté Divine est à toi et que tu es à Elle.
Les Liens divins ne s’effacent jamais. Ils sont éternels. »