(1) J’étais accablée, presque sans vie, par l’absence de mon doux Jésus. La souffrance étant toujours renouvelée et aussi perçante, formait de nouvelles blessures faisant saigner de douleur ma pauvre âme. Pendant que je me trouvais dans le cauchemar de la douleur de sa privation, mon Jésus bien-aimé bougea en moi. Il me serra contre son cœur très saint et Il me dit :

(2) ” Ma fille,

  • notre fille, la fille de la Mère Céleste, la fille des anges et des saints,
  • la fille du Soleil, des étoiles, de la mer, enfin tu es la fille de tous.

Ils sont tous tes pères et tu es la fille de tous. Tu vois combien est étendue ta paternité et longue ta filiation !

Au lieu d’être accablée tu devrais te réjouir en pensant

  • qu’ils sont tous des pères pour toi et tu es leur fille à tous.

Uniquement celle qui vit dans ma Volonté a le droit

  • à d’aussi innombrables paternités et
  • à une aussi longue filiation, d’être aimée par tous d’un amour paternel.

Cela est dû au fait que tous reconnaissent en toi leur propre fille.

Les choses créées

  • étant toutes investies par ma Volonté, où Elle règne triomphante et dominatrice, elles voient en toi la même Volonté qui les habite
  • elles te considèrent la fille de leur viscères. Les liens qui vous unissent dépassent de loin les liens naturels entre père et fille.

Veux-tu savoir qui n’est pas un père pour toi ?

Ceux qui ne font pas régner ma Volonté en eux n’ont aucun droit sur toi. De même que tu n’as aucun devoir envers eux,

  • comme pour des choses ne t’appartenant pas.

Mais sais-tu ce que signifie posséder une aussi grande paternité et une aussi longue filiation ?

Cela signifie être liée, par des liens de Justice,

  • à toutes les richesses, gloire, honneur,
  • privilèges possédés par une aussi large paternité.

Donc, étant ma fille,

  • ton Jésus te fait cadeau de tous les biens de la Rédemption. En tant que notre fille,
  • tu restes dotée de tous les biens de la Sacro-Sainte Trinité ;

En tant que fille de la Reine Souveraine , tu hérites

  • de ses douleurs, ses œuvres, son amour et tous ses mérites maternels.

En tant que fille des anges et des saints, Ils se mettent en compétition pour t’offrir leurs biens. Telle la fille

  • du ciel, des étoiles, du Soleil,
  • de la mer et de toutes les choses créées, Ils se sentent honorés ayant enfin la fille héritière.

Ma propre Volonté régnant en elles, de sa Lumière interminable, Elle forme l’écriture de l’entière Création,

  • ressentant tous la joie de pouvoir léguer leur héritage.

Car, en donnant, Ils ne se sentent plus stériles, mais féconds. Et la fécondité apporte

  • la joie, la compagnie, l’harmonie,
  • la gloire, la répétition de la Vie-même.

Combien de pères et de mères sont malheureux,- bien que riches-, parce qu’Ils n’ont pas d’enfants ?

Puisque la stérilité apporte, de par elle-même,

  • l’isolement, la tristesse, le manque d’appui et de bonheur. Et s’Ils donnent l’impression d’être heureux,
  • Ils ont dans leur cœur l’épine de la stérilité qui ternit leurs plaisirs.

Tes multiples paternités et ta longue filiation sont source de joie pour tous, et encore davantage pour ma Volonté . Celle-ci, se bi-localise et règne en toi. Elle te constitue fille de toutes les choses créées par Elle.

Ainsi, se sentant tous soutenus par toi,

  • Ils sont contents de pouvoir donner ce qu’Ils ont.

Ton oppression n’est donc pas justifiée étant au milieu d’autant

  • de biens, de bonheur,
  • et de tous ceux qui te protègent, te défendent et t’aiment comme leur vraie fille.”

(3) Je me suis ensuite abandonnée dans les bras de Jésus et dans le courant de la Volonté Divineen faisant mes actes habituels. Jésus, revenant, me dit :

(4)” Ma fille, ma Volonté

  • conserve l’âme dans son origine et dans son principe qui est Dieu,
  • maintient intègre l’image divine au fond d’elle, renfermée dans l’intellect, la mémoire et la volonté.

Tant que l’âme laisse régner ma Volonté en elle,

  • tout est lié,
  • tout est en rapport entre le Créateur et la créature, encore mieux,
  • elle vit en se reflétant dans la Suprême Majesté,
  • notre ressemblance croissant en elle

Et c’est ce qui fait dire qu’elle est notre fille.

Tandis que la volonté humaine

  • fait méconnaître son origine,
  • la fait tomber de son principe,
  • l’intellect, la mémoire, la volonté restent dans le noir, l’image divine
  • est déformée et méconnaissable,
  • coupe tous les liens et rapports divins.

La volonté humaine fait vivre l’âme aux reflets de toutes les passions. De ce fait, elle devient laide et fille de l’ennemi infernal

  • qui essaie de sculpter sa mauvaise image.

Sa propre volonté n’est que source de malheur,

  • dévastant tous les biens et ne produisant que le mal.”

(5) Mon béni Jésus me sortit, alors, de mon corps. Il me montra à quel point son Image, dans les créatures, s’était déformée, si méconnaissable et laide à en faire peur.

La Sainteté du regard de Jésus avait horreur de les regarder. Mais la compassion de son cœur si saint le poussait à avoir pitié des œuvres de ses mains, déformées, si laides par leur faute.

Au moment où Jésus était au plus haut de son désespoir

  • en voyant son Image ainsi transformée,
  • les offenses reçues furent telles que, ne pouvant en supporter davantage, Il passa de son état de bonté à l’état de justicier,
  • menaçant des punitions, des tremblements de terre.

L’eau et le feu furent dirigés vers des peuples pour détruire aussi bien les hommes que les villes. L’ayant supplié d’épargner les peuples, Jésus, me ramenant dans mon corps et Il me fit part de ses Peines.