Mon Jésus, vie de mon pauvre cœur, viens soutenir ma faiblesse. Je suis encore une petite enfant. J’ai un besoin extrême

  • que Tu me tiennes dans tes bras,
  • que Tu mettes tes paroles dans ma bouche,
  • que Tu me donnes tes pensées, ta lumière, ton amour et ta Volonté même. Et si Tu ne le fais pas, je serai comme une enfant capricieuse et je ne ferai rien.

Si Tu aimes tant faire connaître ta très sainte Volonté, Tu seras le premier à faire le sacrifice. Je viendrai en second lieu. Aussi, mon Amour, transforme-moi en Toi, débarrasse-moi de ma mollesse. Car ça ne peut plus durer. Je veux continuer à accomplir ta Volonté éternelle, même au prix de ma vie. »

Je continuais de m’abandonner à la Volonté Divine et je me sentais dans un cauchemar de souffrances. Mon Jésus bien-aimé, me pressant contre Lui pour me donner des forces.

Il me dit : Ma fille, les souffrances sont comme le fer battu par le marteau qui

  • en fait jaillir des étincelles de lumière et
  • le chauffe au point qu’il se transmue en feu. Sous les coups qu’il reçoit, le fer
  • perd sa dureté et
  • se ramollit de telle sorte que l’on peut lui donner la forme désirée.

Telle est l’âme sous les coups de la souffrance :

  • elle perd sa dureté,
  • lance des étincelles de Lumière,
  • se transforme en mon Amour et
  • devient le feu.

Et Moi, le divin Artisan, voyant que cette âme est devenue souple, Je lui donne la forme que Je veux.

Oh ! quel délice de pouvoir la rendre belle !

Je suis un Artisan jaloux. Je me vante de ce que personne

  • ne peut
  • ni ne sait donner à mes statues et à mes vases : ces formes et cette Beauté, et plus encore des moindres détails.

Et Je convertis en Vérités toutes les lumières qui étincellent.

Ainsi, avec chaque coup que Je porte à l’âme,

  • Je prépare une Vérité à lui manifester. Car chaque coup est une étincelle que l’âme fait sortir d’elle-même.

Et Je ne perds pas les étincelles comme fait le forgeron qui bat le fer. Car Je me sers de ces étincelles

  • en les revêtant de la Lumière de Vérités étonnantes, de telle sorte qu’elles
  • servent de vêtements magnifiques à l’âme et
  • lui administrent la nourriture de la Vie divine.

Après quoi je suivis mon doux Jésus. Mais Il était si affligé et souffrant que j’en fus émue de pitié.

Je Lui dis : « Dis-moi, mon Amour, ce qui ne va pas ? Pourquoi souffres-Tu autant ? »

Jésus ajouta : Ma fille, Je souffre de la grande Douleur de ma Volonté.

Mon Humanité a souffert. Elle a eu sa croix. Mais la Vie de mon Humanité fut brève sur la terre.

Au contraire, la Vie de ma Volonté est longue parmi les créatures. Elle dure déjà depuis six mille ans et continuera encore.

Et sais-tu ce qui est sa croix continuelle ?

  • La volonté humaine !
  • Chaque acte de la volonté humaine opposé à la Volonté Divine . Chaque Acte de ma Volonté que l’âme ne reçoit pas,
  • est une croix qui se forme pour ma Volonté éternelle. Ses croix sont par conséquent innombrables.

Si tu regardes toute la Création, tu la verras remplie de croix formées de la volonté humaine.

Regarde le soleil. Ma Volonté Divine apporte la lumière du soleil aux créatures. Elles prennent cette lumière sans reconnaître qui leur apporte cette lumière.

Ma Volonté reçoit autant de croix dans le soleil que de créatures qui ne reconnaissent pas ma Volonté dans sa lumière. Et tout en profitant de cette lumière, les créatures s’en servent pour offenser la Volonté Divine qui les illumine.

Oh ! comme il est difficile et douloureux

  • de faire le bien et de ne pas être reconnu !

Le vent est rempli de croix. Chacun de ses souffles est un Bienfait qu’il apporte aux créatures. Elles prennent et aiment ce bien, mais elles ne reconnaissent pas Celle qui les caresse dans le vent, les rafraîchit et purifie l’air pour elles. Et ma Volonté sent ainsi

  • des clous d’ingratitude s’enfoncer et
  • des croix se former à chaque souffle du vent.

L’eau, la mer et la terre sont pleines de croix formées par la volonté humaine. Qui se sert de l’eau, de la mer et de la terre ? Tout le monde.

Et pourtant, ma Volonté

  • qui conserve toutes choses et
  • qui est la vie de toutes les choses créées n’est pas reconnue et demeure isolée dans ces choses créées, pour ne recevoir que les croix de l’ingratitude humaine.

Les croix de ma Volonté sont par conséquent

  • innombrables et
  • plus douloureuses que la croix de mon Humanité.

En plus, la croix de mon Humanité ne manquait pas de bonnes âmes

  • qui comprenaient la douleur, les tortures, les souffrances et même la mort qu’elle me faisait endurer,
  • pour compatir avec Moi et me faire réparation pour ce que Je souffrais pendant ma Vie mortelle.

Les croix de mon divin Fiat sont au contraire des croix

  • qui ne sont pas connues. Par conséquent, ils sont sans sympathie ni réparation.

Ainsi, la Souffrance ressentie par ma Volonté Divine dans toute la Création est

telle

  • que c’est tantôt la terre qui en éclate de douleur,
  • tantôt la mer et
  • tantôt le vent.

Dans sa douleur, ma Volonté Divine se décharge par des fléaux de destruction.

C’est la Douleur extrême de la Volonté Divine qui, incapable d’aller plus loin, frappe ceux qui ne La reconnaissent pas.

C’est pourquoi Je t’appelle très souvent pour parcourir toute la Création, pour te faire connaître

  • tout ce que ma Volonté fait en elle,
  • les souffrances et les croix qu’Elle reçoit des créatures, afin que
  • tu reconnaisses ma Volonté en chaque chose créée,
  • que tu L’aimes,
  • que tu L’adores et
  • que tu La remercies, et
  • que tu sois sa première réparatrice et la consolatrice d’une Volonté aussi sainte.

Car seul celui qui vit dans ma Volonté

  • peut pénétrer dans ses Actes et
  • peut connaître ses Souffrances , et, avec sa Puissance même, peut se faire
  • le défenseur et
  • le consolateur de ma Volonté qui,
  • depuis tant de siècles, vit isolée et crucifiée au milieu de la famille humaine.

Et pendant que Jésus disait cela, je regardais la Création. Et je la voyais si remplie de croix qu’il était impossible de les compter.

Pendant que la Volonté Divine sortait ses Actes d’Elle-même

  • pour les donner aux créatures, la volonté humaine sortait ses croix pour crucifier ces Actes divins. Quelle Souffrance ! Quelle Souffrance !

Mon Jésus bien-aimé ajouta : Ma fille, mon Fiat éternel a eu envers les créatures un Acte incessant depuis qu’Il a fait la Création tout entière. Mais comme les créatures n’avaient pas en elles le Règne de ma Volonté,

ces Actes

  • n’ont pas été reçus et
  • sont par conséquent restés suspendus par toute la Création dans ma Volonté Divine Elle-même.

Lorsque Je suis venu sur terre, mon premier souci fut : de reprendre en Moi, l’Acte incessant de mon Fiat éternel

  • qui restait suspendu en Lui-même, parce qu’Il ne pouvait prendre sa Place dans la créature.

Mon Humanité, unie au Verbe, devait d’abord :

  • donner une place à cet Acte incessant et
  • Lui faire réparation.

Telle a été ma Passion inconnue qui fut plus longue et plus douloureuse. Et c’est ensuite que J’ai entrepris la Rédemption.

Le premier acte dans la créature est la volonté. Tous les autres actes, bons ou mauvais, arrivent en deuxième place.

Par conséquent, il me fallait

  • mettre tous les Actes de ma Volonté Divine en sûreté en Moi-même,
  • descendre dans la bassesse des actes humains afin d’unir la volonté humaine et la Volonté divine, pour que ma Volonté,
  • voyant ses Actes mis en sûreté, puisse faire la paix avec les créatures.

Je t’invite maintenant à reprendre en toi ces Actes rejetés par mes créatures. Car ma Volonté continue son Acte incessant et Elle ne trouve personne

  • qui Le reçoive,
  • qui Le veuille ou
  • qui Le connaisse.

Sois par conséquent attentive à travailler et à souffrir avec Moi pour le triomphe du Royaume de ma Volonté Divine.