Je poursuivais dans mon état habituel. J’ai vu mon doux Jésus sous l’apparence d’un Petit Enfant très abattu. Il était triste au point d’avoir l’impression qu’Il allait mourir. Je l’ai serré contre mon cœur en le couvrant de baisers. Que n’aurais-je fait pour le réconforter !
Jésus soupirait et Il me dit :
Ma fille, vois comme la Création est belle ! Quelle fascination de Lumière, quel enchantement de variétés, quelle rare Beauté !
Ce ne sont pourtant que des ornements de notre Être divin. S’il en est ainsi, notre Être surpasse infiniment nos propres ornements.
La créature est dans l’incapacité de le comprendre, tout comme l’œil est incapable de recevoir en lui-même l’immensité de la lumière du soleil. L’œil voit la lumière. Il est rempli de cette lumière dans les limites de ses possibilités.
Mais quand
- à la contenir tout entière,
- à mesurer la longueur et la largeur de l’espace où elle s’étend,
cela lui est impossible.
Notre Être est pour l’homme ce que le soleil est pour l’œil,
Concernant les ornements que l’homme peut voir et toucher.
- L’homme voit le soleil. Sa lumière l’atteint et il lui permet de sentir sa chaleur.
- L’homme voit l’immensité de l’eau dans la mer.
- Il contemple la voûte des cieux avec toutes les étoiles.
Mais qui peut dire de quoi est faite la lumière ? Combien de lumière les cieux contiennent-ils ? Combien d’eau dans la mer ? Combien d’étoiles dans le ciel et qui a formé la voûte des cieux ? À cela, l’homme ne sait quoi répondre. Il voit et il en profite. Mais il est le grand ignorant en ce qui concerne l’arithmétique des poids et des mesures.
Et si cela est vrai pour nos ornements, ce l’est bien plus encore pour notre Être divin.
Tu dois savoir que toute la Création, comme chaque chose créée, est une leçon pour l’homme. Elles racontent nos Qualités divines Chacune donne une leçon sur les Qualités qu’elles contiennent.
Le soleil donne une leçon de lumière et enseigne que
- pour être lumière, il faut être pur et libre de tout ce qui est matériel.
La lumière est toujours unie à la chaleur. Car on ne peut séparer la lumière de la chaleur.
Si tu veux être lumière, tu ne dois aimer que ton Créateur Comme le soleil, cela t’apportera la fécondité de tous les biens.
Le ciel est une leçon de ma Paternité céleste. Il t’appelle continuellement à ton Créateur. Il te donne
- une leçon de détachement pour ce qui est terrestre et
- une leçon sur les hauteurs de Sainteté auxquelles tu dois arriver.
Tu dois t’orner mieux que les étoiles de toutes les Vertus divines.
Chaque chose donne sa leçon
et appelle l’homme à se mirer en elle pour la copier et l’imiter.
Je n’ai pas créé tous mes ornements dans le seul but de les voir, mais pour que la créature, en les imitant, puisse être embellie.
Et pourtant, qui prend la peine d’entendre toutes ces leçons ? Presque personne. Il était très triste et gardait le silence.
J’ai ensuite suivi la Volonté Divine alors que l’Être divin créait l’homme afin que, en compagnie de mon premier père Adam, je puisse aimer mon Créateur avec ce même Amour du premier instant où il fut créé.
Je voulais recevoir ce Souffle divin, cette Effusion d’Amour afin de pouvoir le rendre à mon Créateur.
Je pensais à cela lorsque mon doux Jésus, très heureux, me dit :
Ma fille, pour celui qui vit dans ma Volonté,
- il n’existe pas d’Acte qui ne soit présent et
- il n’est pas un Acte que Nous ayons accompli qui ne puisse être reçu.
Reçois mon Souffle et mon Effusion d’Amour. Quel plaisir a été pour Nous ce premier Acte de la Création de l’Homme. Nous avions créé le ciel et la terre,
- mais Nous ne sentions rien de nouveau en Nous.
C’était différent avec la Création de l’Homme. C’est une volonté qui était créée, et cette volonté était libre.
Nous avons mis en elle notre Volonté,
- la déposant comme dans une banque pour en retirer des intérêts d’Amour, de Gloire et d’Adoration.
Oh !
- que nous débordions d’Amour,
- que nous tremblions de Joie en créant cette volonté libre pour l’entendre dire : « je Vous aime » !
Et lorsque l’homme, comblé de notre Amour, prononça ce premier « je Vous aime », combien grande fut notre satisfaction.
Car c’était comme
- s’il Nous rendait les intérêts de tous les biens que nous avions placés en lui.
Cette volonté libre que Nous avions créée était l’endroit
- où Nous avions déposé le capital d’une Volonté Divine Nous étions satisfaits de recevoir ce petit intérêt
- sans jamais penser à reprendre notre capital.
C’est pourquoi la douleur de la chute de l’homme a été grande. Car il Nous rendait le capital pour ne pas avoir à Nous verser ce petit intérêt.
Sa banque s’est retrouvée vide. Comme son ennemi avait conclu un marché avec lui, il la remplit de passions et de misères,
- et le pauvre homme se retrouva en faillite.
Or, ma fille, l’acte de la création de l’homme
- fut un acte solennel qui Nous donna la plus grande satisfaction.
C’est toi que Nous appelons afin de répéter la solennité de cet Acte
- en plaçant dans ta volonté le grand capital de notre Volonté.
Et en faisant cela,
- Nous sommes débordants d’Amour et
- Nous sommes tremblants de Joie. Car nous voyons ainsi la réalisation de notre dessein.
Assurément,
- tu ne Nous refuseras pas ce maigre intérêt et
- tu ne rejetteras pas notre capital, n’est-ce pas ?
Chaque jour, Je viendrai relever mon état de compte :
- Je t’appellerai dans ce premier Acte où Nous avons créé cette volonté libre pour que tu me verses l’intérêt. Et Moi, Je verrai si Je peux ajouter quelque chose à mon Capital.
Mon esprit était perdu dans le Divin Fiat, et je me disais : « Oh ! comme j’aimerais vivre
- ce premier Acte de Création, cette effusion d’Amour divin et intense déversé sur la première créature lorsqu’elle fut créée !
Je voudrais recevoir ce Souffle tout-puissant afin de pouvoir rendre à mon Créateur
-
tout cet Amour et
-
toute cette Gloire qu’Il devait recevoir de la créature. »
Et mon Jésus, me serrant contre lui, me dit :
Ma fille, c’est précisément pour cela que Je viens si souvent te rendre visite, au point que cela puisse paraître inhabituel. Car Je ne l’ai encore fait pour personne d’autre. Tout est dans le but de réordonner le premier Acte par lequel J’ai créé la créature.
Je reviens donc et Je reste avec toi comme un père aimant agirait avec sa fille. Combien de fois n’ai-Je pas soufflé en toi jusqu’au point où tu ne pouvais plus contenir mon Souffle tout-puissant ?
J’ai déversé en toi mon Amour réprimé au point de remplir ton âme à ras bord.
Tout cela n’était rien d’autre que le renouvellement de l’Acte solennel de Création. Je voulais éprouver à nouveau cette grande satisfaction de la création de l’homme.
C’est pourquoi Je viens vers toi
- non seulement pour la ressentir,
- mais aussi pour rétablir l’Ordre, l’Harmonie et l’Amour entre le Créateur et la créature comme à l’instant où elle fut créée
Au commencement de la Création de l’homme, il n’y avait pas de distance entre lui et Moi. Tout Nous était commun. Dès qu’il m’appelait, J’étais présent. Je l’aimais comme un fils et J’étais attiré vers lui. Je ne pouvais rien faire de moins que d’être très souvent près de lui.
Je renouvelle en toi le commencement de la Création. Par conséquent, sois attentive à recevoir un tel Bien.