Mon esprit baignait dans le Soleil du Vouloir éternel.

Mon Jésus bien-aimé me dit : Ma fille, l’affront que commet une créature en ne faisant pas ma Volonté est grand.

Ma Volonté est plus que la lumière solaire. Elle envahit tous et toutes choses. Et personne ne peut échapper à sa Lumière infinie !

En faisant sa propre volonté, la créature veut couper cette Lumière et former en elle son obscurité.

Mais ma Volonté s’élève et poursuit sa course de Lumière

  • en laissant la créature dans les ténèbres de sa volonté.

Si quelqu’un couperait la lumière du soleil et se formait en lui une longue nuit, ne dirait-on pas qu’il est fou et qu’il commet un grand mal ?

Pauvre malheureux,

  • il mourrait de froid, ne recevant plus la chaleur et la lumière du soleil.
  • Il mourrait d’ennui, incapable d’agir parce qu’il lui manquerait le bienfait de la lumière.
  • Il mourrait de faim, n’ayant ni lumière ni chaleur pour cultiver et féconder son petit champ recouvert par l’obscurité de sa volonté.

On dirait de lui : ‘Il aurait mieux valu qu’un être aussi malheureux ne fût jamais né !’

Tout cela se produit dans l’âme qui fait sa volonté. Par conséquent :

le mal le plus déplorable est de ne pas faire ma Volonté.

Car lorsqu’on enlève ma Volonté,

  • l’âme meurt de froideur pour tous les biens célestes
  • elle meurt d’ennui, de fatigue, de faiblesse, parce que ma Volonté est absente. Et c’est Elle qui fait la Joie, la Force et la Vie de l’Opération divine.

L’âme meurt de faim, parce que

  • la lumière est absente
  • qui vient féconder le petit champ qui forme la nourriture dont elle doit vivre.

Les créatures pensent que ne pas faire ma Volonté n’est pas un grand mal.

Il renferme tous les maux ensemble !

Après quoi Il ajouta : Ma fille, chaque bien, pour être un Bien, doit avoir son origine en Dieu.

Par conséquent,

  • l’amour, le fait lui-même de faire le bien,

  • la souffrance,

  • l’héroïsme des créatures qui se lancent tête première pour accomplir quelque chose,

  • l’étude des sciences, sacrées et profanes

en somme, tout ce qui n’a pas son origine en Dieu, enfle la créature, la vide de la grâce.

Et tous ces biens qui n’ont pas leur origine en Dieu

  • ne commencent qu’avec une origine humaine et
  • sont comme des œuvres balayées par un grand vent qui, avec sa puissance, réduit en un tas de poussières les cités, les villas, les somptueuses résidences.

Combien de fois un vent puissant ne détruit-il pas les plus belles œuvres d’art et d’ingéniosité,

  • se riant, avec sa furie, de ses œuvres si vantées et admirées !

Combien de fois le vent puissant

  • de l’amour-propre,
  • de la gloire personnelle, n’abat-il pas les plus belles œuvres ? Je sens la nausée que Me donne ce bien lui-même !

Il n’y a par conséquent pas de remède

  • qui soit plus efficace, plus approprié et
  • qui soit plus guérissant
  • qui bloque la furie de ces vents dans l’âme, que la Puissance de la Lumière de ma Volonté et l’éclipse qu’Elle forme.

Chaque fois que

  • cette Puissance, cette Eclipse formée par la Lumière Divine est présente, ces vents sont empêchés de souffler et la créature vit sous l’influence vitale d’une Volonté Divine, de telle sorte que le sceau du Fiat peut être vu
  • en tous ses actes, petits et grands.

Sa devise est donc : ‘ Dieu le veut, je le veux. Si Dieu ne le veut pas, moi non plus.’

De plus, ma Volonté maintient un équilibre parfait dans la Création. Elle maintient l’équilibre

  • de l’Amour, de la Bonté, de la Miséricorde,
  • du Courage, de la Puissance et même de la Justice.

Par conséquent, lorsque tu entends parler de châtiments et de troubles, ce n’est que l’effet de ma Volonté équilibrée.

Malgré son Amour des créatures, Elle n’est pas sujette au déséquilibre. Elle serait sinon défectueuse et faible si elle perdait son équilibre.

Tout l’Ordre et la Sainteté de ma Volonté est en cela :

son équilibre parfait – toujours le même, sans jamais changer.

Ma fille, première-née de ma Volonté, écoute quelque chose de beau sur mon Fiat suprême.

Ma Volonté se bilocalise et transfert son équilibre parfait dans l’âme

  • qui vit en Elle et
  • La laisse régner pour y former son Royaume.

Ainsi, l’âme se sent équilibrée en Amour, en Bonté, en Miséricorde, en Courage, en Puissance et en Justice.

La Création est extrêmement vaste. Mon Vouloir y exerce son Acte distinct d’équilibre en chaque chose. L’âme possède cet équilibre. Ainsi ma Volonté l’élève et l’étend au point de trouver dans tous ses actes l’équilibre des uns et des autres en les unifiant pour les rendre inséparables.

Ainsi, la créature se trouve elle-même dans le soleil, pour faire les actes équilibrés que ma Volonté accomplit en lui. Elle se trouve

  • dans la mer,
  • dans le ciel,
  • dans la petite fleur qui fleurit, pour y apporter sa fragrance ;
  • dans le petit oiseau qui chante pour réjouir la Création tout entière avec l’équilibre de la Joie.

Elle se trouve dans la furie du vent, de l’eau, des tempêtes, pour l’équilibre de la Justice.

En somme, ma Volonté ne peut pas être sans cette créature. Elles sont inséparables et vivent ensemble.

Et crois-tu que ce soit peu de chose que l’âme puisse dire :

Je suis étendue jusque dans le Ciel afin de le préserver pour le bien de mes frères.

Je suis présente dans le Soleil

  • pour faire germer et féconder,
  • pour donner de la lumière et
  • pour préparer la nourriture pour toute l’humanité.’ et ainsi de suite pour tout le reste ?

Qui peut jamais dire : « - J’aime mon Dieu comme Il s’aime Lui-même,

  • j’aime tout le monde et
  • je fais tout le Bien que mon Créateur fait à toute la famille humaine’ ?

Celle-là seule qui reçoit l’équilibre de ce Divin Fiat et Lui permet de régner en elle.