Je continuais de m’unir aux actes que Jésus avait accomplis dans la Rédemption. Mon toujours aimable Jésus me dit :
Ma fille, vois comment
- tous les actes que J’ai faits en rédimant l’homme, et
- même les miracles que J’ai accomplis durant ma Vie publique, n’avaient d’autre but que
- de ramener le Royaume du Fiat Suprême parmi les créatures.
Ce faisant, Je demandais au Père céleste
- de Le faire connaître et
- de Le restaurer dans les générations humaines.
Si Je rendais la vue aux aveugles, mon Acte premier était de chasser l’obscurité de la volonté humaine,
- cause première de la cécité de l’âme et du corps, afin que la Lumière de ma Volonté
- puisse illuminer les âmes de tous les aveugles
- pour qu’ils puissent voir ma Volonté et L’aimer,
- et que leur corps puisse également ne pas perdre la vue.
Si Je rendais l’ouïe aux sourds, Je demandais premièrement au Père
- qu’ils puissent acquérir l’ouïe pour entendre les voix, les connaissances, les prodiges de ma Volonté Divine et
- qu’ils puissent entrer dans leur cœur pour les dominer, et
- qu’il n’y ait plus de sourds dans le monde – dans l’âme ou dans le corps.
Dans les morts que j’ai ressuscités, Je demandais
-
que l’âme puisse renaître dans ma Volonté éternelle –
-
même ceux qui étaient putréfiés et rendus comme des cadavres par la volonté humaine.
Et quand J’ai pris des cordes pour chasser les profanateurs du temple, c’est la volonté humaine que Je chassais
- pour que ma Volonté puisse entrer, régner et dominer, et
- pour qu’ils puissent être véritablement riches dans leur âme et ne plus jamais sujets à la pauvreté naturelle.
Et même lorsque, triomphant, J’entrais à Jérusalem parmi le triomphe des foules, entouré d’honneur et de gloire, c’était le triomphe de ma Volonté que J’établissais dans le peuple.
Il n’y a pas un seul acte accompli sur terre dans lequel Je ne plaçais ma Volonté comme Acte premier
- à être établi à nouveau parmi les créatures, Parce que c’est à cela que Je tenais le plus.
Sinon, si en tout ce que J’ai fait et souffert Je n’avais pas le Royaume du Fiat Suprême comme Acte premier à être restauré parmi les créatures
- ma venue sur la terre aurait amené aux générations la moitié d’un bien , non pas un bien complet,
- et la Gloire de mon Père céleste n’aurait pas été complètement réintégrée par Moi.
En fait, comme ma Volonté est
- à l’origine de chaque bien et
- la seule raison de la Création et de la Rédemption. Elle est par conséquent l’accomplissement ultime de toutes mes Œuvres.
Sans Elle,-nos plus belles œuvres restent dans un cadre et inachevé, parce que ma Volonté seule est
- la couronne de nos Œuvres et
- le sceau que notre Œuvre est accomplie.
Par conséquent, pour l’honneur et la gloire de l’Œuvre même de la Rédemption, Elle devait avoir, comme Acte premier le dessein du Royaume de ma Volonté.
Après quoi je commençais ma ronde dans la Volonté Divine . En entrant dans l’Éden terrestre où Adam avait fait le premier acte de retrait de sa volonté de la Volonté Divine , je dis à mon doux Jésus :
« Mon Amour, je veux annihiler ma volonté dans la Tienne
- pour qu’elle ne puisse jamais avoir de vie et
- que ta Volonté puisse avoir la vie en toute chose et à jamais, afin
- de réparer le premier acte d’Adam et
- de rendre toute la Gloire à ton Vouloir suprême comme si Adam ne s’en était jamais retiré.
Oh ! combien je veux lui rendre l’honneur
- qu’il a perdu en faisant sa propre volonté et en rejetant la Vôtre !
Et je veux faire cet acte autant de fois que toutes les créatures
- ont fait leur propre volonté , cause de tous les maux, et
- ont rejeté la Vôtre, origine et source de tous les biens.
Je prie par conséquent que le Royaume du Fiat Suprême puisse venir bientôt afin que
- tous, depuis Adam jusqu’à toutes les créatures qui ont fait leur propre volonté, puissent recevoir l’honneur et la gloire qu’elles ont perdus et
- votre Volonté puisse recevoir le triomphe, la gloire et son accomplissement. »
Je disais cela lorsque mon très grand Bien, Jésus, ému et touché, rendit présent devant moi mon premier père Adam et lui laissa dire lui-même, avec beaucoup d’amour : «
Bienheureuse fille, finalement, mon Seigneur Dieu, après tant de siècles,
- a donné la lumière du jour à celle qui devait penser à me rendre l’honneur et la gloire que j’avais perdus,
- hélas, en faisant ma volonté.
Combien je sens mon bonheur redoublé. Jusqu’à présent, personne n’avait pensé à me rendre cet honneur perdu.
Je remercie donc profondément Dieu de t’avoir donné le jour Je te remercie, toi, ma très chère fille, de prendre l’engagement
- de rendre à Dieu la gloire comme si sa Volonté n’avait jamais été offensée par moi, et
- de rendre à moi le grand honneur que le Royaume du Fiat Suprême soit établi de nouveau parmi les générations humaines.
Il est juste que je te donne la place qui m’avait été destinée comme première créature sortie des mains de notre Créateur. »
Après quoi, mon aimable Jésus, me serrant contre Lui me dit :
Ma fille,
- non seulement Adam,
- mais le ciel tout entier attend tes actes dans ma Volonté afin de recevoir l’honneur que la volonté humaine leur a enlevé.
Tu dois savoir que J’ai placé en toi plus de grâces que Je n’en ai mis en Adam afin que
- ma Volonté puisse te posséder et te dominer avec triomphe et
- que la tienne puisse se sentir honorée de ne jamais avoir vie et de céder la place à ma Volonté.
Je n’avais pas placé en Adam mon Humanité
- pour lui donner secours et force, et
- comme cortège de ma Volonté, parce que je ne L’avais pas encore.
Mais J’ai placé mon Humanité en toi
- pour te procurer tout le secours nécessaire afin que ta volonté puisse rester à sa place et la Mienne puisse
- régner et,
- avec toi, suivre tes rondes dans mon éternel Vouloir afin d’établir son Royaume.
En entendant cela, surprise, je Lui dis : « Mon Jésus, que dis-Tu là ? Il me semble que Tu veux me tenter et Te moquer de moi. Comment est-il possible que Tu aies placé plus de grâces en moi qu’en Adam ?
Et Jésus répondit : Certainement, certainement, ma fille. Il fallait que ta volonté soit soutenue par une autre Humanité divine
- afin de ne pas chanceler, mais de rester ferme dans ma Volonté.
Aussi, Je ne me moque pas de toi, mais Je te dis cela pour que tu correspondes à Moi et sois attentive.