Mon abandon dans la Volonté Divine est continuel. Bien qu’Elle cache et éclipse souvent mon bien-aimé Jésus, ma Vie, mon Tout, Elle ne se cache jamais Elle-même. Sa Lumière est permanente en moi .

Et il me semble que même si Elle voulait se cacher, Elle ne le pourrait pas. Car sa Lumière est partout. Il n’y a pas d’endroit où Elle pourrait s’échapper, se restreindre.

Puisqu’Elle est par nature Immense et revêt toute chose avec un tel Empire que je La sens

  • dans chaque fibre de mon cœur,
  • dans mon souffle et
  • dans toutes choses.

Et je me dis que la Volonté Divine m’aime plus que Jésus Lui-même. Car Il me quitte souvent alors que son adorable Volonté est toujours avec moi. Elle est de par sa nature incapable de me quitter. Elle règne sur moi par sa Lumière et attend triomphalement la suprématie dans mes actes.

Oh ! Volonté Divine ! Combien Tu es admirable !

  • Ta Lumière ne laisse rien échapper,

  • Tu me caresses et Tu joues avec ma petitesse,

  • Tu te fais conquérante de mon petit atome et

  • Tu aimes répandre en moi l’Immensité de ta Lumière éternelle. »

Mais alors que je me sentais immergée dans cette Lumière, mon Jésus bien-aimé se manifesta en moi et Il me dit :

Ma fille, celle qui se laisse dominer par ma Volonté Divine reçoit de ce fait la Vertu de Fécondité divine.

Et avec cette Fécondité, cette âme peut générer dans les autres ce qu’elle possède. Avec cette Fécondité divine, elle forme la plus belle et la plus longue génération qui lui apportera la gloire et le cortège de tant de naissances générées dans ses propres actes.

Cette âme verra sortir d’elle la génération des enfants

  • de la Lumière, du Bonheur et de la Sainteté divine.

Oh ! comme elle est belle, sainte et pure la Fécondité du Germe de ma Volonté Divine !

  • Elle est Lumière et génère de la Lumière,
  • Elle est Sainte et génère de la Sainteté,
  • Elle est Forte et génère de la Force.
  • Elle possède tous les Biens et génère la Paix, la Joie et le Bonheur.

Si tu savais le Bien que t’apportera à toi, et après cela aux autres le Germe fécond de cette Volonté si sainte, qui sait quand et comment générer à chaque instant

  • les Biens qu’Elle possède !

C’est de cette manière que son Altesse la Reine souveraine put générer

  • seule et sans l’aide d’un autre, le Verbe éternel,

Parce qu’en ne donnant pas vie à sa volonté humaine,

  • elle n’a donné Vie qu’à la Volonté Divine . Elle acquit ainsi la plénitude du Germe de la Fécondité divine. Et elle put générer Celui que le Ciel et la terre ne peuvent contenir.

Et elle put Le générer

  • non seulement en elle-même, dans son sein maternel,
  • mais dans toutes les créatures.

Comme elle est noble et longue la génération des enfants de la Reine du Ciel !

Tous ont été générés dans ce divin Fiat qui peut tout et contient tout. Ainsi, ma Volonté Divine élève la créature et la rend participante de la Fécondité de la Paternité céleste.

Quelle Puissance, que de sublimes Mystères Elle possède !

Je continuais alors mes actes dans le divin Fiat et j’offrais tout pour obtenir son Royaume sur la terre.

Je voulais

  • revêtir toute la Création,
  • animer de ma voix toutes les choses créées afin que tout puisse dire avec moi : « Que ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel. Que ton règne arrive ! »

Mais en faisant cela, je me disais : « Comment ce Royaume si saint peut-il venir sur la terre ? Il n’y a aucun changement chez les créatures, personne ne s’en soucie. Péchés et passions abondent. Comment ce Royaume peut-il jamais venir sur la terre ? »

Et Jésus, se manifestant en moi, me dit :

Ma fille, ce qui est le plus nécessaire pour obtenir un si grand Bien, qui est le Royaume de mon divin Fiat,

c’est d’obtenir

  • que Dieu s’émeuve et
  • qu’Il décide de faire régner ma Volonté Divine parmi les créatures.

Lorsque Dieu s’émeut et décide, Il surmonte tout et Il triomphe de tous les maux.

Et l’autre chose nécessaire, c’est que la créature

  • qui cherche un si grand Bien et prie Dieu de Le lui accorder, doit posséder en elle la Vie du Royaume
  • qu’elle demande pour les autres créatures.

Celle qui possède ce Royaume

  • en connaîtra l’importance et
  • ne s’épargnera aucun sacrifice pour demander ce bien pour les autres.

Elle connaîtra

  • les secrets,
  • les chemins à suivre, et Elle se rendra importune jusqu’à conquérir Dieu Lui-même.

Elle sera comme un soleil

  • qui contient en lui-même toute la plénitude de sa lumière Incapable de la contenir, elle ressent le besoin de la répandre hors de lui pour
  • donner à tous la lumière,
  • faire du bien à tous,
  • les rendre tous heureux de ce même bonheur.

La créature qui a le Bien, possède la Vertu

  • de Le demander et
  • de Le donner.

C’est ce qui s’est passé dans la Rédemption : Le péché inondait la terre.

Ceux que l’on appelait « le peuple de Dieu »

  • étaient les moins nombreux de tous. S’ils semblaient rechercher la Rédemption, c’était de façon superficielle. Car ils ne possédaient pas en eux-mêmes la Vie de ce Rédempteur
  • qu’ils demandaient.

On peut dire qu’ils recherchaient la Rédemption

  • comme le fait l’Église d’aujourd’hui,
  • comme font les consacrés et les religieux en récitant le « Notre Père ».

Mais la plénitude de la Vie de ma Volonté qu’ils demandent

  • dans le « Notre Père » n’est pas en eux. Par conséquent, leur demande se termine par des paroles,
  • mais non par des faits.

Puis la Reine du Ciel est venue. Elle en posséda la plénitude de la Vie divine,

Ainsi, ce qu’Elle a demandé à Dieu pour le bien du peuple

  • a fait qu’Il s’est ému, a été gagné, et L’a fait se décider.

Et malgré tous les maux qui existaient, le Verbe éternel est venu sur la terre par

celle qui déjà Le possédait et qui formait sa Vie. Avec la plénitude de la Vie Divine, Elle a pu émouvoir Dieu. Et le Bien de la Rédemption est venu.

Ce que tous les autres ensemble n’ont pas pu obtenir, la Reine souveraine l’a obtenu.

  • Elle avait d’abord conquis en elle son Créateur,
  • Elle possédait la plénitude de tous les Biens qu’Elle demandait pour les autres
  • Conquérante, Elle avait la Vertu de pouvoir demander et donner le Bien qu’elle possédait.

Il y a une grande différence, ma fille, entre

  • celle qui demande et possède la Vie Divine, et
  • celle qui demande et ne possède pas la Vie Divine. La première demande comme un droit, la seconde à titre d’aumône.

Et à celle qui demande à titre d’aumône, on donne de l’argent, des lires tout au plus, mais non le Royaume tout entier.

Celle qui demande comme un droit, possède. Elle est déjà propriétaire, elle est Reine. Et celle qui est Reine peut donner le Royaume.

Comme Elle est Reine, Elle possède sur Dieu un Empire divin. Et Elle peut demander le Royaume pour les créatures. C’est ce qu’il adviendra pour le Royaume de ma Volonté Divine.

C’est pourquoi Je te recommande vivement :

  • sois attentive,
  • laisse ma Volonté former la plénitude de sa Vie en toi.

Tu pourras ainsi émouvoir Dieu. Lorsque Dieu s’émeut, personne ne peut Lui résister.