Mon pauvre esprit continue de suivre les Actes de Jésus ? accomplis par Amour pour nous.

Retournant à sa Conception,

  • j’offrais tous mes actes dans la Volonté Divine,
  • avec tout mon être, en l’honneur de sa Conception.

À ce moment, une Lumière sortit de moi

  • pour aller se déposer au sein de la Reine Immaculée
  • dans l’Acte par lequel elle concevait.

Mon toujours aimable Jésus me dit alors :

Ma fille, ma Volonté Divine est multiple dans ses Actes, Mais Elle n’en perd aucun. L’unité qu’Elle possède et son Acte incessant

  • maintiennent l’Unité dans ses Actes comme s’ils n’étaient qu’Un Seul, alors qu’Ils sont innombrables.

Et Elle préserve toujours en eux, l’Acte incessant, sans jamais arrêter. Il Le conserve toujours neuf, frais et magnifique. Et Il est prêt à Le donner à qui en veut.

Mais en Le donnant, ma Volonté Divine ne le détache pas de ma Volonté.

Car ma Volonté est Lumière. La Vertu de la lumière est

  • de se donner,
  • de se diffuser,
  • de s’agrandir autant qu’elle le veut, mais sans se séparer.

Elle possède la vertu de la lumière qui est inséparable par nature. Tu vois que même le soleil possède cette vertu. Imagine une pièce aux volets clos. La lumière n’est pas dans la chambre.

Mais si tu ouvres les volets, la lumière emplit ta chambre. La lumière est-elle détachée du soleil ? Non, non.

La lumière est prolongée et agrandie,

  • sans qu’une seule goutte ne se détache de sa source. Bien que la lumière ne soit pas séparée en elle-même, tu as possédé le bien de cette lumière comme si elle t’appartenait.

Ma Volonté Divine est plus que le soleil. Elle se donne à chacun, mais ne perd pas une fraction de ses Actes.

Or, Tu as vu comment la Lumière des Actes de mon Fiat accomplis en toi

  • se prolongeait jusqu’au Sein de la Dame souveraine céleste
  • pour que ton Jésus, le Très Haut, soit conçu en elle. L’Unité de ses Actes
  • en les centralisant tous en un Point, forme ses Prodiges et ma Vie même.

C’est pourquoi Je demeure conçu

  • dans les Actes de ma Volonté Divine,
  • en Ceux de la Reine Mère et
  • en tes Actes accomplis dans ma Volonté.

C’est ainsi que Je suis conçu continuellement dans tous les actes de ceux qui posséderont le Royaume de ma Volonté.

Car tous ceux qui possèdent ce Royaume reçoivent la plénitude des Biens de ma Vie.

Eux seuls, par les actes accomplis en ma Volonté, participent

  • à ma Conception et au développement de toute ma Vie. Par conséquent, il est juste qu’ils en reçoivent tous les Biens qu’Elle contient.

Par contre, ceux qui ne possèdent pas ma Volonté

  • ne reçoivent que les miettes des Biens que J’apporte sur la terre avec tant d’Amour.

Ces créatures apparaissent donc faméliques, instables, inconstantes, les yeux et le cœur tournés vers les choses passagères.

Car n’ayant pas en elles la Source de Lumière de ma Volonté éternelle, elles ne se nourrissent pas de ma Vie.

Faut-il s’étonner alors

  • qu’elles aient le teint blafard,
  • qu’elles se meurent d’atteindre le vrai Bien, et
  • que si elles font un peu de bien, c’est toujours avec difficulté et sans lumière, et
  • qu’elles en deviennent difformes au point d’inspirer la pitié ?

Après, j’étais oppressée et ressentais tout le poids de mon dur et long exil. Je me plaignais à mon adorable Jésus

  • qu’au dur martyre de ses privations, Il ajoutait l’éloignement de ma patrie céleste.

Je Lui disais : « Comment peux-Tu avoir de la compassion envers moi ? Comment peux-Tu me laisser seule, à la merci de ton aimable Volonté ? Comment peux-Tu me laisser aussi longtemps sur cette terre d’exil ? »

Mais alors que j’épanchais ma peine, Jésus, mon tout, ma vie, se manifesta en moi et me dit :

Ma fille, la terre est un exil pour ceux qui

  • ne font pas ma Volonté et
  • ne vivent pas en Elle. Mais pour qui vit en Elle,
  • la terre ne peut pas être appelée un exil, mais un pas de distance.

Lorsqu’il sera franchi et qu’elle y pensera le moins, l’âme se retrouvera dans la Patrie céleste

  • non comme quelqu’un qui revient d’exil et ne sait rien de cette Patrie,
  • mais comme celle qui savait déjà que cette Patrie était la sienne, qui connaissait les Beautés, la Magnificence et le Bonheur de la Cité éternelle.

Ma Volonté ne supporterait pas de voir

  • que celui qui vit en Elle soit dans la condition d’exilé.

Pour que cela soit, ma Volonté devrait changer la nature, le régime, entre

  • celui qui vit dans ma Volonté au Ciel et
  • celui qui vit sur la terre. Ceci ma Volonté ne peut pas et ne veut pas faire.

Est-ce que c’est l’exil pour celui qui sort de sa maison

  • pour s’en éloigner d’un pas ? Assurément non. Ou encore, peut-on parler d’exil pour celui
  • qui va dans une région de sa propre patrie ?

L’exil, ma fille, signifie

  • une circonférence d’espace d’où il est impossible de sortir,
  • la privation des biens,
  • le travail forcé sans possibilité de s’en exempter.

Ma Volonté Divine ne sait pas comment faire ces choses. Et cela, tu le vois, tu en fais l’expérience :

Ton âme n’a pas une circonférence de lieu ni d’espace.

  • Elle peut se transporter partout, dans le soleil, dans le Ciel.
  • Tu as parfois fait tes petites échappées aussi haut que les Régions célestes.
  • Et combien de fois ne t’es-tu pas immergée dans la Lumière infinie de ton Créateur ? Où n’as-tu pas la liberté d’aller ? Dans la mer, dans l’air, partout.

Ma Volonté Elle-même en est ravie Elle t’y pousse et Elle te donne l’envie de te rendre partout.

Elle serait malheureuse de voir celle qui vit en elle bloquée et sans liberté. Ma Volonté Divine ,

  • au lieu de dépouiller l’âme,
  • la comble de ses biens,
  • la rend maîtresse d’elle-même,
  • convertit les passions en Vertus, les faiblesses en Forces divines. La Volonté Divine apporte des Joies et des Bonheurs sans nombre.

Elle donne par Grâce ce qu’Elle est par Nature : Fermeté et Immutabilité éternelles.

L’exil est pour celui qui est

  • tyrannisé par ses passions,
  • sans pouvoir sur lui-même,
  • incapable d’aller et venir dans son Dieu.

Et s’il pense faire quelque bien, ce bien est mélangé et entouré de ténèbres. Les vertus du pauvre exilé sont forcées, inconstantes. Il est esclave de ses propres misères et cela le rend malheureux.

C’est tout le contraire pour celui qui vit dans ma Volonté Divine. Je n’aurais moi-même pas toléré de te garder si longtemps en vie

  • si tu étais en exil.

Ton Jésus t’aime trop. Comment aurais-Je pu supporter de te garder en exil ?

Et si Je le tolère, c’est parce que je sais que ma Volonté ne maintient pas

  • sa petite fille en exil,
  • mais dans ses Biens, dans sa Lumière, libre et maîtresse d’elle-même, dans l’unique but de former en toi son Royaume et afin que tu puisses l’implorer pour le Bien de la famille humaine.

Et tu dois en être heureuse, sachant que tous les désirs, les aspirations et les soupirs de ton Jésus sont pour

  • le Royaume de ma Volonté sur la terre, ma complète Gloire,
  • la venue du « Fiat Voluntas tua sur la terre comme au Ciel ».