J’étais dans mon état habituel lorsque Jésus est venu en hâte se pendre à mon cou et me serrer très fort . Il disait :

Ma fille, Je vais en finir avec le monde, Je n’en peux plus. Les offenses, les douleurs qu’il me cause sont trop nombreuses et il faut que Je le détruise.

J’ai tremblé en entendant cela et je Lui ai dit : « Mon Amour et ma Vie, bien sûr que Tu souffres beaucoup et que Tu ne peux plus le supporter, c’est parce que Tu veux souffrir seul.

Mais si Tu partageais tes souffrances avec moi,

  • Tu souffrirais moins et
  • Tu n’en viendrais pas au point de ne plus pouvoir supporter les pauvres créatures.

Aussi, laisse-moi prendre part à tes douleurs. Partageons-les ensemble, et Tu verras que Tu pourras encore les supporter. Dépêche-Toi, ne souffre pas seul plus longtemps – essaye, Jésus. Tu as raison, Tu souffres beaucoup. C’est pourquoi, je t’en prie « partageons ensemble tes souffrances, et calme-Toi. »

Puis, après beaucoup d’insistance, mon doux Jésus me laissa souffrir.

Mais ce n’était que l’ombre de ses Souffrances. Pourtant, j’avais l’impression d’être démolie, broyée.

Mais je suis incapable de dire ce que j’ai souffert. De plus, il est préférable de garder le silence sur certaines choses. Puis, comme s’il était fatigué de sa longue souffrance, Jésus se cacha en moi pour y trouver un peu de soulagement et je me sentis complètement investie par Jésus.

Je voyais les Yeux de Jésus partout en moi. Il me dit que ses Yeux étaient fatigués de regarder la terre et qu’Il cherchait un abri.

La Lumière des Yeux de Jésus se fixait sur certains points de la terre. Les maux commis en ces lieux étaient si nombreux

  • que cette Lumière l’incitait à les détruire. Je le priais de les épargner, en plaçant son Sang, ses Souffrances, sa Volonté éternelle devant Lui .

Et Jésus, toute bonté, me dit :

Ma fille, la Puissance des Prières, des Actes et des Douleurs souffertes dans ma Volonté est inaccessible.

Pendant que tu priais et souffrais,

  • mon Sang, mes Pas, mes Œuvres priaient,
  • mes Souffrances étaient multipliées et répétées.

Ainsi, tout ce qui est fait en Elle, me donne l’occasion de répéter ce que J’ai fait lorsque J’étais sur terre. Et c’est le plus grand Acte qui soit pour apaiser la Justice divine.

Je continuais ma ronde dans la Volonté Divine. Je ne trouvais pas mon doux Jésus, je me lamentais en pensant : « Comment se peut-il que mon Jésus ne vienne plus aussi souvent qu’avant.

Alors qu’Il parle des merveilles de sa Volonté pour celui qui vit en elle, au lieu de venir plus souvent, Il tarde de plus en plus à venir ? »

Et pendant que je pensais cela, mon Jésus bien-aimé se manifesta en moi.

Il me dit : Ma fille, mon Humanité se cache en toi et Je laisse une large place à ma Volonté Divine pour qu’Elle opère librement et y forme son Royaume.

Il y a eu le temps où mon Humanité avait en toi son champ d’action. Et elle était par conséquent toujours en toi et avec toi. Ma Volonté Divine m’a permis ainsi de te préparer à recevoir un champ d’action, rendu plus étendu par le Fiat sans fin.

Et Je dois donc Le laisser agir, d’autant plus qu’Il ne m’empêche pas de rester avec toi, puisque Nous sommes inséparables .

En étant avec toi, Je me délecte En attachant à ton âme, comme à un tout petit oiseau, le fil de Lumière de ma Volonté.

Et je te fais voler dans son Immensité,

  • te projetant dans ses Actes innombrables,
  • tout en gardant en main le fil qui te retient attachée.

Et toi, en parcourant les Actes de ma Volonté, tu me perds de vue tandis que J’attends que tu suives tous les Actes de ma Volonté Divine pour ensuite tirer le fil derrière toi.

Avant cela, tu ne voulais pas suivre tous ses Actes . Tu voulais suivre le petit cercle des Actes de mon Humanité, lequel est petit en comparaison des Actes de ma Volonté Divine .

C’est pourquoi chacun de tes actes et chacune de tes souffrances te faisaient rencontrer ton Jésus. J’étais bien résolu à te faire copier mon Humanité.

Il était par conséquent nécessaire que Je garde en main le pinceau afin

  • de former mon image en toi,
  • de disposer la toile de ton âme à recevoir les vives couleurs, trempées dans la Lumière de mon divin Fiat.

Ce qui était nécessaire avant ne l’est plus à présent . Ce qui ne veut pas dire cependant que Je ne suis plus avec toi. Nous vivons ensemble dans l’éclipse formée par la lumière d’une Volonté éternelle.

Sa lumière est si grande qu’elle

  • nous éclipse et
  • fait que Nous nous perdons de vue.

Mais si la Lumière baisse, Je peux te voir et tu peux Me voir. Et Nous nous retrouvons comme si nous n’avions jamais été séparés.