Mon pauvre esprit parcourait les nombreuses Connaissances sur le Vouloir suprême. Je me disais : « Pourquoi Jésus est-il si intéressé à faire connaître sa Volonté Divine et à ce qu’Elle règne parmi les créatures ? »

Je disais cela lorsque mon toujours aimable Jésus sortit de mon intérieur. Il me dit : Ma fille, veux-tu savoir pourquoi Je tiens tellement

  • à faire connaître ma Volonté et
  • à ce qu’Elle règne parmi les créatures ?

C’est le seul moyen de pouvoir refaire la créature et de Nous permettre

  • Moi, de donner, et
  • elle, de recevoir.

Tant que ma Volonté ne retournera pas triomphante et dominatrice

  • au sein des créatures, Je ne serai pas capable de donner ce que Je veux.

Elles n’auront pas la capacité, l’espace

  • pour être capables de recevoir ce que Je peux et veux donner.

En fait, seule ma Volonté a cette vertu, ce Pouvoir

  • qu’en établissant l’ordre et l’équilibre entre le Créateur et la créature, Elle ouvre entre elles toutes les voies de communication :

Elle a sa Voie royale pour pouvoir

  • envoyer ses Dons sans danger,
  • descendre quand Elle veut, et
  • apporter, personnellement, ses plus grands Biens à la créature.

La créature, qui possède cette même Voie, peut Le recevoir, ou monter afin de prendre elle-même ce que son Seigneur veut lui donner.

Si riche et puissant que puisse être un roi,

  • s’il ne trouve personne à qui donner, il n’aura jamais le contentement, la satisfaction de pouvoir donner. Ses richesses resteront oisives, isolées, abandonnées. Il vivra peut-être noyé dans ses propres richesses, mais il n’aura jamais le contentement, le bonheur de donner et de faire profiter les autres de ses biens, parce qu’il ne trouve personne à qui les donner.

Ce roi sera un roi isolé, abandonné, sans cortège Il n’y aura personne pour lui sourire, lui dire un ‘Merci’.

Il ne sera jamais à la fête. Parce que la fête c’est de donner et de recevoir. Ainsi, avec toutes ses richesses, ce roi aura dans le cœur un clou, l’abandon, la monotonie. Il sera riche, mais sans gloire, sans héroïsme, sans nom. Quelle douleur pour ce roi, avec toutes ses richesses !

Or, ma fille, la raison pour laquelle Nous avons fait la Création et créé l’homme était de pouvoir donner nos richesses, afin que la Gloire éternelle de nos Œuvres puisse s’unir à la Gloire interne et au Bonheur immense que Nous possédons.

Aussi, comme la créature n’est pas dans notre Volonté, Nous la sentons loin de Nous. Personne ne nous entoure pour Nous dire ‘Merci’,

  • personne pour nous sourire avec délice pour nos œuvres. Tout est isolement .

Nous sommes entourés d’immenses richesses. Mais parce que nos créatures sont loin de Nous,

  • Nous n’avons personne à qui les donner
  • Nous n’avons personne pour admirer nos œuvres et pour en jouir. Nous sommes heureux, mais en raison de Nous-mêmes Et personne ne pourrait le moindrement troubler notre Bonheur.

Mais nous sommes forcés de voir le malheur des créatures parce que,

  • sans être unies à Nous, elles ne peuvent rien prendre et Nous ne pouvons rien leur donner. La volonté humaine a formé les barrières et condamné les portes de communication. Donner est libéralité, héroïsme, amour. Recevoir est grâce.

La créature, en faisant sa propre volonté, entrave notre libéralité, notre héroïsme, notre Amour. Et si quelque chose est donné, c’est toujours de façon restreinte et à force de pressions, d’intrigues.

Car lorsque l’Ordre est absent entre les créatures et Nous, les choses ne marchent pas librement. Nous ne sommes pas capables de souffrir Notre Être est intouchable par tous les maux. Mais si nous étions capables de souffrance,

  • la créature empoisonnerait notre existence.

C’est là toute la raison de notre intérêt

  • à vouloir faire connaître notre Volonté et
  • à La faire régner parmi les créatures :

Nous voulons donner. Nous voulons les voir heureuses de notre propre Bonheur. Seule notre Volonté peut faire tout cela : réaliser le dessein de la Création et Nous laisser mettre nos biens en commun.

Ô Volonté de Dieu, combien admirable, puissante et désirable tu es. Oh, je T’en prie, avec ton Empire, fais notre conquête, fais-Toi connaître et que tous s’abandonnent à Toi. Deo gratias.