Je me sentais complètement abandonnée dans le divin Fiat, et mon pauvre esprit était saturé par sa Lumière, sa Beauté et sa Félicité indescriptible.

  • Posséder la Source de tous les Biens,
  • jouir de l’Immensité des Mers infinies de toutes les Joies,
  • posséder tous les Attraits de Beautés inépuisables, de Beautés divines, au point de séduire Dieu Lui-même, et
  • vivre dans la Volonté Divine en établissant son Règne dans l’âme, c’est une seule et même chose.

« Volonté de Dieu, combien Tu es aimable, adorable et désirable, plus que ma propre vie !

Ton Règne est un Royaume qui a le pouvoir de me débarrasser de tout

  • ce qui ne se rapporte pas à sa Lumière.

C’est un Royaume de Sainteté qui me transforme

  • non pas en la sainteté des saints, mais en celle de mon Créateur.

C’est un Royaume de bonheur et de joie qui fait fuir loin de moi toute amertume, tout trouble de l’esprit et toute contrariété.

Comment les créatures peuvent-elles se disposer à recevoir un Royaume aussi saint ? »

Pendant que je pensais cela et que mon pauvre esprit nageait dans l’Immensité de la Mer du divin Fiat, mon aimable Jésus sortit de mon intérieur. Me pressant contre Lui, tout en tendresse, Il me dit :

Ma petite fille, tu dois savoir que notre Amour débordait dans la Création. Il débordait sans que personne eût mérité, même par un seul mot, un tel Bien. Dans notre Bonté et notre Libéralité suprêmes et sans limites, J’ai créé avec munificence, ordre et harmonie, toute la machine de l’univers par Amour pour celui qui n’existait pas encore.

Après quoi, notre Amour déborda encore davantage et Nous avons créé celui pour qui toutes choses avaient été créées.

Et Nous opérons toujours avec une Magnanimité inégalable, de sorte que Nous donnons tout

  • sans Nous épuiser et
  • sans que rien ne manque à notre Œuvre, de Munificence, de Grandeur et de tout Bien.

Nous avons créé l’homme sans aucun mérite de sa part en lui donnant notre Volonté pour Royaume,

  • en dot,
  • en fondation,
  • en substance de tous les Biens, de toutes les Joies et de tous les Bonheurs, afin que rien ne lui manque.

Il avait une Volonté Divine à sa disposition et, avec Elle, notre Être Suprême.

Quel aurait pu être notre Honneur si l’Œuvre de notre Création avait été

  • pauvre,
  • dépourvue de Lumière,
  • sans la multiplicité de toutes les choses créées,
  • sans ordre et sans harmonie, et

avec notre précieux joyau, notre cher fils, l’homme,

  • sans la plénitude des Biens de Celui qui l’avait créé ?

Ce n’aurait pas été un Honneur,

  • pour Qui possède tout et est capable de tout, de faire une Œuvre incomplète.

D’autant plus que notre Amour, plus débordant que des vagues impétueuses, désirait

  • se donner le plus qu’Il pouvait jusqu’à combler notre joyau précieux de tous les Biens imaginables, et
  • former autour de lui les Mers débordantes que son Créateur avait placées en lui.

Et si l’homme a perdu tout cela, c’est parce qu’il a rejeté de sa propre volonté

  • mon Royaume,
  • sa Dot et
  • la Substance de son bonheur.

Maintenant, comme dans la Création, dans mon Amour débordant, le Royaume de ma Volonté Divine a décidé

  • qu’Il veut avoir sa Vie parmi les créatures.

Dans sa Magnificence, sans égard à leurs mérites, ma Volonté veut à nouveau leur donner son Royaume.

Ma Volonté veut seulement

  • que les créatures connaissent mon Royaume et ses Biens, afin qu’en Le connaissant elles souhaitent et désirent ardemment ce Royaume de Sainteté, de Lumière et de Félicité.

Et tout comme une volonté l’a rejeté, une autre volonté L’appelle, Le désire, et Le presse de venir régner parmi les créatures. Tu vois ainsi la nécessité de ses Connaissances. Car si un Bien n’est pas connu, il ne peut être ni voulu ni aimé.

Ces Connaissances seront donc les messagères, les précurseurs qui annonceront mon Royaume.

Les connaissances sur mon Fiat seront

  • tantôt des Soleils,
  • tantôt des coups de Tonnerre,
  • tantôt des explosions de Lumière ou
  • des Vents impétueux qui attireront l’attention
  • des savants comme des ignorants,
  • des bons comme des méchants.

qui, tels des Éclairs,

  • tomberont dans les cœurs et, avec une Force irrésistible,
  • les renverseront
  • pour les faire se relever à nouveau dans le Bien des Connaissances acquises.

Ces Connaissances formeront le vrai renouveau du monde.

Elles adopteront les Attitudes propres

  • à séduire et à gagner les créatures.

Elles sont semblables :

  • tantôt à des pacificatrices qui veulent embrasser les créatures pour leur donner leurs propres baisers, pour oublier tout le passé et ne se souvenir que de leur Amour mutuel,

  • tantôt à des guerrières certaines de leur victoire sur celles qui les connaissent,

  • tantôt à des prières suppliantes. Ceux-ci ne cesseront que lorsque les créatures, vaincues par les Connaissances de ma Volonté Divine, diront : « Vous avez gagné, nous sommes déjà la proie de votre Royaume »,

semblables enfin

  • à un roi régnant et débordant d’amour devant qui les créatures s’inclineront pour lui demander de régner sur elles.

Que ne fera pas ma Volonté ?

Elle mettra toute sa Puissance en action pour venir régner parmi les créatures. Elle possède une Beauté enchanteresse. Il Lui suffit de se faire voir une seule fois avec clarté

  • pour ravir, embellir et lancer ses vagues de Beauté sur l’âme
  • pour qu’il lui soit difficile d’oublier une telle Beauté.

Les créatures resteront prisonnières de sa Beauté comme en un labyrinthe dont elles ne pourront plus sortir.

Ma Volonté possède un pouvoir enchanteur et l’âme demeure fixée dans son doux enchantement.

Elle possède un air balsamique. Lorsqu’elles l’auront respiré, les créatures sentiront entrer en elles cet Air

  • de Paix,
  • de Sainteté,
  • d’ Harmonie divine,
  • de Bonheur,
  • de Lumière qui purifie toute chose,
  • d’Amour qui brûle tout,
  • de Puissance qui conquiert tout, de telle sorte que cet Air apportera le Baume céleste à tous les maux produits par l’air mauvais, morbide et mortel de la volonté humaine.

Tu peux voir que même dans la vie humaine, l’air agit de façon surprenante.

Si l’air est pur, bon, sain, parfumé,

  • la respiration est libre,
  • la circulation du sang est régulière. Les créatures sont fortes, en bonne santé avec de belles couleurs.

Par contre, si l’air est mauvais, malodorant et infecté,

  • la respiration est bloquée,
  • la circulation sanguine est irrégulière. Comme elles ne reçoivent pas la vie de l’air pur, les créatures sont faibles, pâles, maigres et à moitié malades.

L’air est la vie des créatures Sans lui, elles ne peuvent pas vivre. Il y a une grande différence entre le bon et le mauvais air.

C’est la même chose pour l’air de l’âme :

  • l’air de ma Volonté maintient la Vie pure, saine, sainte, belle et forte, telle qu’elle est sortie du Sein de son Créateur.

  • L’air mortel de la volonté humaine déforme la pauvre créature, la fait déchoir de son Origine. Et elle devient malade, faible au point d’inspirer la pitié.

Puis, avec un accent de tendresse, Il ajouta :

Oh ! ma Volonté ! Combien tu es Aimable, Admirable et Puissante !

Ta Beauté ravit les Cieux et garde sous le charme toute la Cour Céleste de telle sorte que tous sont heureux de ne pouvoir détacher de Toi leur regard !

Oh ! Ta Beauté enchanteresse ravit toutes choses, ravit la terre Ton doux enchantement, enchante toutes les créatures afin que

  • la Volonté de toutes soit ‘une’,
  • ‘une’ la Sainteté,
  • ‘une’ la Vie,
  • ‘un’ ton Royaume,
  • ‘un’ ton « Fiat sur la terre comme au Ciel ».