(1) Après avoir longuement attendu et soupiré la venue de Jésus, je pensais : “Qu’est-ce que je vais faire si Celui qui forme ma vie me laisse seule et abandonnée ! Pourrais-je vivre ?
Si je vis, je comprends maintenant que l’on ne meurt pas de ses peines. Si c’était le cas, après avoir autant été privée de Lui je serai déjà morte.
Tout au plus elles provoquent la sensation de la mort mais elles ne la donnent pas, ce sera vivre comme maintenue sous une presse, écrasée. Car le pouvoir de la mort n’est détenu que par la Volonté Suprême.”
Au même moment où je me posais toutes ces questions, mon adorable Jésus bougea en moi et je le vis tenir entre ses mains une petite chaîne en or, s’amusant à la faire passer de Lui à moi nous liant ensemble.
Et avec tout son Amour et sa Bonté paternels, s’amusant à la faire passer de Lui à moi nous liant ensemble, et avec tout son Amour et sa Bonté paternels, Il me dit ::
(2) ” Ma fille, pourquoi as-tu peur que Je te quitte ? Je ne peux pas tolérer cette crainte.
Tu dois savoir que
- les conditions dans lesquelles Je t’ai mise,
- la Mer de ma Volonté qui coule à l’intérieur et à l’extérieur de toi, dans laquelle tu t’es exhibée volontairement, sans être forcée, ont tellement repoussé les limites que, ni toi, ni Moi ne pourrions trouver l’issue.
Si tu veux Me quitter, tu n’en trouveras pas le chemin et, pour autant que tu tournes, ce sera toujours à l’intérieur des limites interminables de ma Volonté. Du fait, en plus, que tes actes en Elle, t’ont fermé toutes les issues.
Je ne pourrais pas te quitter, non plus, même si Je le voulais. Car Je ne saurais pas par où passer pour sortir des limites de ma Volonté, étant partout. Et, où que J’aille, Je Me retrouverais toujours avec toi.
J’agis avec toi tel une personne qui possède une grande demeure. Aimant quelqu’un d’inférieur à elle, d’un commun accord, la première la garde. Et l’autre s’en va. La maison étant grande, elle s’étend et tourne dans son habitation. La deuxième, la perdant de vue s’en plaint, mais, à tort. Car, si la maison lui appartient, peut-elle l’abandonner ?
On n’abandonne pas les choses qui nous appartiennent. Donc, ou elle reviendra aussitôt chez elle, ou alors elle est dans un des appartements de sa grande demeure.
Si Je t’ai donné ma Volonté en tant qu’habitation, comment puis-Je te laisser et Me séparer d’Elle ?
Malgré ma Puissance, là-dessus Je suis impuissant puisqu’inséparable de ma Volonté. Ce qui fait que, m’étendant dans mes limites, tu me perds de vue, mais Je ne te quitte pas pour autant. Et, en te promenant dans mes limites, tu m’y trouveras.
Alors, au lieu de t’inquiéter, attends-Moi Et au moment où tu t’y attendras le moins, tu me retrouveras tout serré contre toi.”
(3) Pendant que je continuais mes actes habituels dans la Volonté Suprême, je vis, dans mon esprit,
- tout l’ordre que l’on doit avoir dans la Volonté Divine
- ce qu’Il faut faire et
- jusqu’où on peut aller, enfin,
- tout ce que Jésus m’apprit.
Et je pensais : ” Comment les créatures pourront-elles faire tout cela ? Si moi, puisant à la source, je n’arrive
- ni à tout faire, laissant derrière moi beaucoup de choses,
- ni à atteindre la hauteur dont parle Jésus. Qu’en sera-t-Il de ceux qui puiseront à ma petite fontaine ?”
Alors Jésus, bougeant en moi, me dit : (4)” Ma fille, tu ne te sers pas, ni ne profites de tout ce qui se trouve dans la Création. Il y a aussi des choses que tu ne connais pas. Mais si elles ne te sont pas utiles à toi, elles servent aux autres. Si tu n’en jouis pas, ni les connais, d’autres en jouiront et les connaîtront.
Et même si les créatures ne prennent pas tout, elles servent toutes
- à ma grande gloire et
- à faire connaître ma Puissance, ma Majesté, mon grand Amour et la Multiplicité des nombreuses choses créées, montrant
- ma Sagesse,
- la valeur de l’Artisan Divin, si habile, qu’Il n’y a rien qu’Il ne puisse faire.
Or, si beaucoup de choses sortirent de la Création du monde
-
pour être utiles à la nature,
-
devant être le miroir dans lequel l’homme, s’y reflétant, devait reconnaître son Créateur.
Et toutes les choses créées doivent être autant de voies pour revenir au sein paternel dont Il sortit. Alors il est d’autant plus nécessaire d’éventer encore plus de choses du Règne de ma Volonté, afin qu’Elle devienne
- la Vie de l’âme et
- le Centre où Dieu doit avoir son trône.
La multiplicité des choses que Je t’ai donné à connaître, sert à montrer qu’il n’y a rien
- de plus important,
- de plus saint,
- de plus immense,
- de plus puissant,
- de plus bénéfique que la Volonté Divine . Et Elle possède peut donner plus de Vie qu’Elle le fait.
Toutes les autres choses, bien que bonnes et saintes, sont reléguées au second plan. Ma Volonté Divine a toujours la première place. Et, sans Elle, il ne peut y avoir de Vie.
Ainsi, les nombreuses connaissances concernant ma Volonté
- Lui serviront en tant que gloire et triomphe et
- seront, pour les créatures, autant de voies pour trouver la Vie et La recevoir.
Et sa Hauteur et son Immensité permettront aux créatures de ne jamais s’arrêter, les faisant sans cesse marcher pour L’atteindre, autant que possible. La multiplicité des connaissances serviront à la liberté de chacune, de prendre celles qu’elles veulent.
Car, chaque Connaissance contient la Vie. Et en déchirant le voile, elles trouveront à l’intérieur, en tant que Reine, la Vie de ma Volonté. Voilà pourquoi, selon ce qu’Ils prendront et feront,
- d’autant plus sa Vie grandira en eux.
Empresse-toi donc de manifester les valeurs, les richesses infinies qu’Elle possède,
afin
- que le Ciel de ma Volonté soit plus beau, attrayant et majestueux
- que le ciel de la Création pour que,
- ravis par sa beauté et les Biens qu’Elle contient, ils puissent tous soupirer de venir vivre dans le Règne de ma Volonté.”