Je traversais la mer de Lumière du divin Fiat en suivant ses Actes, Oh ! comme je comprenais que tout le bien est en Lui.

Mon toujours aimable Jésus, se manifestant en moi, me dit :

Ma fille, tant qu’elle ne laissera pas ma Volonté Divine régner en elle, l a créature sera toujours malheureuse, toujours inquiète.

Car si bonne, si sainte, si instruite et si riche qu’elle puisse être, elle sentira en elle qu’il lui manque la plénitude du Bonheur et la mer de Paix, qui sont tels que l’âme ne peut d’aucune manière être troublée

  • ni voir son bonheur brisé.

Elle ne peut donc être heureuse qu’à moitié Et sa paix sera diminuée de moitié . Parce que sa paix n’est pas entière, la moitié qui lui manque restera une voie ouverte au malheur et au trouble.

C’est également ce qui se produit dans l’ordre naturel.

Celui-ci est riche, il ne manque de rien, il possède ses dix, vingt millions ou milliards. Mais sachant qu’il pourrait en gagner plus et être plus riche encore, il se sent inquiet, malheureux. Comme s’il mettait sa richesse de côté, il ne pense plus qu’aux autres richesses qu’il pourrait acquérir.

Le pauvre, comment pourrait-il être heureux, en paix, s’il lui manque la source des biens qui lui dit : ‘Repose-toi, tout t’appartient et tout ce que tu désires est en ton pouvoir.’

Celui-là est roi , mais que de tristesse sous cette couronne !

  • peur de perdre son royaume,
  • espoirs et envies d’en acquérir d’autres, de régner sur le monde entier au prix de guerres. Ainsi, la possession d’un royaume ne sert à rien d’autre qu’à rendre le pauvre roi malheureux et inquiet.

Un autre encore est un érudit. Mais ne possédant pas toutes les sciences et sachant qu’il pourrait en acquérir d’autres, il ne connaît pas de repos et ne se sent ni heureux ni en paix. Combien de fois, face à un plus savant que lui, il se sent humilié et malheureux de ne pas posséder la totalité de toutes les sciences !

Or, la même chose se produit dans l’ordre surnaturel.

Celui-là est bon. Mais il n’a pas le sentiment de posséder en lui-même la source de la bonté. Car il sent qu’en certaines occasions :

  • sa patience est faible,
  • sa fermeté dans le bien intermittente,
  • sa charité très souvent boiteuse,
  • sa prière inconstante.

Cela le rend malheureux, inquiet Car il voit que son bonheur n’est pas complet. C’est comme s’il ne l’avait qu’à moitié, et l’autre moitié qui lui manque sert à le torturer et à le rendre malheureux.

Le pauvre, comme il apparaît clairement qu’il lui manque le Royaume de ma Volonté Divine .

De fait, s’Il régnait en lui, il posséderait la Source de la Bonté qui lui dirait : « Repose-toi, tout est en ton pouvoir :

  • source de patience, de fermeté, de charité, de prière.’

Et ressentant la Source en lui-même, il sentirait

  • la mer de Bonheur et de Paix s’étendre en lui et en dehors de lui, et
  • le malheur et l’inquiétude ne trouveraient plus le moyen d’entrer en lui.

Un autre est saint, mais en certaines circonstances, il ne sent pas en lui-même

  • la Source de sainteté,
  • la Lumière qui nous fait tout connaître, qui lui montre toujours où se trouvent – la voie et le bonheur. La connaissance de Dieu n’est pas pleine, l’héroïsme des vertus vacille en lui. Aussi, avec toute sa sainteté, il n’est pas heureux ni en paix.

Car comme la domination totale de mon divin Fiat est absente, il lui manque la Source de la Lumière

  • qui éclipse la semence de tous les maux pour la remplacer par la Source du Bonheur et de la Paix.

C’est pourquoi tant que les créatures ne laisseront pas régner ma Volonté Divine , il n’y aura pas dans le monde

  • ni l’idée,

  • ni la vraie connaissance de ce que signifient

  • la Paix véritable et

  • la plénitude du Bonheur.

Toutes choses, si bonnes et saintes qu’elles soient, n’auront pas leur plénitude.

Car étant donné l’absence de la domination et du Règne de ma Volonté Suprême, il manque ce qui communique la Source de tout Bonheur .

C’est une Source. Par conséquent, on peut y prendre

  • ce qu’on veut et
  • comme on veut.

C’est la raison pour laquelle Je désire que ma Volonté

  • soit connue et
  • forme son Royaume parmi les créatures .

Parce que Je veux les voir heureuses et de ce Bonheur

  • avec lequel Je les ai produites en les créant
  • lorsqu’elles sont sorties du Sein de leur Créateur, qui possède tous les Bonheurs possibles et imaginables.

Après cela, je suivais la sainte Volonté Divine. Sentant que j’étais sans mon doux Jésus, je délirais. Car je voulais celui qui, me faisant souffrir, me faisait connaître le plus dur des martyres au point que je ne pouvais plus le supporter. Et mon toujours aimable Jésus, sortait de moi-même.

Il me dit : Ma fille, le martyre de l’âme est plus grand, plus noble. Il contient une valeur si grande que, comparée à celle du corps

  • oh ! comme celui-ci est loin derrière !

Le martyre du corps est limité, il est petit devant celui de l’âme.

L’âme est Lumière, tandis que le corps est matière.

Lorsque le corps est martyrisé, le sang qu’il répand

  • ne s’étend pas,
  • ne se diffuse pas au loin et
  • n’inonde que le petit espace de terre où il se trouve

Ses effets sont par conséquent limités et circonscrits

  • à des lieux, au temps et à la personne.

Par contre, le sang de l’âme est Lumière Lorsque cette lumière est filtrée, placée sous une presse, la lumière diffuse, elle s’élève, elle s’étend de plus en plus.

Qui peut restreindre et circonscrire la lumière du soleil ? Personne ! Il n’y a pas de pouvoir contre la lumière. Il n’y a pas d’armes qui puissent la blesser et la tuer.

Toutes les puissances réunies sont sans pouvoir contre la Lumière

  • qu’elles le veuillent ou non, elles sont forcées
  • de lui laisser libre cours et
  • de se laisser revêtir par elle.

Et si quelqu’un, pris de folie, pensait à l’arrêter

  • avec une puissance qui est toute sienne et naturelle, la lumière se rirait de lui et, victorieuse,
  • répandrait sur lui encore plus de lumière.

Or, l’âme est plus que le soleil. Lorsqu’elle souffre de privation et est écrasée sous ce pressoir, c’est autant de rayons qu’elle acquiert

  • pour s’étendre et se répandre davantage.

Et comme c’est une souffrance de Vie divine, en faisant la Volonté Divine ,

  • l’âme offre dans ce martyre l’Acte le plus beau, Et sa Lumière s’étend si loin que personne ne peut l’atteindre. Car c’est une Volonté Divine qui entre dans ce martyre
  • causé par la privation de ton Jésus.

La matière n’entre pas du tout dans ce martyre.

Mais tout est Lumière :

  • ton Jésus est Lumière,
  • ma Volonté est Lumière,
  • ton âme est Lumière, qui forment un tel enchantement de Lumière
  • que le Ciel et la terre en sont revêtus, apportant à tous le bénéfice de la Chaleur et de la Lumière.

_C’est pourquoi le martyre du corps n’est rien en comparaison de celui-c_i.