Je me sentais oppressée sous le poids de la privation de mon doux Jésus. Oh ! comme je soupirais après la Patrie Céleste où

  • je ne le perdrai plus jamais de vue
  • je ne serai plus jamais sujette au dur martyre de me sentir mourir !

J’étais fatiguée et épuisée d’attendre lorsque ma douce vie, mon cher Dieu, mon doux Jésus, bougea en moi, mais, tout affligé, comme s’Il envoyait des châtiments sur la terre et que, pour ne pas me faire plus de peine, il ne voulait pas que je le sache.

Mais en Le voyant, j’ai compris les châtiments qu’Il envoyait. Et, en soupirant, Il me dit :

Ma fille, courage, laisse-Moi te manifester ce qui est nécessaire concernant le Royaume de ma Volonté afin que rien ne manque pour Le former dans la famille humaine. Alors, lorsque tout sera terminé, Je t’amènerai rapidement dans notre Patrie.

Crois-tu que tu verras le plein triomphe du Royaume du Fiat éternel avant de venir au Ciel ? C’est du Ciel que tu vas voir son plein triomphe.

Il en sera pour toi comme pour Moi avec le Royaume de Rédemption.

  • J’ai fait tout ce qu’il fallait.

  • J’ai établi la fondation,

  • J’ai donné les lois et les conseils nécessaires.

  • J’ai institué les Sacrements,

  • J’ai laissé les Évangiles comme norme de leur Vie,

  • J’ai enduré des souffrances inouïes jusqu’à la mort Mais lorsque J’étais sur terre, Je n’ai vu que très peu ou presque rien des fruits et de l’accomplissement de la Rédemption. Après avoir tout fait, et n’ayant plus rien d’autre à faire,

J’ai tout confié aux Apôtres

  • afin qu’ils puissent être les annonceurs du Royaume de Rédemption
  • et que les Fruits des œuvres que J’ai accomplies pour le Royaume de Rédemption puissent venir.

La même chose se passera pour le Royaume du Fiat suprême. Nous le ferons ensemble, ma fille.

J’unirai en Moi :

  • tes souffrances, tes longs sacrifices, tes incessantes prières pour que mon Royaume puisse venir bientôt,
  • et mes manifestations concernant ce Royaume pour en faire les fondations.

Je préparerai les fondations et lorsque tout sera accompli, Je le confierai à mes ministres afin que,

  • tels des seconds apôtres du Royaume de ma Volonté, ils puissent en être les annonciateurs.

Crois-tu que la venue du Père di Francia (de France),

  • qui témoigne tant d’intérêt et
  • qui a pris à cœur la publication de ce qui concerne ma Volonté, soit arrivée par hasard ? Non, non – Je l’ai Moi-même organisée.

C’est un acte providentiel de la Volonté Suprême qui le veut comme premier apôtre et programmateur du divin Fiat.

Comme il est le fondateur d’un ordre, il est plus facile pour lui de contacter

  • les évêques, les prêtres et les gens, et
  • également dans son propre institut, afin de proclamer le Royaume de ma Volonté.

C’est pourquoi Je l’aide tellement et que Je lui donne une lumière spéciale.

Parce que pour comprendre ma Volonté, il faut de grandes grâces,

  • pas de petites lumières, mais un soleil pour comprendre une Volonté divine, sainte et éternelle,

de même qu’une grande disposition

  • de la part de celui à qui est confié cette charge.

C’est Moi également qui ai organisé la venue quotidienne du prêtre afin

  • de pouvoir trouver rapidement les premiers apôtres du Fiat de mon Royaume,
  • qu’ils puissent proclamer ce qui concerne ma Volonté éternelle.

Par conséquent, laisse-Moi terminer afin que, lorsque J’aurai fini, Je puisse tout confier aux nouveaux apôtres de ma Volonté. Tu pourras venir au ciel, et voir de là-haut

  • les fruits du Royaume tant attendu du Fiat éternel.

Je continuais alors de faire mes actes habituels dans le Vouloir Suprême. Je me disais : « Mon pauvre esprit parcourt la mer, le soleil, les cieux afin de suivre partout les Actes que son adorable Volonté a accomplis dans la Création. Mais après avoir terminé, je me retrouve en bas, dans mon dur exil. Oh ! comme je voudrais au moins pouvoir rester dans l’azur et remplir l’office d’une étoile pour mon Créateur.

Même au risque de me perdre au milieu des étoiles, étant ni belle, ni lumière, les étoiles me rejetteraient alors et me précipiteraient en bas – dans mon long exil. Je pensais à cela. Mon doux Jésus bougea en moi et Il me dit :

Ma fille, celle qui vit dans ma Volonté, vit dans l’unité de son Créateur qui garde en Lui-même, en tenant dans son Unité, la Création tout entière. Il garde aussi dans son Unité l’âme qui vit dans le Fiat éternel.

Et cette Unité apporte à l’âme

  • les reflets de son Créateur,
  • son unité avec toute la Création, de sorte que l’image vivante de Celui qui l’a créée peut se voir dans l’âme.

Et en manifestant son unité avec toutes choses, il conserve cette âme dans les reflets de toutes les choses qu’Il a créées.

Ces reflets forment la mer, le soleil, le ciel , les étoiles et toutes les variétés enchanteresses de la nature au tréfonds de l’âme. Ainsi, l’âme qui vit dans ma Volonté, placée dans le ciel azur serait

  • l’ornement le plus magnifique de la voûte céleste.

Et émerveillant le ciel et la terre, elle aurait

  • son Créateur rien qu’à elle,
  • un ciel, un soleil, une mer rien qu’à elle
  • ainsi que la terre fleurie,
  • la douceur du chant des oiseaux, porteur de la joie et de la musique harmonieuse de leur Créateur, Car il y a une note divine dans chaque chose créée.

C’est pourquoi, au lieu de te précipiter en bas, les étoiles seraient ravies de t’avoir avec elles.

Car, parmi les innombrables prodiges que contient ma Volonté, Elle a le pouvoir de

  • peindre toutes nos œuvres dans l’âme et
  • de concentrer en elle ses propres Actes.

Ma Volonté n’est satisfaite

  • que si Elle voit sa Beauté dans l’âme et
  • qu’Elle y trouve son écho, sa joie et son être tout entier, Soi-même.