Je me sentais opprimée.

  • non seulement à cause de la privation de mon doux Jésus,
  • mais aussi par les menaces de graves châtiments à venir, de guerres et de révolutions, de combats infernaux et horrifiants.

Mon Dieu ! quelle souffrance d’être obligée par un Pouvoir Suprême de voir

  • tous ces maux,
  • l’aveuglement des dirigeants qui veulent la destruction des peuples, et mon impuissance à m’opposer à la Justice Divine avec mes souffrances pour leur épargner tant de malheurs !

Je ressentais tout le poids de la vie et j’aspirais ardemment à partir pour la Patrie céleste puisque je ne pouvais pas arrêter ces malheurs avec mes souffrances.

Et mon doux Jésus, se manifestant au-dedans de moi, Il me dit : Ma fille, crois-tu que Nous aurions fait plus

  • en leur épargnant les châtiments que méritaient leurs nombreuses fautes plutôt qu’en leur apportant la Rédemption ?

Les châtiments sont des souffrances temporaires.

La Rédemption est un Bien éternel qui ne finit jamais.

Si Je leur avais épargné les châtiments,

Je ne leur aurais pas ouvert le Ciel ni donné droit à la gloire.

En formant la Rédemption,

  • J’ai ouvert les portes du Ciel et
  • Je les ai mis sur la voie de la Patrie céleste en leur rendant la gloire perdue.

Lorsque l’on a en vue un grand bien,

  • il faut accepter de mettre de côté un moins grand bien, d’autant plus que le plus grand doit servir à équilibrer ma Justice.

Et jamais mon Humanité ne pourrait ni ne voudrait s’opposer à cet Équilibre divin.

De plus, les châtiments devaient servir

  • de Rappel aux créatures,
  • de Voix pour les réveiller de leur sommeil coupable et les inciter à reprendre le droit chemin, et
  • de Lumière pour les guider.

Ces châtiments étaient aussi des moyens

  • de les aider à recevoir les Biens de la Rédemption.

Je ne voulais pas détruire ces guides. Par conséquent, avec ma Venue sur terre,

  • les châtiments qu’ils méritaient ne leur ont pas été épargnés.

À présent, ma fille, tu penses que tu aurais fait plus si tu les avais délivrés des châtiments qu’ils méritent en ces temps-ci. Et voyant qu’il n’en est rien, la vie te semble pénible et tu voudrais venir au Ciel.

Ma pauvre fille, comme tu connais mal les véritables grands Biens,

  • incalculables et infinis, et si différents des autres qui sont petits et finis !

N’est-il pas plus grand

  • de former le Royaume de ma Volonté Divine ,
  • de Le faire connaître,
  • d’en ouvrir la voie pour les y faire entrer, et
  • de leur donner la Lumière de sa Connaissance pour les guider,
  • d e rendre aux créatures leur bonheur, la condition première de leur Création, et de les enrichir de tout le Bien que contient la Volonté Divine ?

Si tu avais épargné aux créatures tous leurs châtiments,

  • comparé au grand Bien du Royaume du Fiat Suprême, cela aurait été comme si tu n’avais rien fait.

C’est pourquoi, si tu te trouves dans la même situation, tu dois être heureuse de former le Royaume de la Volonté Divine qui surpasse toute chose.

Quant aux châtiments, tu dois les laisser au moins en partie suivre leur cours. D’autant plus que Je te garde sur terre pour le Royaume de ma Volonté, ce qui est ta mission spéciale.

Mais la terreur que j’éprouvais après les terribles malheurs que Jésus m’avait fait voir était si grande que je ne voulais pas rester sur cette terre.

Je me disais : « On dirait qu’un ennemi éloigne de moi la mort et me contraint à traverser cet exil. Je crois souvent que je vais mourir. Il y a quelques mois encore, je pensais que j’allais arriver dans ma Patrie céleste. Mais tout est parti en fumée.

Cet ennemi me résiste et je dois rester dans la misérable prison de mon humanité. Quel est ce pouvoir qui me combat ? Et quel est celui qui s’oppose à mon bonheur ? Qui freine mes pas, empêche mon envol, me barre la route de façon si cruelle et si dure, et me fait reculer ? »

Je pensais à cela lorsque mon doux Jésus se manifesta en moi et Il me dit :

Ma fille, ne sois pas triste. Tu te fais de la peine et Je souffre de te voir tant souffrir.

Veux-tu savoir qui est cette grande puissance hostile ?

C’est le Ciel tout entier qui t’empêche de prendre ton envol vers la Patrie céleste après quoi tu soupires depuis longtemps.

Mais sais-tu pourquoi ? Parce qu’ils veulent voir le Royaume de ma Volonté accompli en toi.

Tous les habitants du Ciel veulent être rétablis dans l’honneur et la gloire qui leur manquent, parce que ma Volonté n’était pas accomplie en eux lorsqu’ils étaient sur la terre.

Ils veulent par conséquent que ma Volonté soit accomplie en toi afin qu’à travers toi, ils puissent recevoir leur complète gloire.

Aussi, lorsqu’ils te voient sur le point de prendre ton envol, toutes les puissances du Ciel s’y opposent, et

  • elles te font obstacle de la manière la plus énergique.

Mais sache que cette puissance céleste n’est pas hostile, mais amicale. Elle t’aime beaucoup et agit pour ton propre bien.

Sais-tu, ma fille, que celle qui forme le Royaume de ma Volonté sur terre

  • formera la couronne complète de leur gloire au Ciel ?

Et cela te semble-t-il peu de chose qu’ils attendent d’une de leurs sœurs cette gloire complète du Fiat Suprême ? Par conséquent, ma fille, redis avec Moi, Fiat, Fiat !

J’étais triste, mais totalement immergée dans la Volonté Divine . Et mon doux Jésus ajouta :

Ma fille,

  • lorsque J’appelle des âmes de façon spéciale et extraordinaire, J’agis comme un roi qui nomme ses ministres et
  • qui avec eux, légifère, règne et gouverne son royaume.

C’est ce que Je fais Moi aussi :

  • J’appelle ces âmes à faire partie de mon Royaume et
  • J’établis les lois qui gouverneront le monde.

Et comme Je t’ai appelée de façon spéciale

  • à vivre dans la cour de ma Volonté, Elle te fait partager ses secrets les plus intimes et Elle te fait voir les maux, les guerres et les préparatifs infernaux qui détruiront bien des villes.

Et comme ta petitesse n’est pas capable de supporter la vue de ces maux, il est juste que tu désires venir au Ciel.

Mais tu dois savoir que souvent les ministres

  • dissuadent le roi d’instituer des lois punitives. Et s’ils n’obtiennent pas tout ce qu’ils demandent,
  • ils obtiennent toujours quelque chose.

Ce sera la même chose pour toi : si tout ne t’est pas accordé sur terre, tu obtiendras cependant quelque chose.

Alors courage, et que ton envol dans ma Volonté soit continuel.